Samedi 09 Septembre 2006

 

Aokas, une région au potentiel mal exploité

 

Aokas est une commune de Kabylie en Algérie. Elle est située sur le littoral dans la wilaya de Béjaïa, à l’Ouest du Cap Aokas entre Oued Tabelout et Oued Ourouazten, et au Sud par la route nationale 09. Sa superficie totale est de 61 Hectares.

 

Aokas, très opulente contrée du point de vue géographique et historique, diversité des sites naturels, grottes féeriques, mer et montagne qui se confrontent sans pour autant s'affronter. Une population jeune et relativement instruite et bien d'innombrables avantages qui militeraient que pour une embellie économique et culturelle. Pourtant, sur l'arène du concret, les avantages sus cités s'avèrent propices qu'aux revers de leur primordiale destiné. En effet, si l'on se penchait sur la situation économique de la région on comprend très vite la léthargie qui caractérise l'essentiel des secteurs. La première richesse est la population, sur ce plan Aokas est plutôt bien pourvue, elle est majoritairement jeune et fortement instruite, Elle constitue la cheville ouvrière de tout développement. Ironie du sort, cette jeunesse est un

 

 

fardeau, faute de poste d'emplois valables, la tendance est à la débrouille, travail saisonnier, commerce... L'ensemble de la population active se constitue de catégories de très restreinte diversité. On y trouve essentiellement des employés de la fonction publique et des commerçants. A défaut c'est des salariés qui travaillent en dehors de la daïra voire de la wilaya. En effet, pour les cadres et pour ceux qui n'ont pas choisi de s'éparpiller en diaspora, faute de postes de travail à la mesure de leur qualification, ont préféré quitter la région pour des conditions avantageuses et un lendemain plus ou moins garanti. A ne pas perdre de vue les conséquentes entrées de devise à travers la diaspora établie essentiellement en France. Les pensions de retraites et les allocations pour les veuves qui font vivre bon nombre de familles, comme l’ont mentionné, à juste titre, un honnête citoyen d'Aokas « Ces morts qui font vivre les vivants ». Cependant

 

 

 

l'utilisation de cette part de ressource laisse à désirer. Elle ne profite qu'au public directement concerné par leur caractère égocentrique et de snobisme ; construction de villas pharamineuses et achat de voitures de luxes. Aucune initiative de fructification de cette manne conséquente n'est à répertorier hormis quelques activités trop fragiles et sujettes aux aléas  conjoncturels tel le transport, généralement informel, ou de rudimentaires activités mercantiles qui ne sont nullement productives de richesse. L'entreprenariat ne semble captiver personne. Mais si le tissu industrielle n'est pas assez développé, voire inexistant, ceci doit être vu comme un avantage car, sans encadrement et sans mesures de protection de l'environnement, ceci mettrait en péril l'environnement qui est la source de la manne touristique. Sans doute la splendeur et l'adversité des sites naturels n'est pas des moindres qui, avec un aménagement approprié, fournirait une richesse sans pareille, du travail valable pour toute la population et des débouchés supplémentaires conséquents pour l'actuel tissu commercial. Au stade actuel, le dynamisme touristique est laissé à son sort. Une infime poignée d'hôtels d'une capacité d'ébergement largement en deçà de la demande et quelques camps de toile, qui n'ont de réelle rentabilité vu l'espace occupé et leur cycle de rotation, animent timidement l'activité touristique essentiellement estivale. Pour profiter amplement de ces caprices, qu'Aokas doit exclusivement à la providence, des mesures urgentes sont à engager et ce en répondant aux exigences du présent et surtout celles de l'avenir. Sans quoi le parcours ne restera qu'un cumul de retard.

 

 

Histoire d’Aokas
Cette Histoire tirée du livre de RAHMANI Slimane intitulé : « Notes ethnographiques
et sociologiques sur les Bni M’hamed du Cap Aokas et du Bni Amrous
Le douar d’Aokas a été créé par décret du 2 octobre 1869. Il a une superficie d 2.202 hectares et une population indigène de 2.245 habitants (Recensement de 1931). Son altitude moyenne est de 300 mètres. Sept fractions forment ce douar : Tabellout, Tixerrubine, Taremant, Aliwen, Mesbah, Aqqar, Ait aissa. Les Beni M’hamed sont d’origine berbère remontant à une époque très reculée. Les premiers occupants de cette tribu seraient les Ait Makhlouf établis un temps immémorial dans les bassins de l’Oued M’sbah, de l’Oued n Tbellout et sur une partie du territoire situé sur la rive droite de ce cours d’eau et comprises dans la tribu des Ait Ouaret ou Ali aujourd’hui rattachée à celle d’Aokas. Vers la fin du XVe siècle de l’ère chrétienne, au moment où les Maurs vaincus par les Espagnols repassèrent la mer et se répandirent dans le Nord de l’Afrique (1492) deux familles vinrent s’établir dans le pays sous la conduite de deux chefs riches et marabouts vénérés : M’hamed ou Said Ouled M’hamed ou Mâmmer (notre ancêtre) originaire de Sekiet el Hamra, au sud du Maroc.  Mes Beni M’hamed ont vécu constamment en guerre avec leurs voisins ; ils n’ont jamais payé d’impôts aux Turcs et ils ont toujours joui de l’indépendance qu’ils avaient su conquérir jusqu’à leur soumission, d’une façon définitive au général Rando, après un combat acharné de deux jours, livré au col de Tizi ou Sekka
(mai 1853).

 

 

La grotte féerique

 

On ne peut pas parler d’Aokas sans évoquer la grotte féerique, cette grotte est le symbole de tout un village. La grotte féerique pour Aokas c’est comme la tour Eifel pour paris, la statue de la liberté pour New York, le sanctuaire des martyres pour Alger…

 

On va essayer ici de parler un peu de l’histoire de cette merveille naturelle.

 

1963, une équipe d’ouvriers se félicitaient d’avoir percer  pratiquement la moitié d’un cap qui plonge sa tête dans les eaux tièdes du sud de la méditerranée. On est bien en Algérie, à 250 km à l’est d’Alger plus précisément à Aokas dans la wilaya de Bejaia. Bejaia le berceau des civilisations. Bougie au temps du métaphysicien Andalou "Ibn Arabi", le mathématicien italien "Leonardo Fibonacci", le philosophe catalan "Raymond Lulle",

 

 

 

 

l'historien "Ibn Khaldoun", Bejaia remonte aussi a l’époque Romaine ; C'est en 27 - 26 avant J.C que le romain Octave y fonda la Colonia Julia Augusta Saldensium Septimana Immunis , pour les vétérans de la Légion VII Augusta. La wilaya de Bejaia renferme de nombreux sites naturels et vestiges historiques, qui témoignent encore aujourd'hui des fastes de sa longue histoire.
Son tissu urbain est caractérisé par une continuité ininterrompue d'occupation depuis l'antiquité
. Bref, on est au Cap Aokas, à l’intérieur de ce cap dont la ville tire la moitié de l’appellation , Aokas, signifie en ce berbère ancestrale requin blanc. Encore un effort et les ouvriers de la société franco-italienne découvrent une poche d’air de la taille d’une chambre, une chambre
Merveilleusement décorée par des dépôts de calcaire plusieurs fois millénaire. Avant que ces spéléologues improvisés ne se rendent compte qu’ils seront obligés de faire passer cette route nationale sur leur découverte, un coin sombre de la chambre attire leur curiosité. On y dirige la lumière d’une torche, et celle-ci est aspirée dans un long prolongement. Un prolongement qui s’avers être une galerie de 65m qui donne en plein cœur de la montagne. Une galerie ornée du bout à l’autre par de mystérieuses formes qui brillent de mille feux parce que, cristalline est, la matière dont elles sont constituées.
La grotte féerique serait formée comme les autres grottes karstiques du littoral méditerranéen, autrefois hors de l'eau, se sont formées par creusement du calcaire à l'air libre durant les périodes glaciales de notre histoire.

 

La grotte féerique est un musée minéral de sculptures, œuvres d’un travail millénaire de l’eau.
L’entrée de la grotte féerique se trouve au milieu d’un tunnel qui abrite une route nationale, ce qui fait que la circulation y est intense et les gaz échappés mélangés à des quantités énormes de poussière sont aspirés par la bouche de la grotte par un système d’aération naturel du à la différence de pression. Ce qui fait que des couches noires se forment sur les roches. Cette pollution dévalorise, esthétiquement le décore divin de la grotte et interrompe la minéralisation , donc l’évolution naturelle des roches calcaires.
On dirait que cette grotte aspire ses gaz mortels pour mourir et ne plus offrir sa beauté aux Hommes qui la surexploitent et ne se soucient point de sont devenir.

 

 

 

Le château de la comtesse 

 


 

Aokas connue pour la montagne d’Imma Tadrart, d’une Élévation de 437 m, ses grottes féeriques et on oublie souvent d’évoquer  le château de la comtesse. Ce manoir (résidence) est construit sur un rempart, à l’entrée ouest de la commune d’Aokas. Il est situé à bord de la RN N° 9 reliant Bejaia à Setif (1,5 KM de la ville d’Aokas).

 

Ce chef-d’œuvre d’architecture est construit avec de la pierre  taillée, sa toiture est faite avec l’ardoise. Ce chef d’œuvre est d’une surface de 5 983 m2   est composé d’un édifice principale (une maison a deux étages), le rez-de-chaussée de 195 m2 : divisé en trois chambres, un hall de réception et  showroom. Selon ceux qui ont connu cette région, ce château a

 

été occupé par un certain Boucheron, pour la production et la commercialisation du vin. “Le château est construit, par un

 


 


 

 

 général de l’armée française surnommé Poison et il  n’avait pas d’héritiers dans les années 1890, plus exactement les travaux de construction de cette résidence débutèrent en 1870, et terminèrent 1890”.

 

Au début, le colon ne trouvait pas d’intérêt pour nommer son édifice, mais on raconte que ce général s’est marier avec une femme algérienne de la région de Bejaia, et une fois le château fut construit il voulait lui donner le nom de famille de sa femme. Elle refusa, Elle lui dit “tu t’es marié avec moi et pas avec ma famille”, et il décida de l’appeler le “château de la comtesse”.

 

Aujourd’hui, le château se déprécie de plus en plus, et est devenue des ruines. Ce magnifique manoir est devenu un endroit. Personne ne s’aventure pour le visiter ce qui la rendu le paradis des rats et d’autres animaux égarés. Ce prestigieux château est en constante déperdition.

 


 


 

publié par Hafit Zaouche dans: aokas

Image aléatoire

Recherche

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recommander

Portail de l'emploi 100% gratuit

Créer un blog sur dzblog.com - Contact - C.G.U. - Reporter un abus