Samedi 25 Février 2006
Ce qu’il faut retenir c’est surtout le fait que l’hérédité telle définie par Mendel est « la propriété qu’à l’organisme de transmettre ses caractères et ses particularités de développement aux générations suivantes » aussi grâce à l’hérédité, tous les individus se ressemblent dans la limite d’une « espèce ».
Cela revient à dire que l’espèce humaine en est, biologiquement parlant, une unité génétique homogène.
C’est exactement au cours de la reproduction, sexuée en ce qui nous concerne, que se réalise cette hérédité des caractères qui assure l’homogénéité de l’espèce ; tous les hommes sur terre se regroupent dans la seule espèce inféodée à l’humanité « Homo sapiens ». Même ceux qui ne portent sur leur corps que l’unique cache-sexe d’amazonie.
Cela dit, les différences entre les individus de la même espèces dépendent directement d’un « changement » dans les supports matériels de l’hérédité de l’organisme ; les gènes. De là résulte la « variabilité génétique »… naissent alors des races.
Pour revenir au cœur de la question, sur terre il n’y a d’individus identiques que des jumeaux univitellins (Vrais jumeaux). Exceptés ceux-là, il n’y aurait pas deux individus identiques sur cette planète. Même entre-nous Kabyles, on est différents. Ce n’est pas uniquement entre Jaunes, Blancs ou Noirs, lesquelles représentent bien sûr des races sélectionnées naturellement. Aussi la différence va jusqu’au sexe. Eh ! oui, on a pas le même génome entre hommes et femmes ; Les cellules de l’espèce humaine renferment 46 chromosomes (groupés en paires) dont 44 sont dits autosomes ou non sexuels, ont le même aspect chez l’homme et chez la femme et 2 sexuels, identiques chez la femme (XX) mais différents chez l’homme (XY) : il y a là déjà une différence majeur entre génome féminin et son homologue masculin.
Pour être plus précis, « au moment de la conception, chaque individu humain est unique et inédit ». Cela dit, nous avons tous le même nombre de chromosomes (23 paires), et avec, sauf cas pathologique, la même structure. Seulement ces structures portent des allèles qui traduisent des caractères (couleur des cheveux, de la peau, physionomie et autres). Ces allèles ne sont pas les mêmes. Et avec la reproduction, donc fécondation et ségrégation, la variabilité devient croissante d’une manière exponentielle.
En définitive, le génotype humain n’est pas identique pour tous les individus, autrement on serait plus que sosies… On serait comme les copies du Français de Matrix.
Aussi, le Génome c’est « l’ensemble organisé de l’information génétique formé des chromosomes et de leurs gènes ; matériel héréditaire d’une espèce ». Et c’est parce que cette information est différente entre les individus que ces derniers sont différents.
Toutefois notre génome à tous est issu d’un génome commun. Et notre ADN à tout un chacun est le résultat de la duplication d’un même génome ancêtre. Mais la duplication produit la copie complémentaire (inverse) du brin dupliqué. D’où le début de la variabilité.
L’ADN est constitué de 4 bases : A (Adénine), T (Thymine), G (Guanine) et C cytosine). Lors de la duplication (dédoublement de matériel génétique avant la division cellulaire) A donne toujours T et C résulte du C et vis versa… toujours.
Aussi, chaque 3 bases codent pour un acide aminé quelconque. Le code complet a été déchiffré. Ainsi, Sur un brin d’ADN, la séquence de base code pour une information bien définie. Par exemple, une suite ACC code pour un acide aminé, le tryptophane. Il suffit d’un petit changement pour se retrouver avec un autre acide aminé ; CCA code pour la Glycine et CAC pour la Valine. Et un ensemble d’acide aminé donneront une protéine et ainsi de suite… faites toutes les combinaisons possibles… la variabilité est énorme.
Par ailleurs, sachez que parler de la biodiversité (ou diversité Biologique) n’implique pas seulement la variabilité végétale ou animale du monde ; elle désigne la diversité du monde vivant aux trois niveaux d’organisation : Gène, Espèce et Ecosystème ; selon les textes elle intègre également l’homme et la sociodiversité ; les travaux les plus publiés des scientifiques s’intéressent surtout à la diversité du génome humain auprès des peuples indigènes ; on chercherait le moins transformé.
Voilà, j’espère que faute de documentation et sans préparation préalable, je ne serais pas trop éloigné du sujet. Tout compte fait, comme il s’agit d’un sujet scientifique, je prends toutes les réserves pour en corriger les erreurs malencontreusement glissées ou pianotées par inadvertance.
Bonne lecture
publié par Said dans: aokas

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