RUBRIQUE I / ORGANISATION ADMINISTRATIVE
A / LE PROBLEME
1°- Origine et composition ethnique.
Peuplé par la tribu des Béni Bou-Aïssi, se disent originaires des Ouled Abd-Ennour, de race berbère.
La légende rapporte que sous le gouvernement turc, un nommé Slimane Oumbarek Bou Aïssi, ayant reçu deux cavaliers du Makhzen, s’avisa de donner à son fils les pattes d’un poulet qu’il préparait pour leur repas.
Les Turcs, pour punir cet acte désinvolte, appelèrent l’enfant et lui coupèrent les deux jambes. Le père, furieux, profita du sommeil de ses hôtes pour les décapiter, puis il prit la fuite avec sa famille, abandonnant biens et troupeaux, et se retrouva finalement dans les montagnes D’IFALÈNE. Ils s’installèrent en cet endroit, se mêlant aux premiers occupants du sol.
Jusqu’à leur soumission, en 1847, à l’autorité française, ils vécurent en paix, défrichant le petit territo ire qu’ils occupaient alors couvert de broussailles et de forêts.
2°- Situation économique et financière.
exclusivement agricole : culture indigène de l’olivier, figuiers, caroubiers, tabac et fèves. Élevage de la chèvre, industrie du charbon. Les indigènes du Douar IFALÈNE s’approvisionnent au marché du dimanche du village d’AOKAS.
Superficie totale : 2.431 ha.
Propriétés privées indigènes : 1.262 ha.
Domaines de l’État : Publics à 41 ha, Privés à 79 ha.
Domaine communal : 326 ha, de valeur culturale nulle.
3°- Degré d’évolution.
Cantonnée dans ces montagnes, cette population est très fruste et vit encore à l’état primitif.
Aucune voie de pénétration n’a permis à l’influence extérieure de modifier un état d’esprit extrêmement particulariste.
Pas d’école.
Lettré en Français : 1
Lettrés en Arabe : 2
Anciens militaires : 93.
Retraités : 12
Répartition des professions :
400 fellahs, 15 ouvriers agricoles, 12 artisans, 1 commerçant, 7 forgerons.
4°- Européens résidant dans le douar.
Aucun Européen n’y réside.
5°- Desiderata des habitants du douar.
Ils n’insistent pas pour avoir une école, mais par contre, ils demandent des routes et de l’eau potable.
B / LES SOLUTIONS
Le degré d’évolution de ces populations ne permet pas d’envisager une modification territoriale avant 1955.
2°- Plan annuel de réalisations du 1er janvier 1947 au 31 décembre 1951.
Scolarisation intensive, routes, éducation civique.
3°- Modifications territoriales postérieures au 31 décembre 1951.
En 1955, création de deux centres municipaux, l’un comprenant le village d’IFALENE et les agglomérations voisines, l’autre le village de SIDI SLIMANE et des groupes qui l’entourent.
A cette date, l’intégralité du douar aura une nouvelle organisation administrative.
4°- SUGGESTIONS DIVERSES.
Séjours fréquents d’une durée de 1 mois au minimum d’un administrateur Adjoint au centre du douar.
Éducation extrêmement poussée d’ordre général et politique
article extrait du premier livre sur l'histoire de la region d'Aokas "« Aokas, Histoire et Faits d'Armes '
cet article est publié aussi à Aokas forum http://aokas.forumactif.com/histoire-d-aokas-f68/douar-ifalene-ait-bou-aissi-t5748.htm#57019 pour lire l'article dans sa version originale, achetez le livre
RUBRIQUE I / ORGANISATION ADMINISTRATIVE
A / LE PROBLEME
1°- Origine et composition ethnique.
Les Ait Ouaret Ouali sont des Berbères, venus du Maroc, vers la fin du XVe siècle, avec un chef religieux qui s’empara du pays par la force des armes. A peu près libres au temps des Turcs et restés indépendants même après l’occupation de BOUGIE, ils se soumirent à la France en 1853.
Constitué par décret du 18 novembre 1868, il est traversé sur son territoire par deux cours d’eau, L’Oued Djemââ et l’oued Zitouna qui forment deux artères parallèles de pénétration. La route nouvelle N°9 de BOUGIE à SETIF le longe et le traverse.
Superficie : 2.000 ha.
Valeur culturale : 1.000 ha.
Propriétés privées indigènes : 2.262 ha.
Domaines de l’État : public : 116 ha, privés 484 ha
Domaine communal : 214 ha
Propriétés privées européennes : 128 ha.
Population sédentaire de race kabyle et de religion musulmane essentiellement agricole. Elle est composée d’éléments travailleurs qui s’emploient dans les propriétés européennes, indépendamment de la culture de leur propre lopin de terre.
2°- Situation économique et financière.
Culture européenne de la vigne.
Culture indigène : orge, olives, fèves, caroubes et tabac, jardins d’orangers. Élevage de la chèvre. Exploitations forestières.
article extrait du premier livre sur l'histoire de la region d'Aokas "« Aokas, Histoire et Faits d'Armes '
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3°- Degré d’évolution.
Comme tous les pays pauvres, et bien que sédentaire, la population est obligée, pour subvenir à ses besoins, d’émigrer, soit dans certaines villes d’Algérie, soit même parfois mais plus rarement dans la Métropole.
60 lettrés en Français et en Arabe.
80 anciens militaires et retraités.
75 ouvriers agricoles permanents.
07 artisans.
10 commerçants.
4°- Européens résidant dans le douar.
11 Européens habitent le douar, agriculteurs ou gardes forestiers. Leurs relations avec les indigènes sont bonnes, en général, mis à part quelques conflits rapidement réglés avec les ouvriers agricoles.
5°- Desiderata des habitants du douar.
C’est une création d’école qui est réclamée au premier chef par les habitants du douar.
B / LES SOLUTIONS
1°- Examen critique des diverses solutions possibles.
L’absence d’école dans ce douar ne permet pas d’envisager une modification administrative avant 1952.
2°- Plan annuel de réalisations du 1er janvier 1947 au 31 décembre 1951.
Scolarisation (une école à TIZI N’BERBER)
Éducation civique de la Djemââ.3°- Modifications territoriales postérieures au 31 décembre 1951.
En 1952, création du centre municipal de DJERMANA.
En 1953, création du centre municipal de TALIOUINE.
En 1954, création du centre municipal de MEDKOUR.
Le douar aura été à cette date réparti dans son intégralité entre les 3 centres susvisés.
Rapports[1] Officiels Établis Par Le Pouvoir Colonial Concernant Les Douars
[1] Les rapports sont retranscrits intégralement pour en garder l’originalité profonde.
RUBRIQUE I / ORGANISATION ADMINISTRATIVE
A / LE PROBLEME
1°- Origine et composition ethnique.[/size]
[size=18]
La population du douar d’AOKAS est constituée par la tribu des Béni M’Hand, qui sont des Berbères venus au XVe siècle de Djidjelli et du Maroc. Toujours en guerre avec les Turcs, ils conservèrent leur indépendance même après l’occupation de BOUGIE par la France, et ne firent leur soumission qu’en 1853.
Crée par arrêté du 2 octobre 1869, le douar comprend sept fractions, d’une superficie totale de 2907 ha se répartissant ainsi :
- Propriétés indigènes privées : 1465 ha.
- Domaines de l’État : privés 372 ha, publics 73 ha. < BR>- Domaine communal : 390 ha.
- Propriétés privées européennes : 706 ha.
Le douar AOKAS comprend le village d’AOKAS, centre administratif de la commune mixte de l’Oued-Marsa. Ce village s’est créé autour du bordj administratif, vers 1880. La population du douar compte 3.097 habitants Musulmans.
2°- Situation économique et financière.
La principale ressource du douar est constituée par la culture européenne de la vigne ; les cultures indigènes de fèves, olives, caroubes, figues et tabacs, n’apportent que de maigres ressources à une population dont une bonne partie s’emploie comme ouvriers agricoles ou comme serviteurs chez les Européens.
Marché périodique du dimanche à AOKAS.
[size=18]3°- Degré d’évolution .
La proximité du village d’AOKAS et du centre de la commune mixte, a fait de la population musulmane de ce douar une des plus évoluées de la commune mixte.
2 écoles dont une de filles Musulmane ont permis de former un groupe de lettrés extrêmement intéressant pour l’avenir du douar, en ce qui concerne sa propre administration.
300 lettrés en Français et en Arabe. 95 anciens militaires et retraités. Professions : fellahs, ouvriers agricoles. Des commerçants et quelques artisans.
4°- Européens résidant dans le douar.
108 Européens, agriculteurs, fonctionnaires, vivent en excellente relation avec la population musulmane. Il s’est même créé des affinités qui se traduisent par des rapports assez fréquents et courtois en toutes occasions. Une djemââ à tendance politique extrémiste essaie de collaborer avec l’Administration loc ale mais elle ne trouve pas de contradiction avec les directives reçues du parti qui l’oriente.
5°- Desiderata des habitants du douar.
Ils sont de deux ordres :
1°- En ce qui concerne le douar, les Indigènes, tout en reconnaissant le travail déjà effectué, demandent surtout des captages et l’aménagement en abreuvoir ou en fontaine des points d’eau déjà captés ou dont les travaux sont à intervenir.
2°- En ce qui concerne le Centre, la population tant Européenne que Musulmane ayant réalisé l’intérêt que représente l’instruction primaire qui leur a été dispensée, demande l’accroissement du nombre de classes des écoles, particulièrement en ce qui concerne les fillettes musulmanes.
B/ LES SOLUTIONS
1°- Examen critique des diverses solutions possibles.
En ce qui c oncerne l’agglomération constituée par le village d’AOKAS qui se réduit à quelques boutiques musulmanes et maisons européennes, le nombre d’Européens qui y résident s’avère suffisant et les ressources trop peu importantes pour que puisse être envisagée une transformation en commune de plein exercice.
Il[1] sera englobé dans les futurs centres municipaux dont la création est à prévoir après 1951.
2°- Plan annuel de réalisation du 1er janvier 1947 au 31 décembre 1951.
Réalisation uniquement d’ordre économique. Scolarisation à outrance. Éducation civique d’une population apte à recevoir les enseignements de cet ordre.
3°- Modifications territoriales postérieures au 31 décembre 1951.
En 1952, création d’un centre municipal d’AOKAS comprenant, outre le village du même nom, les fractions de TEBELLOUT et de TIKHEROUBINE.
En 1953, création d’un centre municipal réunissant les autres fractions du douar en un ensemble cohérent de villages disséminés et susceptibles de trouver leur
dans l’unité qui découlera de leur situation le long d’un chemin vicinal qui fera la liaison avec le douar de BOUANDAS voisin et dans un manque de particularisme de village trop rare dans la commune pour qu’il ne constitue pas l’occasion d’une expérience différente de celle envisagée pour les autres régions de la commune mixte.
4°- SUGGESTIONS DIVERSES.
1°- Création d’un cours d’adultes primaire (école du soir).
2°- Cours d’enseignement général politique et administratif du niveau primaire supérieur.
3°- Spécialisation de certains de ces élèves en développant leur aptitude spéciale dans le domaine ménager et culinaire.
article extrait du premier livre sur l'histoire de la region d'Aokas "« Aokas, Histoire et Faits d'Armes '
cet article est publié aussi à Aokas forum
http://aokas.forumactif.com/histoire-d-aokas-f68/aokasdonnees-historiques-t5746.htm
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La plupart des enfants nés longtemps après l’indépendance de l’Algérie connaissent-ils l’histoire de leur village ? Les événements du 08 Mai 1945 qui se sont déroulés dans leur région ? Les dures batailles engagées tout près de chez eux durant la guerre de Libération nationale ? Le passé glorieux de leurs voisins qu’ils côtoient tous les jours ? Le nom des personnages remarquables nés dans leur circonscription ? Non, vraisemblablement non. Où alors imparfaitement.
En se fondant sur la documentation disponible et sur le récit recueilli sur le terrain, à la faveur de rencontres et d'entretiens avec ceux qui ont vécu l'événement, ou en connaissent la substance grâce aux relations qu'en avaient faites des aînés aujourd'hui disparus, les auteurs de ce recueil de témoignages se sont attachés à faire le compte rendu de faits et événements ayant marqué le passé d'une contrée bien définie du territoire national, en l'occurrence la région de Cap-Aokas.
Certes, écrire un livre d’histoire sur sa région n’est pas une mince affaire, a fortiori pour des non-spécialistes. Certes, on peut éprouver un sentiment d’inachevé en lisant cet ouvrage. Certes, on peut y déceler des informations éventuellement incomplètes ou des témoignages sommaires. Mais le mérite de ce livre n’est-il pas au premier chef celui d’exister ? Et de susciter l’intérêt sur des événements du passé jugés dignes de mémoire ?
Le livre « Aokas, Histoire et Faits d'Armes » produit par l’Association « Aokas Mémoires » est à ce titre une bouffée d’oxygène réanimant un passé asphyxié depuis des lustres. Il était temps que ce genre d’ouvrage vît le jour dans notre environnement rural. A la fin de la lecture de ce volume de plus de 200 pages, une pensée vient tout de suite à l’esprit : souhaiter qu'il engendre des petits. Un grand nombre de petits…
Outre les victimes de Mai 1945, à la fin de la Guerre de Libération Nationale de Novembre 1954, la région de Cap-Aokas comptait - entre Moudjahidine, Moussebline et civils – cent vingt-neuf Martyrs tombés au champ d’honneur. Par ailleurs, huit embuscades, sept accrochages et seize attentats ont eu lieu dans cette portion du territoire national.
Comme des milliers de Chouhada Algériens, les enfants de Cap-Aokas avaient choisi, au prix de leurs vies, la lutte contre l’arbitraire plutôt que la soumission à la domination coloniale ; ils laissèrent derrière eux des épouses devenues brutalement veuves, des enfants devenues soudainement orphelins... Mais au bout de ces sacrifices à la Patrie émergea enfin une Algérie libre et indépendante.
C’est cette noble abnégation, ce dévouement absolu et ce renoncement à soi-même que l’ouvrage « Aokas, Histoire et Faits d’Armes » tente modestement, dans un devoir de mémoire, de restituer à travers une quarantaine de chapitres.
Pour que nul n’oublie...
Bouzidi Ali,
Directeur de la jeunesse et des Sports




