Ce message j’aurais pu l’écrire sous forme d’un article de presse ; avec un titre du genre «El-Harrach, agression à l’arme blanche». Mais de cette façon, le message serait superficiel et vide de sentiments. Et puis nous avons appris à nous méfier de la véracité des articles de presse. Voila pour quoi, sans aucun protocole littéraire, j’aimerais que ce message soit une sorte de thérapie pour moi et pour vous une expérience, non vécue, mais pourra servir pour plus d’un par ces temps menaçant qui courent.
Samedi de ce début de la dernière dizaine de novembre, une bonne journée, avec un soleil agréable mais qui m’oblige, tout de même, à porter ma veste sur mon avons bras gauche, mon mobile au bout de cette même main bien cachée par ma veste qui déborde. Un sac sur mon dos et le bras droit bien tendu par le poids d’un cabas. Je tanguait comme un ivrogne, mon ébriété je la doit au manque de confort du bus dont je viens de descendre après qu’on a roulé durant plus de 5 heurs. Une décision empruntée et je me retrouve dans une ruelle, que dans les cartiers comme celui de El-Harrach est dite « isolée ». Tout ce passa vite ensuite ; d’abord la traditionnelle question me fut posée par l’un de mes agresseurs : a tu l’heur ? Il m’exhibe un couteau dont la rouille s’étend sur les 15 cm de la lame. Une autre personne me tient par l’épaule et m’applique une autre lame sur le coté droit de mon coup, je ressentait plus le froid de cette objet tenu par cette main menaçante que la partie aiguisée de la lame. La pointe de l’autre couteau vient me piquer tel un moustique au niveau de mon rein gauche. Je croix devoir mon salut au fait que je leur ai laissé entendre que j’été compréhensif à leur geste et que c’était l’état du pays qui oblige. L’une de leurs quatre mains me fait les poches, ils me crurent quand je leur dis que je ne possède pas de téléphone portable et ils s’évaporent.
Je ressens toujours le venin des couteaux. En partant mes agresseurs me demandèrent le pardon et me souhaitèrent d’aller (fi amani el Lah) ....
j'ai pas nagé profond, faites en d'avantage et à tchao
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