« On ne doit pas juger du mérite d’un homme par ses grandes qualités, mais par l’usage qu’il en sait faire »
(La Rochefoucauld)
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e professeur Hadj Rahmani Slimane (comme l’appelaient ses contemporains) est né en 1893 à Aokas. Il s’est éteint le samedi quatorze novembre 1964 à l’âge de soixante et onze ans. C’était un mandarin d’une stature intellectuelle qui n’est pas sans rappeler celles des deux humanistes immortels, Mouloud Feraoun et Mouloud Mammeri.
Ses écrits et travaux ethnologiques et sociologiques chez les populations de Oued Marsa[1] lui valurent une distinction en 1942 : Le grand prix littéraire de l’Algérie.
El Hadj Tairi Akli, « la mémoire vivante d’Aokas » et contemporain de Rahmani Slimane, raconte que lorsqu’une haute personnalité française proposa un jour à l’homme de lettres son appui pour lui faire obtenir la naturalisation française, celui-ci eut cette réponse fabuleuse :
« Merci pour cette offre généreuse. Mais si d’aventure je l’acceptais, croyez-vous que je pourrai alors garder sur ma tête le tarbouche[2], symbole de mon appartenance à mes origines ? »
[1] Circonscription territoriale regroupant quinze douars dont le centre administratif se trouvait à Aokas
[2] Coiffure tronconique ornée d’une mèche de soie.
Rahmani Slimane fut instituteur, puis professeur d’arabe et de berbère à l’école normale de Bouzaréah et dans différents lycées de la capitale jusqu’ en 1964, date de son décès.
Sa riche bibliographie est un véritable voyage culturel au cœur de notre société.
article extrait du premier livre sur l'histoire de la region d'Aokas "« Aokas, Histoire et Faits d'Armes '
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