Jeudi 20 Juillet 2006

j'ai seulement trouver une légende qui ne correspond pas au gendarme (attention c'est long) !

En sillonant des sites Amazigh , je suis tombé sur ce descriptif plus que complet de la LEGENDE ANZAR qui a toujours cour en Kabylie et dans certaine contrée de la Berbèrie.


Anzar, donne-nous la pluie !

Les rites de l'eau trouvent leur origine dans la légende antique d'Anzar..... Ces rituels ont évolué dans leur état originel avec la venue de l'islam et ont été peu à peu substitué par un rite purement islamique qui s'appelle "El salat el Istiqa", "la prière de l'eau"... néanmoins certaines formes anciennes du rite d'Anzar perdurent encore aujourd'hui en Afrique du nord sous des variantes différentes selon les régions, notamment en kabylie, et ainsi pratiqué autrefois dans la casbah d'Alger (appellé "Bou&endja", "celui qui a la louche") pendant les année 50 & 60... Cette légende raconte qu'Anzar, le roi de la pluie, "agellid ageffur" désire épouser une jeune fille qui se refuse à lui. Il la menace d'assécher la rivière puis met cette menace à éxécution. La jeune fille cède à ce chantage et alors qu'elle s'est dénudée, il l'emporte dans un éclair, en rendant l'eau à la terre...Toute une symbolique cette légende.... "Anzar, Anzar, a Rebbi switt-id ar azar"...."Anzar, Anzar, Ô Dieu arrose la jusqu'à la racine"....ou encore...."Aman aman i uqlib, aghenja itsgririb"..."De l'eau de l'eau pour le dernier labour, que la cuillière la fasse tomber"...c'est en partie par ces paroles que l'on invoquait autrefois Dieu et le roi de la pluie, Anzar, lors de cerémonies où l'on demandait la pluie lorsqu'elle venait à manquer...

La légende d'Anzar

On raconte que jadis, à l'époque où les animaux parlaient et où les Dieux avaient une apparence humaine, Anzar, apparaissait après la pluie sous la forme d'un arc-en-ciel. Un jour après avoir immergé d'eau les villageois, il aperçut au loin, une belle jeune fille qui se baignait dans une petite rivière. Charmé et épris d'elle Anzar se jura de l'avoir comme compagne. En s'approchant d'elle, la jeune fille s'enfuit à toute allure, mais Anzar lui emboîta le pas, il la pria de bien vouloir le suivre dans le ciel, là où elle régnera avec lui, et partagera ses richesses et ses pouvoirs.
La jeune fille refusa son offre, elle préfére de loin la vie des mortelles, au faste des Dieux, ainsi offusqué Anzar se sentit indigné.
Furieux par son refus, Anzar, cria vengeance, ainsi le jour suivant, les villageois découvriront des rivières, des ruisseaux et des sources desséchées, le malheur était tombé, la mort était certaine, plus rien ne pouvait apaiser la colère d'Anzar.
Les villageois prièrent la jeune fille de céder aux envies d'Anzar afin d'apaiser sa colère et de le suivre dans son royaume. C'est ainsi que la jeune fille se sacrifia pour la survie des siens. Ainsi le roi de la pluie satisfait, la vie niormale reprit son cours. Telle est la légende d'Anzar, qu'on raconte jusqu'à maintenant.
Le rite d'Anzar
Par exemple voici les détails d'un rite d'obtention de la pluie effectuée dans la vallée du haut Sebaou chez les Ath Ziki dans les années 70 - tiré de H. Genevois - "Un rite d'obtention de la pluie"- Actes du deuxieme Congrés International d'Etude des Cultures de la Méditerrannée Occidentale
Le rite se présente comme une mise en scène de la légende d'Anzar. Une jeune fille joue le rôle de "tislit bb-wanzar" : toilette et parure dues à une mariée, cortége nuptiale. Elle tient en main "a&enja" une louche et la procession chante des invocations a Anzar, le roi de la pluie, tout en quétant de porte à porte. On recoit ainsi semoule, viande, graisse, oignons etc...Arrivé dans un sanctuaire, le cortège s'arrête et les femmes préparent un repas cérémonial avec ce qui a été rassemblé. Tous les accompagnateurs y prennent part. Puis la "qibla", la voyante guérisseuse du village, dénude la fiancée, l'enveloppe dans un filet à fourrage, puis lui fait faire sept fois le tour du sanctuaire tenant la louche en main de façon à avoir la tête de la louche en avant comme si elle demandait de l'eau, tout en répétant : "ay at aman awit-d aman, nefka tarwiht i i t yev&an" Ô gens de l'eau, donnez de l'eau, nous donnons la vie a qui la veut. Entres autres chants, la fiancée répéte une incantation qui commence par le vers suivant : "nekk d tmurt ttakniwin" "Moi et la terre sommes co-épouses".
Aprés qu'un certain nombre de chants aient été entonnés par les femmes, les jeunes filles se livrent au jeu de "zerzari", appelé ailleurs "lkura", la balle. Munies chacune d'un bâton, elles se dis****nt la balle afin de la faire tomber dans le trou dédié a la recevoir.
Lorsque les jeunes filles ont mis la balle dans le trou, elles chantent : "Agellid yersed ar lqa3a, tislit tsebbed terda" "le Roi est descendu vers le sol, la fiancée s'est soumise et a consenti"...
Nous pourrons constater et entendre en ces temps de secheresse, les femmes dirent : " Il ne manque plus que les louches et les cuillères que nous n'avons pas remplies d'eau ..." Peut etre subsiste-t-il dans l'inconscient de ses femmes des notions du rite d'Anzar sans le savoir ?


Dans mon village , j'y ai assiter une fois . les enfants avaient confectionné une sorte de pantin qui représentait une femme (tasslith n ansar ) , ils la promenaient dans le village en invocant la pluie et en s'arretant devant chaque porte pour recevoir des dons . La symbolique de ce rite est très clair , la femme symbolise la terre qui doit seduire le dieu anzar pour etre fécondée

publié par Amyr dans: aokas

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