SUR LE SENTIER DES OUADHIAS.
Suant sous un soleil accablant,
Une jeune femme remonte péniblement,
Rapportant un ballot de chiendent…
Le coopérant descend en sautillant,
Evitant tout regard compromettant.
Satisfait de son métier,
Enivré par la liberté,
Notre homme va se balader.
Taguemount est derrière lui.
Il devine quelques gourbis
Entre les figuiers de barbarie.
Rien, plus rien ne le soucie .
Des hommes, ici, ont jadis combattu ;
Et, pour Yamina, certains ont été pendus :
Signes probants de l’honneur de la tribu.
On a mis fin à ces conflits séculaires.
Un oued sert, dorénavant, de frontière !
A ses abords, la végétation est prospère :
Digitales, acacias, roseaux et fougères.
Hors de son lit, les grenadiers ont tout pour plaire :
Irrésistible ombrage et fruits qui désaltèrent…
Après avoir franchi le gué, la montée est régulière,
Sur l’étroit sentier qui mène à l’école des Pères.





