C’est 91,8 % des femmes égyptiennes excisées et non pas 90 %.
Les statistiques, indiquent que :
91,8 % des Egyptiennes ont été excisées (source : Planning familial).
Plus de 1 million d’excision (3600 par jour - source : ministère de la Santé) sont exécutées chaque année.
85 % sont faites par des matrones et par des « barbiers chirurgiens ».
1 300 petites filles décèdent chaque année avant l’âge de dix ans à la suite d’une excision pratiquée hors de l’hôpital.
25 % des stérilités, 35 % des inflammations chroniques chez les femmes ont pour origine l’excision.
85 % des problèmes de l’appareil génital féminin seraient le résultat d’erreurs commises par les non-médecins (source : Association égyptienne des obstétriciens).
Le cheikh Youssef Al-Qaradhawi, l’un des dignitaires religieux les plus influents de l’islam sunnite, également guide spirituel des Frères musulmans, énonce une opinion un peu différente. Il se dit favorable à une excision partielle, ce qu’il considère comme une solution modérée, juste et raisonnable, bien adaptée à la réalité.
Al-Qaradhawi juge préférable de laisser les parents de la jeune fille aviser. Dans une fatwa, Al-Qaradhawi conseille : « Tous ceux qui considèrent que l’excision est le meilleur moyen de protéger leurs filles devraient l’appliquer (…) J’y suis favorable, surtout à notre époque. [Toutefois,] ceux qui ne procèdent pas [à l’excision de leurs filles] ne sont pas considérés comme des pécheurs, car il ne s’agit que d’accorder un mérite [supplémentaire] à la jeune fille, ainsi que l’établissent les savants de la religion et l’un des hadiths (…) » (Y. Al-Qaradhawi, Fatwas modernes, Beyrouth: Al-Maktab)
En Egypte, 03 camps s’affrontent autour de la question de l’excision :
les réformateurs – composés du gouvernement et de personnalités sociales – sont opposés à la pratique ;
les islamistes la soutiennent ;
diverses personnalités religieuses émettent des réserves.
Il en existe divers types, dont les extrêmes sont :
La moins grave (sunna), qui consiste à couper le sommet du clitoris.
La plus grave : l’infibulation, mutilation grossière où l’on élimine le clitoris, les petites et grandes lèvres, et une partie de l’ouverture du vagin, pour recoudre, à l’aide de fils rudimentaires (boyaux d’animaux, épines), en ménageant un orifice étroit.
_________________
« la révolution la plus profonde qu'un pays puisse connaître est celle de l'émancipation de la femme » (Andira Ghandi).
Samir REKIK
Commentaires
Pas de commentaire pour cet article
Trackbacks
Pas de trackback pour cet article
Adresse de trackback pour cet article :
http://admin.dzblog.com/trackback.php?Id=40945Ajouter un commentaire Créer un trackback




