Dimanche 20 Avril 2008

Bonsoir agma
Voila l'article+l'image promise pour la comémoration du 20 Avril, tu peux afficher ça sur la une du forum à partir de minuit , merci pour la participation du forum Aokas nous sommes très fiers de vous8)
Cool




En collaboration avec : Jskabylie.Org / Jsmbejaia.Com /Forum Matoub Lounès / Forum Aokas / lounes-le-kabylie.skyrock.com
Remerciements à tous les webmasters des sites concernés ayant participé à l'initiative.

Tout le monde s'en souvient, et s'en souviendra pour toujours. les événements de Kabylie étaient plus douloureux et plus meurtriers que n’importe quel autre soulèvement populaire de l’Algér ie post-indépendante : 126 jeunes assassinés par un corps de sécurité républicaine, les gendarmes en l’occurrence, durant la période de 2001/2003, des milliers de blessés et des centaines d’handicapés à vie.
Comme pour les événements de 1980, où l’Etat a anéanti toute forme d’entreprenariat privé en Grande Kabylie, la période de 2001/2004 a été aussi marquée par une inertie quasi totale de toutes les activités économiques, sociales, politiques et culturelles.

La répression sanglante des manifestants en Kabylie que ça soit en grande ou en petite durant trois ans(2001,2002 et 2003), a donné lieu à l’émergence d’une structure, dont le mode de fonctionnement est puisé du système ancestral de la gouvernance locale, les Archs en l’occurrence. Alors que l’essence du soulèvement a induit une mise en perspective les réalités sociales, économiques, culturelles et politiques de la région, l’apparition des acteurs, ayant formé la structure chargée de contenir la foule, a fini par remettre en cause l’efficacité et l’utilité des partis politiques, acquis pourtant au prix des sacrifices des enfants d’octobre 1988.

Le 18 avril 2001, Massinissa Guermah, un jeune lycéen, est tué d'une rafale d'arme automatique par les gendarmes dans les locaux de la Brigade de gendarmerie de Beni Douala en Grande Kabylie. Ce malheureux accident sera l'élément déclencheur des émeutes qui endeuilleront la kabyle. Cette région qui grondait déjà à l'approche de la célébration du printemps kabyle, coincidant avec le 20 du même mois, et qui est la seule contrée du pays à crier haut et fort le rejet d'un système policier rentier et corrompu, la malvie et l'injustice, en paiera le prix fort... le prix du sang.

De violentes émeutes ont lieu pour dénoncer, à juste titre d'ailleurs, les injustices et les abus d'autorité. De nombreux bâtiments officiels sont détruits par le feu ou pris d'assaut par les jeunes émeutiers. Ces manifestations sont durement réprimées pa r les forces de l'ordre, notamment la gendarmerie nationale, qui tirent à balles réelles sur les manifestants qui sont, pour la plupart, des collégiens ou des lycéens. On décompte plus d'une quarantaine de morts et des centaines de blessés, rien que pour les journées du 25 au 28 avril 2001. Le bilan de ces émeutes est de 132 morts et plus de 5 000 blessés.

Le recours à une organisation ancestrale pour gérer une crise à la dimension de celle d’avril et mai 2001, devrait être interprété, selon les sociologues, comme étant un besoin de changement du mode d’organisation sociale. Il est vrai que dans le feu de l’action et l’urgence qui s’y sont imposés, les citoyens, en manque d’idées peut-être, ont opté pour un mode aussi ancien mais qui demeure efficace en temps et en espace. Les villages de Kabylie continuent d’exercer ce modèle de "gouvernance" comme base incontestable du maillon formant les institutions consultatives de la République.
Le message était perçu différe mment par la société civile nationale et locale. Mais ce qui est apparu au fil des quatre années ayant suivi avril 2001 est que les Kabyles ont manifesté un besoin de changement. C’était, estiment les sociologues, l’expression d’un peuple qui veut construire sa citoyenneté. Et c’était le début d’une autre ère sociale en Algérie en général et en Kabylie en particulier.

Ainsi, il n’est aucunement difficile de déduire de ces années de contestation citoyenne et de la conduite, en somme imprévisible, des délégués du Mouvement citoyen, que la société kabyle se démarque du modèle centralisé de la gouvernance et remis en cause le système politique existant. Ce qui impose, de fait, un autre regard sur le besoin de la société civile de figurer, non en tant qu’entité à qui on impose des idées et autres projets, mais en sa qualité d’acteur à part entière dans la gestion de son quotidien.

Aujourd'hui, nous fêtons 20 ans de combat jour pour jour et que vive la Kabyl ie unie et indivisible, libre et indépendante.

Nassim K. / El Yazid Y.
Image : Idir A.S

publié par Hafit Zaouche dans: aokas
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Commentaires

Je me souviens très bien de Monsieur Saîd. Je crois comprendrequ'il est décédé. J'ai beaucoup de peine. Je l'avais revu quand j'étais venue à Oued-Marsa en 1981.Je vois toujours Touati Hachemi à Bordeaux.


Ma mère, madame Barbut , vit toujours à Perpignan. Elle a 97 ans !


Je voudrais avoir des nouvelles de Djima, Louisa, Malika, Zohra et les autres( famille Hamoudi ). Merci si quelqu'un peut m'en donner. Je vois Aokas sur Internet, c'est très beau !


Je pense beaucoup à mon village et à vous tous et je vous embrasse.

Commentaire n° 1 posté par: BARBUT Huguette(site web) le 02/05/2008 - 19:43:39

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