Darguina, une commune où beaucoup reste à faire
Voyage a l'intérieur des communes
La commune de Darguina ou Iderguinene en kabyle, fondée en 1957 après la dissolution des communes mixtes de Oued Marsa et Takitount, est distante de 45 km du chef lieu de la wilaya de Bgayet. Elle est limitée du nord par les communes de Souk El Tenine et Melbou, à l'ouest par la commune de Taskriout, à l'est par les communes de Tamridjet et la commune Babors (wilaya de Setif) et au sud par la commune de Kherrata. La commune de Darguina a une population de 14000 habitants pour une superficie de 85.53km2 Selon une source locale, l'appellation Iderguinene vient du nom de famille du premier habitant d'un hameau qui est «Derguini» Le relief de la commune Iderguinen est très accidenté du fait de sa proximité de la chaîne montagneuse «les Babors», une petite montagne qui tire son nom de la chaîne montagneuse qui s'appelle «Tababort». Les grands villages qui composent la commune Iderguinene sont : Ait Felkai, Ighzer ouftis, Ait Atik, Tadergount, Ait Boudjit, Ait Anane, Akabaou et Saadane. Le mont le plus culminant de la commune est «Adrar Amelal» et les principaux oueds (issafen) sont : Ighzer ouftis et Assif Agrioun.
Le chômage, le problème majeur des jeunes
En sillonnant les différents villages et quartiers de la commune de Darguina, on a constaté que la plus part des jeunes sont sans emploi. Tous les jeunes qu'on a rencontrés à Ait Anane, Ait Felkai et à Darguina-centre, nous parlent d'une seule voix «on veut travailler» ou encore «Est-il un crime dans notre pays de vouloir travailler ?». Sur ce volet, le P/APC de Darguina, Mr Bektache Madjid, nous dira : «le chômage dans notre commune est estimé à 25%. Nous pensons créer une zone d'activité au niveau de la commune de Darguina, des démarches sont déjà entreprises pour la distraction d'un terrain forestier. Cette zone d'activité est la seule option pour créer l'activité économique au niveau de notre commune. On souhaite aussi relancer l'exploitation de la mine «Ighil Oudrar» qui pourrait générer la création de beaucoup d'emploi et aussi des revenus considérables pour la commune»
L'oisiveté est la mère de tous les vices...
Les ressources familiales sont de plus en plus dégressives et il ne reste plus que quelques entrées de salaires de petits boulots. Dans un contexte de crise durable où le nombre de chômeurs augmente, l'argent va manquer pour continuer à payer le prix du silence. D'autant que, les nouvelles catégories touchées, les cadres confirmés et les jeunes diplômés, devraient être mieux armées pour faire entendre leur colère. Pour B. Djamel, la trentaine, ingénieur, rencontré dans un café à Ait Boudjit : «le chômage est un phénomène très grave. Ici il y a des personnes dépassant, parfois, la quarantaine, qui n'ont jamais travaillé de leur vie, même pas un jour, des jeunes qui ne peuvent même pas de quoi se payer un café.» Pour N. Hamid, enseignant, rencontré à Ait Anane : «Le chômage ? C'est tout simplement indigne pour l'humain !!!!! »
Les décharges sauvages pullulent
A l'instar des communes qu'on a visitées, la commune de Darguina ne fait pas exception. Les décharges sauvages sont partout. Nous nous sommes rapprochés du premier magistrat de la commune pour savoir ce que projette la municipalité à l'effet de parer à ce problème qui est un danger permanent pour la santé publique et pour l'environnement. Pour le P/APC, «la décharge publique est un véritable casse-tête à Darguina ». «Nous sommes confrontés à un problème de site qui pourrait abriter une décharge. Il y a aussi l'opposition des citoyens à chaque fois qu'on propose un site pour cela. On est entre le marteau et l'enclume», a-t-il indiqué.
Ait Felkai, un village isolé et oublié
Ait Felkai, un village d'environ 500 âmes situé à 12 km du chef lieu de la commune, est le plus reculé et le plus isolé de la commune. Ce qui complique d'avantage la situation de ses habitants est l'état lamentable et très déplorable de la route le reliant au chef-lieu communal. Nous avons appris auprès du Président d'APC que deux opérations de réfection et de revêtement du chemin communal reliant Ait Felkai au chef-lieu de la commune sont inscrites. «On espère que ces opérations, dira M. Bektache Madjid, encourageront le privé à investir dans le transport, ce qui aidera à désenclaver ce village».
Cité Saadane, illicite pour les pouvoirs publics
Pour les pouvoirs publics, la Cité Saadane est illicite. Que pense le président de l'Association de ladite Cité, Mr Saiche Ahmed ? «Notre cité a été construite après le séisme de 1974 qui a fortement secoué notre région. La cité Saadane était une cité de recasement. Notre plus grand problème est que les pouvoirs publics considèrent notre cité comme étant illicite, on demande avec insistance la régularisation de notre situation qui dure encore depuis des décennies», explique notre interlocuteur. De son côté, le premier responsable de la commune dira : «il n'y a qu'une seule solution pour régler le problème de la cité Saadane, à savoir la distraction du terrain d'assiette de cette cité du terrain forestier et l'intégrer dans les réserves foncières communales pour pouvoir établir des actes individuels».
Sports et loisirs : beaucoup reste à faire
L'Association des activités des jeunes (AAJ), la seule association la plus active de la commune est à l'arrêt actuellement. A en croire son président, Mr. Bektache Lounis, cette association attend l'ouverture du Complexe sportif de proximité (CSP), car, dit-il, «l'ancienne maison de jeunes est transformée en auberge». Le club de volley-Ball qui faisait, jadis, la fierté du sport à Darguina, n'existe plus actuellement. Pour Boumezouad Lyazid, président du comité directeur du CRB Darguina : «le club a été dissous suite à de graves problèmes financiers. De division 2 (D2) à la disparition ! ». Pour ce qui est du football à Darguina, notre interlocuteur dira : «le CRB Darguina est crée dans les années 80 toutes les catégories engageaient, le club de football a réussi à accéder jusqu'à en division régionale. Faute de moyens financiers, le club est dissous la saison 2003-2004. A partir de cette date, le CRBD était complètement à l'arrêt jusqu'à la saison 2006-2007 où on a décidé de revivre le club. Nous avons engagé 3 catégories (minimes, cadets et juniors)».
Le centre culturel, Matoub Lounes, à l'abandon
Un centre culturel portant le nom de Matoub Lounes avait été inscrit en 1993, par l'APC de l'époque dont les travaux ont démarré en 1994 sous l'égide de la DEC (délégation élective communale). L'enveloppe qui lui a été allouée était de l'ordre de 150 millions de centimes. Le projet a été abandonné sans être achevé. En 1998, une enveloppe de 1 milliard de centimes dans le cadre du PCD lui a été allouée dans le but d'achever ledit projet. L'actuel P/APC de Darguina nous informe qu'«avant même l'achèvement des travaux, on a entamé les démarches pour baptiser cet édifice cultuel, sur délibération de le l'Assemblée de l'époque, on a choisi de le baptiser au nom de Matoub Lounes». Notre interlocuteur ajoute : «le centre culturel Matoub Lounes est inauguré le 20/08/2002, mais les services de wilaya n'ont pas encore approuvé cette appellation à cause d'une pétition signée par un groupe de moudjahidine et de fils de chahids contestant cette appellation. Le bras de fer persiste encore entre l'APC et les services de wilaya». Depuis quelques temps, ce centre est affecté par l'APC de Darguina à la direction de la culture de la wilaya de Bgayet. Malheureusement, il est abandonné faute de personnels. Pour la vie culturelle, en générale, il y a lieu de souligner que la commune de Darguina est surtout connue pour son école de musique, dont le groupe «Iwaziwen» est un pur produit de cette école.
Le chômage, le problème majeur des jeunes
En sillonnant les différents villages et quartiers de la commune de Darguina, on a constaté que la plus part des jeunes sont sans emploi. Tous les jeunes qu'on a rencontrés à Ait Anane, Ait Felkai et à Darguina-centre, nous parlent d'une seule voix «on veut travailler» ou encore «Est-il un crime dans notre pays de vouloir travailler ?». Sur ce volet, le P/APC de Darguina, Mr Bektache Madjid, nous dira : «le chômage dans notre commune est estimé à 25%. Nous pensons créer une zone d'activité au niveau de la commune de Darguina, des démarches sont déjà entreprises pour la distraction d'un terrain forestier. Cette zone d'activité est la seule option pour créer l'activité économique au niveau de notre commune. On souhaite aussi relancer l'exploitation de la mine «Ighil Oudrar» qui pourrait générer la création de beaucoup d'emploi et aussi des revenus considérables pour la commune»
L'oisiveté est la mère de tous les vices...
Les ressources familiales sont de plus en plus dégressives et il ne reste plus que quelques entrées de salaires de petits boulots. Dans un contexte de crise durable où le nombre de chômeurs augmente, l'argent va manquer pour continuer à payer le prix du silence. D'autant que, les nouvelles catégories touchées, les cadres confirmés et les jeunes diplômés, devraient être mieux armées pour faire entendre leur colère. Pour B. Djamel, la trentaine, ingénieur, rencontré dans un café à Ait Boudjit : «le chômage est un phénomène très grave. Ici il y a des personnes dépassant, parfois, la quarantaine, qui n'ont jamais travaillé de leur vie, même pas un jour, des jeunes qui ne peuvent même pas de quoi se payer un café.» Pour N. Hamid, enseignant, rencontré à Ait Anane : «Le chômage ? C'est tout simplement indigne pour l'humain !!!!! »
Les décharges sauvages pullulent
A l'instar des communes qu'on a visitées, la commune de Darguina ne fait pas exception. Les décharges sauvages sont partout. Nous nous sommes rapprochés du premier magistrat de la commune pour savoir ce que projette la municipalité à l'effet de parer à ce problème qui est un danger permanent pour la santé publique et pour l'environnement. Pour le P/APC, «la décharge publique est un véritable casse-tête à Darguina ». «Nous sommes confrontés à un problème de site qui pourrait abriter une décharge. Il y a aussi l'opposition des citoyens à chaque fois qu'on propose un site pour cela. On est entre le marteau et l'enclume», a-t-il indiqué.
Ait Felkai, un village isolé et oublié
Ait Felkai, un village d'environ 500 âmes situé à 12 km du chef lieu de la commune, est le plus reculé et le plus isolé de la commune. Ce qui complique d'avantage la situation de ses habitants est l'état lamentable et très déplorable de la route le reliant au chef-lieu communal. Nous avons appris auprès du Président d'APC que deux opérations de réfection et de revêtement du chemin communal reliant Ait Felkai au chef-lieu de la commune sont inscrites. «On espère que ces opérations, dira M. Bektache Madjid, encourageront le privé à investir dans le transport, ce qui aidera à désenclaver ce village».
Cité Saadane, illicite pour les pouvoirs publics
Pour les pouvoirs publics, la Cité Saadane est illicite. Que pense le président de l'Association de ladite Cité, Mr Saiche Ahmed ? «Notre cité a été construite après le séisme de 1974 qui a fortement secoué notre région. La cité Saadane était une cité de recasement. Notre plus grand problème est que les pouvoirs publics considèrent notre cité comme étant illicite, on demande avec insistance la régularisation de notre situation qui dure encore depuis des décennies», explique notre interlocuteur. De son côté, le premier responsable de la commune dira : «il n'y a qu'une seule solution pour régler le problème de la cité Saadane, à savoir la distraction du terrain d'assiette de cette cité du terrain forestier et l'intégrer dans les réserves foncières communales pour pouvoir établir des actes individuels».
Sports et loisirs : beaucoup reste à faire
L'Association des activités des jeunes (AAJ), la seule association la plus active de la commune est à l'arrêt actuellement. A en croire son président, Mr. Bektache Lounis, cette association attend l'ouverture du Complexe sportif de proximité (CSP), car, dit-il, «l'ancienne maison de jeunes est transformée en auberge». Le club de volley-Ball qui faisait, jadis, la fierté du sport à Darguina, n'existe plus actuellement. Pour Boumezouad Lyazid, président du comité directeur du CRB Darguina : «le club a été dissous suite à de graves problèmes financiers. De division 2 (D2) à la disparition ! ». Pour ce qui est du football à Darguina, notre interlocuteur dira : «le CRB Darguina est crée dans les années 80 toutes les catégories engageaient, le club de football a réussi à accéder jusqu'à en division régionale. Faute de moyens financiers, le club est dissous la saison 2003-2004. A partir de cette date, le CRBD était complètement à l'arrêt jusqu'à la saison 2006-2007 où on a décidé de revivre le club. Nous avons engagé 3 catégories (minimes, cadets et juniors)».
Le centre culturel, Matoub Lounes, à l'abandon
Un centre culturel portant le nom de Matoub Lounes avait été inscrit en 1993, par l'APC de l'époque dont les travaux ont démarré en 1994 sous l'égide de la DEC (délégation élective communale). L'enveloppe qui lui a été allouée était de l'ordre de 150 millions de centimes. Le projet a été abandonné sans être achevé. En 1998, une enveloppe de 1 milliard de centimes dans le cadre du PCD lui a été allouée dans le but d'achever ledit projet. L'actuel P/APC de Darguina nous informe qu'«avant même l'achèvement des travaux, on a entamé les démarches pour baptiser cet édifice cultuel, sur délibération de le l'Assemblée de l'époque, on a choisi de le baptiser au nom de Matoub Lounes». Notre interlocuteur ajoute : «le centre culturel Matoub Lounes est inauguré le 20/08/2002, mais les services de wilaya n'ont pas encore approuvé cette appellation à cause d'une pétition signée par un groupe de moudjahidine et de fils de chahids contestant cette appellation. Le bras de fer persiste encore entre l'APC et les services de wilaya». Depuis quelques temps, ce centre est affecté par l'APC de Darguina à la direction de la culture de la wilaya de Bgayet. Malheureusement, il est abandonné faute de personnels. Pour la vie culturelle, en générale, il y a lieu de souligner que la commune de Darguina est surtout connue pour son école de musique, dont le groupe «Iwaziwen» est un pur produit de cette école.
Lundi 12 Février 2007
Reportage réalisé par Hafit Zaouche
publié par Hafit Zaouche dans: aokas
Entretien avec M. Bekdache Madjid, président de l'Assemblée populaire communale de Darguina (Bgayet) : « Le plus grand problème de notre commune est le foncier »
Bektache Madjid est né le 15/05/1959 à Darguina, il est père de 4 enfants. Militant de la cause berbère, il était militant du RCD depuis sa création en 1989 jusqu'à sa démission en 1997. Il a occupé le poste de président de l'APC de Darguina de 1990 à 1993, élu sur la liste du RCD. Il est réélu sur une liste indépendante président de l'APC de Darguina de 1997, puis en 2002 et 2005 à ce jour. L'Assemblée est constituée de 9 membres (5 indépendants, 3 FLN, 1 RND). Cet ingénieur en électromécanique a travaillé à Sonatrach de 1979 à 1981 à Hassi Messaoud. - 1981-1983 : service national - 1985 -1990 : cadre supérieur à Sonelgaz à Darguina - 1993-1997 : repris ses fonctions de cadre supérieur à Sonelgaz à Darguina.
Racines- Izuran : Pouvez-vous nous parler des perspectives de développement économique au niveau de votre commune à l'avenir ?
Mr Bektache Madjid : Le secteur économique à Darguina compte principalement une centrale hydro-électrique de Sonelgaz, elle est la plus importante dans son genre en Algérie, elle emploie prés de 100 personnes. Pour le reste, notre commune a quelques petites entreprises (menuiseries, entreprises de fabrications de parpaings …) sans impact économique réel. L'idée de créer une zone d'activité et omniprésente au niveau de l'APC de Darguina, des démarches sont entreprises pour la distraction d'un terrain forestier, cette zone d'activité est la seule option pour créer l'activité économique au niveau de notre commune. On souhaite aussi relancer l'exploitation de la mine «Ighil Oudrar» qui pourrait absorber un nombre important de chômeurs et générer aussi des revenus considérables pour la commune Notre commune dispose d'une source d'eau minérale naturelle qui a fait l'objet d'une demande d'exploitation par un investisseur privé, sa demande est toujours en instance d'étude au niveau des services d'hydraulique. La réalisation de cette usine d'eau minérale créera beaucoup de postes d'emplois et générera des revenus considérables à la commune
Pourtant, votre commune possède beaucoup de potentialités pour le développement du tourisme de montagne, par exemple ?
Oui, notre localité recèle de véritables potentialités touristiques, la géographie de notre commune et ses deux principaux oueds (Assif Ighzer Ouftis et Oued Agrioun) et Adrar Amlal qui est le plus haut mont de Darguina. Vous pouvez comprendre par là, qu'on peut vraiment développer le tourisme de montagne avec des attractions comme l'alpinisme, canoë, randonnées pédestres, camping en haute montagne, parapente, etc.
Justement, quelles sont les perspectives de développement de ce secteur touristique à l'avenir ?
On est tributaire de la conjoncture sécuritaire, cela est possible dès le retour de la confiance et de la quiétude auprès de la population. La commune a déjà entrepris l'aménagement d'une auberge de jeunes d'une capacité d'accueil de 50 lits, nous construisons aussi un CSP (centre sportif de proximité).
Qu'avez-vous entrepris pour l'amélioration de l'état des routes au niveau de votre localité ?
Darguina compte plus de 150 km de chemins communaux dont, malheureusement,la moitié est en état de pistes. Malgré les grands efforts déployés, c'est toujours insuffisant vu le relief très accidenté et rocheux qui caractérise notre commune. Ce qui nécessite des sommes importantes d'argents pour l'aménagement des pistes. Ce secteur demeure la priorité numéro une de notre APC, on lui a consacré tout le budget PCD complémentaire 2006. Les pistes suivantes : Darguina- Ait Atik, Darguina- Ait felkai, Darguina – Tadergount, Darguina- Ait boudjit, RN9- Ait Anane sont aménagées et revêtus. Il reste l'aménagement et le revêtement des pistes suivantes : Ighil oudrar, Taourirt, Imessarene, Illoul, Iberkatene, El Mith, El bordj ouroumi, Isselane, Ait Brahem, Aguemoune, Baltsa, Tighremt, Imougal, Akabaou
Parlons maintenant du secteur de l'éducation…
Nous avons 13 écoles primaires, 2 CEM et 1 lycée. Les deux écoles primaires de Baltsa et Ait Boudjit sont fermées à cause du manque d'élèves, d'autres risquent de subir le même sort. Le lycée accuse un déficit dans les locaux pédagogiques, ce qui fait qu'il est surchargé. Cette surcharge d'effectif est dû essentiellement au rattachement du CEM d'Ait Idris (commune Taskriout) à notre lycée et aussi le fait que ce lycée a été à l'origine une école primaire bonifiée et devait simplement accueillir 500 élèves de la commune. Aujourd'hui, son effectif dépasse les 800 élèves et les responsables de l'éducation doivent penser à la construction d'un lycée type qui répondra aux normes. Toutes nos infrastructures éducatives sont dotées de cantines scolaires. Le ramassage scolaire sera assuré d'une manière effective à partir de janvier 2007, puisque la commune vient d'acquérir 3 minicars et un fourgon et on passera des conventions avec le secteur privé pour combler le reste
Certains villages souffrent toujours du problème d'alimentation en eau potable. Qu'avez-vous entrepris pour remédier à cette situation ?
Effectivement les villages El Mith et Tadergount souffrent du problème d'alimentation en eau potable. Avec le projet sectoriel de Tadergount qui est en voie d'achèvement, tous les villages de notre commune disposeront de leurs réseaux d'eau potable. Qu'en est il de l'électrification et l'alimentation en gaz de ville ? La commune est totalement électrifiée. On demande avec insistance le gaz de ville et nous espérons dans le cadre du plan de relance économique, les pouvoirs publics répondront favorablement malgré le relief difficile de Darguina. Pour instant il n'y a aucun signe de gaz de ville à Darguina.
Le secteur du logement est celui qui pose le plus de problèmes au niveau national. Quels sont les projets réalisés dans ce domaine à Darguina ?
On a déjà livré 50 logements sociaux, 60 autres sont en construction et seront réceptionnés prochainement. Sinon, l'essentiel est orienté vers l'habitat rural où plus de 400 personnes ont bénéficié. Quand aux autres types tel que LSP et le promotionnel, la commune ne dispose pas de terrain.
Pouvez-vous nous parler du secteur de la jeunesse et des sports à Darguina ?
Notre commune possède un stade communal, un CSP, 4 aires de jeux, 1 maison de jeunes et 1 centre culturel. Ce qui est insuffisant pour toute la commune. On a recensé nos besoins et des demandes sont transmises aux pouvoirs publics pour la réalisation d'un nouveau stade communal, une salle omnisports, stades de proximités, maisons de temps libres pour les jeunes dans tous les villages. Notre club de football CRBD fait face à d'énormes difficultés financières malgré la bonne volonté de ses dirigeants et de l'APC. On a aussi un club sportif amateur pour les arts martiaux. Le manque d'infrastructures sportives et les moyens financiers découragent d'autres disciplines de voir le jour.
Qu'en est-il du projet des 100 locaux dont a bénéficié votre commune ?
On a retenu 2 sites, les travaux sont en cours, 94 locaux seront construits sous forme de centres commerciaux et d'activités professionnelles.
Qu'en est-il du réseau d'assainissement ?
Vu le relief très accidenté de Darguina, il est très difficile d'envisager dans l'immédiat, la réalisation d'un réseau d'assainissement à travers toute la commune. Tout de même, des aides en matériaux sont octroyées aux citoyens pour la réalisation de fosses qui améliorer leur cadre de vie.
On vous laisse le soin de conclure Mr le maire
L'une des grandes difficultés au quelle est confrontée Darguina est la rareté du foncier. Il est certain aussi que la situation de notre commune s'est nettement améliorée depuis une décennie, le minimum de condition de vie est assuré. Notre ambition est de créer une nouvelle ville dont les premiers jalons sont déjà lancés à «Agni Ali». Je souhaite longue vie au journal «Racines-Izuran» et «Yennayer Ameggaz» à tous les berbères.
Mr Bektache Madjid : Le secteur économique à Darguina compte principalement une centrale hydro-électrique de Sonelgaz, elle est la plus importante dans son genre en Algérie, elle emploie prés de 100 personnes. Pour le reste, notre commune a quelques petites entreprises (menuiseries, entreprises de fabrications de parpaings …) sans impact économique réel. L'idée de créer une zone d'activité et omniprésente au niveau de l'APC de Darguina, des démarches sont entreprises pour la distraction d'un terrain forestier, cette zone d'activité est la seule option pour créer l'activité économique au niveau de notre commune. On souhaite aussi relancer l'exploitation de la mine «Ighil Oudrar» qui pourrait absorber un nombre important de chômeurs et générer aussi des revenus considérables pour la commune Notre commune dispose d'une source d'eau minérale naturelle qui a fait l'objet d'une demande d'exploitation par un investisseur privé, sa demande est toujours en instance d'étude au niveau des services d'hydraulique. La réalisation de cette usine d'eau minérale créera beaucoup de postes d'emplois et générera des revenus considérables à la commune
Pourtant, votre commune possède beaucoup de potentialités pour le développement du tourisme de montagne, par exemple ?
Oui, notre localité recèle de véritables potentialités touristiques, la géographie de notre commune et ses deux principaux oueds (Assif Ighzer Ouftis et Oued Agrioun) et Adrar Amlal qui est le plus haut mont de Darguina. Vous pouvez comprendre par là, qu'on peut vraiment développer le tourisme de montagne avec des attractions comme l'alpinisme, canoë, randonnées pédestres, camping en haute montagne, parapente, etc.
Justement, quelles sont les perspectives de développement de ce secteur touristique à l'avenir ?
On est tributaire de la conjoncture sécuritaire, cela est possible dès le retour de la confiance et de la quiétude auprès de la population. La commune a déjà entrepris l'aménagement d'une auberge de jeunes d'une capacité d'accueil de 50 lits, nous construisons aussi un CSP (centre sportif de proximité).
Qu'avez-vous entrepris pour l'amélioration de l'état des routes au niveau de votre localité ?
Darguina compte plus de 150 km de chemins communaux dont, malheureusement,la moitié est en état de pistes. Malgré les grands efforts déployés, c'est toujours insuffisant vu le relief très accidenté et rocheux qui caractérise notre commune. Ce qui nécessite des sommes importantes d'argents pour l'aménagement des pistes. Ce secteur demeure la priorité numéro une de notre APC, on lui a consacré tout le budget PCD complémentaire 2006. Les pistes suivantes : Darguina- Ait Atik, Darguina- Ait felkai, Darguina – Tadergount, Darguina- Ait boudjit, RN9- Ait Anane sont aménagées et revêtus. Il reste l'aménagement et le revêtement des pistes suivantes : Ighil oudrar, Taourirt, Imessarene, Illoul, Iberkatene, El Mith, El bordj ouroumi, Isselane, Ait Brahem, Aguemoune, Baltsa, Tighremt, Imougal, Akabaou
Parlons maintenant du secteur de l'éducation…
Nous avons 13 écoles primaires, 2 CEM et 1 lycée. Les deux écoles primaires de Baltsa et Ait Boudjit sont fermées à cause du manque d'élèves, d'autres risquent de subir le même sort. Le lycée accuse un déficit dans les locaux pédagogiques, ce qui fait qu'il est surchargé. Cette surcharge d'effectif est dû essentiellement au rattachement du CEM d'Ait Idris (commune Taskriout) à notre lycée et aussi le fait que ce lycée a été à l'origine une école primaire bonifiée et devait simplement accueillir 500 élèves de la commune. Aujourd'hui, son effectif dépasse les 800 élèves et les responsables de l'éducation doivent penser à la construction d'un lycée type qui répondra aux normes. Toutes nos infrastructures éducatives sont dotées de cantines scolaires. Le ramassage scolaire sera assuré d'une manière effective à partir de janvier 2007, puisque la commune vient d'acquérir 3 minicars et un fourgon et on passera des conventions avec le secteur privé pour combler le reste
Certains villages souffrent toujours du problème d'alimentation en eau potable. Qu'avez-vous entrepris pour remédier à cette situation ?
Effectivement les villages El Mith et Tadergount souffrent du problème d'alimentation en eau potable. Avec le projet sectoriel de Tadergount qui est en voie d'achèvement, tous les villages de notre commune disposeront de leurs réseaux d'eau potable. Qu'en est il de l'électrification et l'alimentation en gaz de ville ? La commune est totalement électrifiée. On demande avec insistance le gaz de ville et nous espérons dans le cadre du plan de relance économique, les pouvoirs publics répondront favorablement malgré le relief difficile de Darguina. Pour instant il n'y a aucun signe de gaz de ville à Darguina.
Le secteur du logement est celui qui pose le plus de problèmes au niveau national. Quels sont les projets réalisés dans ce domaine à Darguina ?
On a déjà livré 50 logements sociaux, 60 autres sont en construction et seront réceptionnés prochainement. Sinon, l'essentiel est orienté vers l'habitat rural où plus de 400 personnes ont bénéficié. Quand aux autres types tel que LSP et le promotionnel, la commune ne dispose pas de terrain.
Pouvez-vous nous parler du secteur de la jeunesse et des sports à Darguina ?
Notre commune possède un stade communal, un CSP, 4 aires de jeux, 1 maison de jeunes et 1 centre culturel. Ce qui est insuffisant pour toute la commune. On a recensé nos besoins et des demandes sont transmises aux pouvoirs publics pour la réalisation d'un nouveau stade communal, une salle omnisports, stades de proximités, maisons de temps libres pour les jeunes dans tous les villages. Notre club de football CRBD fait face à d'énormes difficultés financières malgré la bonne volonté de ses dirigeants et de l'APC. On a aussi un club sportif amateur pour les arts martiaux. Le manque d'infrastructures sportives et les moyens financiers découragent d'autres disciplines de voir le jour.
Qu'en est-il du projet des 100 locaux dont a bénéficié votre commune ?
On a retenu 2 sites, les travaux sont en cours, 94 locaux seront construits sous forme de centres commerciaux et d'activités professionnelles.
Qu'en est-il du réseau d'assainissement ?
Vu le relief très accidenté de Darguina, il est très difficile d'envisager dans l'immédiat, la réalisation d'un réseau d'assainissement à travers toute la commune. Tout de même, des aides en matériaux sont octroyées aux citoyens pour la réalisation de fosses qui améliorer leur cadre de vie.
On vous laisse le soin de conclure Mr le maire
L'une des grandes difficultés au quelle est confrontée Darguina est la rareté du foncier. Il est certain aussi que la situation de notre commune s'est nettement améliorée depuis une décennie, le minimum de condition de vie est assuré. Notre ambition est de créer une nouvelle ville dont les premiers jalons sont déjà lancés à «Agni Ali». Je souhaite longue vie au journal «Racines-Izuran» et «Yennayer Ameggaz» à tous les berbères.
Lundi 12 Février 2007
Propos recueillis par Hafit Zaouche
publié par Hafit Zaouche dans: aokas




