Melbou, ou la Malibu de la Kabylie.
Melbou est le nom d’une sainte, les vielles de cette région l’appelle « Yemma Melbou ».
Les paysages de Melbou sont sublimes par le brassage entre mer, montagnes, forêts et vestiges historiques. Un relief montagneux qui se couvre de neige pendant la période hivernale, domine une superbe cote de 12 kilomètres.
Ces montagnes abritent plusieurs hectares de forets
de chêne liége qui constitue une source d’économie considérable région. Il existe deux rivières importantes au niveau de la région : Assif Agrioun et Assif Boulezazene.
Les températures sont douces sur le littoral (hiver doux, été chaud). Pour les visiteurs de Melbou on peut leur conseiller de prendre la route Tafsaft- Ziama. Au bord de la mer les paysages sont paradisiaques. Se balader au
« Gar Idurar » un paysages unique formé par la collision entre deux, montagnes Medjounes et Buhalum, qui malheureusement n’est pas très connu. Ou se rendre à Afaghir-grotte féerique, ce lieu historique qui était le refuge il y des millions d’années des hommes d’Afalou.
Les principales agglomérations de Melbou sont le chef lieu de la ville à quelques pas de la mer.
Tiziwar, Boulzazene, Sahel, Tassafsaft, Tarikth, Ahriq, Tikhribine,Tamrzagth, Tahmilt et Bouhiane. Les points d’eau sont répertoriés sur quatre fontaines principales :Tala n’Tarikth, tala Taskalt, tala n’Dawed, tala Aman n’ Tzuyar.
Pré- histoire de la région :
Depuis la nuit des temps la région fut habitée par des êtres humains, et les vestiges préhistoriques dont la région est infiniment riche, sont la pour en témoigner. L’homme qui a habité la région est connu sous le nom de l’homme de Mechta Afalou, c’est un homo sapiens qui s’apparente au stock racial cromanoide du paléolithique supérieur.
Il a habité dans l’abris sous roche d’Aflou Vu R’mel étymologiquement
l’Abri du sable, qui est un abri naturel creusé à même la falaise, et il surplombe à environ 35m, la route nationale N 43 reliant Vgayet à Jijel. Il est situé à environ 800 mettre à l’est du chef lieu de la commune de Melbou. Le talus d’avant grotte est recouvert de sable et de végétations. L’homme d’Afalou a une stature élevée et élancée de 1.74 m pour les hommes et 1.63m pour les femmes, il a une squelette très robuste, épaules large, hanches moyennes, les mains et les pieds sont très longs. 
En 1927 une visite a été effectué pour un premier sondage, et a mené à la découverte d’une industrie archéologique et plusieurs ossements humanoïde, pendant les années 28, 29 et 30 des fouilles ont été conduites par CHARLE ARAMBOURG, l’abri présentait un important remplissage d’une dizaine de mètres. Cinquante têtes osseuses ont été découvertes, 26 têtes d’hommes, 14 de femmes et 10 d’enfants. Les recherches du Dr Slimane Hachi ont abouti à la découverte de plusieurs ossements dont le squelette d’un homme âgé de 16 mille ans avant J.C, ainsi que les outils en pierre taillée sous forme de lamelles et de galets. Cette industrie primitive ainsi que
l’homme d’Afalou appartiennent à la civilisation IBEROMAURUSIENNE, qui est une civilisation préhistorique méditerranéenne occidentale poste paléolithique supérieur et prénéolithique, elle est caractérisée par l’industrie de la pierre taillée. IBEROMAURUSIENNE se présente comme la plus ancienne civilisation indépendante ayant pu évoluer par elle-même et dont la durée était très grande.
Melbou et l’époque romaine
Les romains ont laissé des traces au niveau de la commune de Melbou dans un lieu dit « Thaghzouyt ». Des restes de bouts de quelques remparts et des débris de murs et de pierres, possible qu’elles soient les restes de mausolées ou de sarcophages. Ces vestiges sont connus et appelé surtout par les paysans qui ont labouré l’endroit « Avlat n’ Roman »(pierre romaine), ces vestiges sont encore la pour témoigner du passage des romains, mais hélas ignorés même par la population locale.
Entre mer et terre, Melbou demeure un chef-d’œuvre de beauté, rehaussé par un passé aussi lointain que les origines de la terre. Là où la résistance coule de source, les ultimes luttes restent à mener pour la sauvegarde de l’identité. 
Aweqas Zaouche




