Dimanche 07 Mai 2006
Le système économique socialiste de type soviétique (Algérie, ex-URSS,...) était caractérisé par : 1) la propriété collectives des moyens de production (les entreprises étaient propriété de l’Etat) ; 2) la planification centralisée et impérative ; 3) le contrôle de l’activité des entreprises (les clients et fournisseurs étaient imposés, les prix fixés les autorités du plan). Ce système d’économie centralement planifiée était dominé par un parti unique. Une bureaucratie pléthorique et inefficace y gaspillait les ressources productives. Les biens de productions étaient de médiocre qualité ou inadaptés à la demande. Il s’agissait d’une économie de pénuries.
Après l’échec des tentative de reformes, l’heure est désormais à l’abondant de ce système et au passage à l’économie de marché. Mais cette reforme tarde à voir le jour, du moins pour l’Algérie. Pour cela on trouve des causes peu ou prou tangibles à cette impasse. Le problème se situe dans la définition du modèle économique à adopter. Une économie ultra-libérale n’est pas envisageable pour le contexte algérien et s’avérerait inappropriée. Pour les ultra-libéraux, l’Etat idéal est l’Etat minimal. Mais l’Etat minimal n’est pas l’absence de l’Etat. C’est en effet à la puissance publique, et elle seule, d’assurer trois fonctions essentielles : la police, la justice et la défense nationale, que l’on désigne habituellement sous le nom de fonctions régaliennes. Cette conception libérale de l’Etat est celle de « l’Etat gendarme ». Mais comme on peut aisément le constater, le problème de l’Algérie ne situe pas dans la fonction que l’on doit allouer à l’Etat. Si nom dirigent prônent l’économie de marché, il ne faut pas entendre par là purement un système dit libéral ou encore économie de l’offre où la prospérité économique vient exclusivement du dynamisme de l’initiative individuelle et non pas des interventions gouvernementales. Il est impératif que certaines fonctions vitales pour un système d’économie sociale de marché soient assurées par l’Etat ;
1- la réglementation de la concurrence
L’intervention de l’Etat s’impose tout d’abord pour contrôler le fonctionnement du marché et particulièrement le respect de la concurrence.
2- les priorités budgétaires et la planification indicative.
Il revient d’autre part à l’Etat de dégager des priorités nationales. Celles-ci s’expriment, pour le court terme, dans le budget de l’Etat. En Algérie, les priorités concernent l’aménagement du territoire, le secteur de l’habitat et d’un degré moindre l’éducation, la formation professionnelle, la justice et la sécurité publique.
3- les transfères sociaux
En période de crise et de chômage endémique grave, les vertus des prestations sociales, caractéristiques de l’Etat providence, sont redécouvertes. Elles remplissent un triple rôle : 1) atténuer l’injustice du fonctionnement aveugle du marché (chômage) ou des aléas de l’existence (santé) ; 2) maintenir la cohésion sociale en luttant contre l’exclusion et ce par des revenus alloués aux chômeurs, les handicapés et aux invalides ; 3) soutenir la consommation des ménages et donc l’activité économique et l’emploi.
4- l’aménagement du territoire
L’Etat a une responsabilité particulière dans l’aménagement du territoire. Laissées au libre jeu du marché, certaines régions vont concentrer l’essentiel de l’activité économique. Inversement d’autres régions se désertifient. Par le biais de subventions et d’exonérations fiscales, l’Etat peut inciter les entreprises à se délocaliser dans les régions en déclin.
5- le soutient de l’activité économique
L’Etat doit intervenir pour soutenir l’activité économique quant certains secteurs sont plongés dans une crise exceptionnelle.
L’activité de l’Etat peut être productive de biens et surtout de services : sécurité, transport, enseignement. La quasi-totalité de cette production n’est pas vendue sur le marché, mais mise gratuitement à la disposition des consommateurs ou des usagers, soit parce que ces services ne peuvent être consommés individuellement (Défense nationale)
Donc comme vous pouvez le présager facilement, l’intervention de l’Etat ne se manifeste pas dans l’implication directe dans la production mais plutôt par un accompagnement et des ajustements des déséquilibres du marché. Car, comme pensent certains, la création des entreprises par l’Etat est un retour à l’économie administrée.
publié par Lounisk dans: aokas
Dimanche 07 Mai 2006
Le système économique socialiste de type soviétique (Algérie, ex-URSS,...) était caractérisé par : 1) la propriété collectives des moyens de production (les entreprises étaient propriété de l’Etat) ; 2) la planification centralisée et impérative ; 3) le contrôle de l’activité des entreprises (les clients et fournisseurs étaient imposés, les prix fixés les autorités du plan). Ce système d’économie centralement planifiée était dominé par un parti unique. Une bureaucratie pléthorique et inefficace y gaspillait les ressources productives. Les biens de productions étaient de médiocre qualité ou inadaptés à la demande. Il s’agissait d’une économie de pénuries.
Après l’échec des tentative de reformes, l’heure est désormais à l’abondant de ce système et au passage à l’économie de marché. Mais cette reforme tarde à voir le jour, du moins pour l’Algérie. Pour cela on trouve des causes peu ou prou tangibles à cette impasse. Le problème se situe dans la définition du modèle économique à adopter. Une économie ultra-libérale n’est pas envisageable pour le contexte algérien et s’avérerait inappropriée. Pour les ultra-libéraux, l’Etat idéal est l’Etat minimal. Mais l’Etat minimal n’est pas l’absence de l’Etat. C’est en effet à la puissance publique, et elle seule, d’assurer trois fonctions essentielles : la police, la justice et la défense nationale, que l’on désigne habituellement sous le nom de fonctions régaliennes. Cette conception libérale de l’Etat est celle de « l’Etat gendarme ». Mais comme on peut aisément le constater, le problème de l’Algérie ne situe pas dans la fonction que l’on doit allouer à l’Etat. Si nom dirigent prônent l’économie de marché, il ne faut pas entendre par là purement un système dit libéral ou encore économie de l’offre où la prospérité économique vient exclusivement du dynamisme de l’initiative individuelle et non pas des interventions gouvernementales. Il est impératif que certaines fonctions vitales pour un système d’économie sociale de marché soient assurées par l’Etat ;
1- la réglementation de la concurrence
L’intervention de l’Etat s’impose tout d’abord pour contrôler le fonctionnement du marché et particulièrement le respect de la concurrence.
2- les priorités budgétaires et la planification indicative.
Il revient d’autre part à l’Etat de dégager des priorités nationales. Celles-ci s’expriment, pour le court terme, dans le budget de l’Etat. En Algérie, les priorités concernent l’aménagement du territoire, le secteur de l’habitat et d’un degré moindre l’éducation, la formation professionnelle, la justice et la sécurité publique.
3- les transfères sociaux
En période de crise et de chômage endémique grave, les vertus des prestations sociales, caractéristiques de l’Etat providence, sont redécouvertes. Elles remplissent un triple rôle : 1) atténuer l’injustice du fonctionnement aveugle du marché (chômage) ou des aléas de l’existence (santé) ; 2) maintenir la cohésion sociale en luttant contre l’exclusion et ce par des revenus alloués aux chômeurs, les handicapés et aux invalides ; 3) soutenir la consommation des ménages et donc l’activité économique et l’emploi.
4- l’aménagement du territoire
L’Etat a une responsabilité particulière dans l’aménagement du territoire. Laissées au libre jeu du marché, certaines régions vont concentrer l’essentiel de l’activité économique. Inversement d’autres régions se désertifient. Par le biais de subventions et d’exonérations fiscales, l’Etat peut inciter les entreprises à se délocaliser dans les régions en déclin.
5- le soutient de l’activité économique
L’Etat doit intervenir pour soutenir l’activité économique quant certains secteurs sont plongés dans une crise exceptionnelle.
L’activité de l’Etat peut être productive de biens et surtout de services : sécurité, transport, enseignement. La quasi-totalité de cette production n’est pas vendue sur le marché, mais mise gratuitement à la disposition des consommateurs ou des usagers, soit parce que ces services ne peuvent être consommés individuellement (Défense nationale)
Donc comme vous pouvez le présager facilement, l’intervention de l’Etat ne se manifeste pas dans l’implication directe dans la production mais plutôt par un accompagnement et des ajustements des déséquilibres du marché. Car, comme pensent certains, la création des entreprises par l’Etat est un retour à l’économie administrée.
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