Melbou est l'une des communes de la daira de Souk El Tenine, wilaya de Bejaia, issue du découpage administratif de 1985. Distante de 40 km du chef lieu de wilaya. elle est limitée du nord par la mer méditerranée, à l'ouest par la commune de Souk El Tenine, à l'est par la commune de Ziama Mensouria (wilaya de Jijel), et au sud par la commune de Tamridjt. La commune de Melbou à une population de 12000 habitants pour une superficie de 47.47 Km2. Selon une légende locale, «Melbou» est le nom d'une sainte que les vielles de cette région appellent «Mma Melbou». L'homme qui a habité la région est connu sous le nom de l'homme de Mechta Afalou, c'est un homo sapiens qui s'apparente au stock racial cromanoide du paléolithique supérieur. Il a habité dans l'abris sous roche d'Aflou Bu R'mel étymologiquement l'Abri du sable, qui est un abri naturel creusé à même la falaise, et il surplombe à environ 35m, la route nationale N 43 reliant Bejaia à Jijel. Il est situé à environ 800 mètres à l'est du chef lieu de la commune de Melbou. Le talus d'avant grotte est recouvert de sable et de végétations. La signalisation de cet abri sous roche de la région est due à EHRMANN lors des explorations géologiques, effectuées au début des années 20. En 1927, une visite a été effectuée pour un premier sondage, et a mené à la découverte d'une industrie archéologique et plusieurs ossements humanoïdes. Dans les années 80, une équipe du CRAPE dirigée par le professeur Slimane Hachi avait effectué des recherches qui ont abouti à la découverte de plusieurs ossements dont le squelette d'un homme âgé de 16 mille ans avant J.C, ainsi que les outils en pierre taillée sous forme de lamelles et de galets. Melbou n'a pas été épargné par l'invasion romaine. En effet, des traces au niveau de la commune de Melbou dans un lieu dit «Taghzout», des restes de bouts de quelques remparts et des débris de murs et de pierres, possible qu'elles soient les restes de mausolées ou de sarcophages, ces vestiges sont connus de nos jours par le nom de «Ablat N'Roman» (pierre romaine). Ces vestiges sont encore là pour témoigner du passage des Romains. Melbou présente un relief montagneux qui domine une superbe côte de 12km. Ces montagnes abritent plusieurs hectares de forêts de chêne liège qui constitue une source d'économie considérable pour la commune. Il existe deux Oueds importants traversant la commune de Melbou : Oued Agrioun et Oued Boulezazene. Pour ce qui est de la situation socioéconomique de la commune, nous nous sommes rapprochés du président de l'APC qui a bien voulu répondre à nos questions.
Samedi 23 Décembre 2006
Hafit Zaouche
http://www.racines-izuran.com/index.php?action=article&numero=451
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Melbou est l'une des communes de la daira de Souk El Tenine, wilaya de Bejaia, issue du découpage administratif de 1985. Distante de 40 km du chef lieu de wilaya. elle est limitée du nord par la mer méditerranée, à l'ouest par la commune de Souk El Tenine, à l'est par la commune de Ziama Mensouria (wilaya de Jijel), et au sud par la commune de Tamridjt. La commune de Melbou à une population de 12000 habitants pour une superficie de 47.47 Km2. Selon une légende locale, «Melbou» est le nom d'une sainte que les vielles de cette région appellent «Mma Melbou». L'homme qui a habité la région est connu sous le nom de l'homme de Mechta Afalou, c'est un homo sapiens qui s'apparente au stock racial cromanoide du paléolithique supérieur. Il a habité dans l'abris sous roche d'Aflou Bu R'mel étymologiquement l'Abri du sable, qui est un abri naturel creusé à même la falaise, et il surplombe à environ 35m, la route nationale N 43 reliant Bejaia à Jijel. Il est situé à environ 800 mètres à l'est du chef lieu de la commune de Melbou. Le talus d'avant grotte est recouvert de sable et de végétations. La signalisation de cet abri sous roche de la région est due à EHRMANN lors des explorations géologiques, effectuées au début des années 20. En 1927, une visite a été effectuée pour un premier sondage, et a mené à la découverte d'une industrie archéologique et plusieurs ossements humanoïdes. Dans les années 80, une équipe du CRAPE dirigée par le professeur Slimane Hachi avait effectué des recherches qui ont abouti à la découverte de plusieurs ossements dont le squelette d'un homme âgé de 16 mille ans avant J.C, ainsi que les outils en pierre taillée sous forme de lamelles et de galets. Melbou n'a pas été épargné par l'invasion romaine. En effet, des traces au niveau de la commune de Melbou dans un lieu dit «Taghzout», des restes de bouts de quelques remparts et des débris de murs et de pierres, possible qu'elles soient les restes de mausolées ou de sarcophages, ces vestiges sont connus de nos jours par le nom de «Ablat N'Roman» (pierre romaine). Ces vestiges sont encore là pour témoigner du passage des Romains. Melbou présente un relief montagneux qui domine une superbe côte de 12km. Ces montagnes abritent plusieurs hectares de forêts de chêne liège qui constitue une source d'économie considérable pour la commune. Il existe deux Oueds importants traversant la commune de Melbou : Oued Agrioun et Oued Boulezazene. Pour ce qui est de la situation socioéconomique de la commune, nous nous sommes rapprochés du président de l'APC qui a bien voulu répondre à nos questions.
Samedi 23 Décembre 2006
Hafit Zaouche
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Aokas, est une riche contrée du point de vue géographique et historique, avec une diversité de sites naturels, entre mer et montagne. Mais au stade actuel, le dynamisme touristique est laissé à son sort. Une infime poignée d'hôtels d'une capacité d'hébergement largement en deçà de la demande et quelques camps de toile, sans réelle rentabilité vu l'espace occupé et leur cycle de rotation, animent timidement l'activité touristique essentiellement estivale.
Aokas à travers l'histoire
La grotte féerique
Le château de la comtesse
On a demandé à Mr Sadoudi, pourquoi ont-ils choisi "Les Bavares" comme appellation pour leur groupe ? "C'était l'idée de notre manager Ouaret Hocine, qui nous a donné une véritable leçon d'histoire sur la Kabylie” qui est constituée, selon lui, de trois grandes régions identifiées par rapport aux deux fameuses chaînes de montagnes : Le Djurdjura, Les Babors et la vallée de la Soummam. Chaque région avec ses richesses et spécificités naturelles, culturelles et historiques…etc. Beaucoup de choses rassemblent les habitants de ces différentes régions, comme on peut constater certaines particularités dans les coutumes, les traditions et bien sûr le parler. Pour les habitants des Babors: Bavarès (appellation Romaine), appelés aussi Ibabrasen (Ababras), Iwaburen (Awabur) et enfin Isahliyen (Asahli), attribué par rapport au Sahel (littoral), on appelle le dialecte parlé dans la région des Babors "Tasahlit". En suivant les traces de Tasahlit de l'Est par Ziama, Laalam et d'autres villages de Jijel (Taksana et Djimla) et même de Skikda (Tassa, Kenwaa et Tamanart qui parlent Tasahlit à ce jour), jusqu'à Tichy à l'Ouest en passant par Melbou, Souk-el-tenine, Aokas. En montant par Tala Hemza, Amizour pour arriver à Berbacha. Plus haut encore on trouve Kendira, Tizi et Bouandas au Sud. Faisant le tour par Bougaa, Tizi n Brahem, Drawat, Ajjiwen, Draa El Kaid pour se reposer à Kherrata. En prenant la descente, la route nous emmène vers Bordj Mira, Darguina puis Souk-El-Tenine. Au milieu sont encerclés Ait Smail, Tizi n Berber, Boukhlifa, et Ait Tizi. Tout ce territoire est réuni autour de la capitale des Isahliyen qui est Aokas. Cette commune historique est appelé aussi Oued Mersa à l'époque coloniale. Cette belle région n'est malheureusement connue que pour ses plages, ses grottes féeriques et la cascade de Kefrida. Elle est représentée d'une manière timide dans les différents domaines que ce soit en production culturelles, artistiques, littéraires ou en formation d'élite politiques et autres …". Mr Ouaret, ajoute sur les propos de Mr Sadoudi: "Pour être plus explicite et court, Les Bavares est un nom attribué par les Romains pour les habitants des Babors (une chaîne de montagnes de l'est de Béjaia, Jijel, Skikda et Sétif, dont nous faisons partie". On a demandé à Mr Sadoudi de nous parler du palmarès du groupe : "On a à notre actif la 3ème place au Festival musical, organisé par l'Etoile d'Akbou. et le 3ème Prix au grand concours musical organisé par le DJS de Bejaia à Ouzellaguen". Pour leur projets d'avenir, "une tournée musicale dans un avenir proche. L'enregistrement d'un album à long terme" nous dit Mr Sadoudi. Avant de clore la rencontre au bassiste des Bavarés d'ajouter : "Merci pour cet entretien et pour votre considération à notre encontre et au nom du groupe je tiens à souhaiter une longue vie à "Racines-Izuran" et bon courage et longue vie aussi aux "Bavarés".
La démocratie ne se décrète pas.
La démocratie ne se décrète pas. Elle n'est pas non plus l'apanage des seuls pays riches ou avancés. Sans aller loin dans cette démonstration, contentons-nous de rappeler que la Kabylie a vécu des siècles durant dans une démocratie qui a, par ailleurs, surpris les plus éminents historiens qui, comme Honoteaux, s'étaient penchés, à la fin du 19e siècle, sur l'étude de nos us et coutumes.
Il est vrai en effet que, depuis des temps immémoriaux et jusqu'à l'indépendance, la sagesse, prise au sens strict du mot, avait prévalu dans la gestion des affaires essentielles du village. C'étaient bien les meilleurs de nos ancêtres qu'on habilitait unanimement à décider pour le compte de la communauté. Et un tel qualificatif n'avait strictement rien à voir avec l'embourgeoisement ou la faconde de ces heureux élus. Seuls étaient pris en considération les facteurs principaux de l'intelligence, de la conduite morale et de la capacité avérée à conduire les hommes. En particulier, l'instruction même poussée, dont pouvait se targuer un villageois, ne le désignait pas pour autant parmi les membres de l'élite dirigeante. Il pouvait tout juste servir de conseil en faisant état de ses connaissances avancées sur un sujet, sans avoir à interférer sur la décision finale du comité de sages. Il n'est pas inutile d'ajouter ici que l'autorité attribuée alors au membres de ce conseil était telle que le silence s'établissait prestement dès que l'un d'eux s'avisait de prendre la parole en assemblée.
Malheureusement, et c'est là le côté sans doute négatif du bouleversement véhiculé par la guerre de libération, ce type d'organisation sociale bien enviable s'est éteint dès les premiers jours de cette lutte. Les moussebilines, ayant d'autorité décidé de prendre eux-mêmes le relais, ont commencé à installer leur ordre. Or cet ordre était trop souvent improvisé par des jeunes gens aussi incultes qu'inintelligents et ne connaissant rien aux affaires humaines par nature extrêmement complexes. Féraoun, qui a décrit d'ailleurs les bévues comme les excès invraisemblables et souvent impardonnables de ces effrontés, en était arrivé à douter de l'issue de cette guerre, dont il faudra bien un jour ouvrir un débat serein sur les réalités parfois méprisables.
L'indépendance venue, au lieu de revenir à l'organisation ancestrale qui avait fait la fierté de notre contrée, d'autres jeunes, servant sous l'étiquette de délégués spéciaux et plus tard d'élus d'APC, ont pris place et entendent y rester. Le résultat est là, avec sa foultitude d'errements de toutes espèces, assortis très souvent d'actes de népotisme, de détournements, de dilapidations, etc.
Nous avons donc rompu avec notre système démocratique exemplaire, où les hommes géraient leurs affaires dans une parfaite fraternité sinon convivialité - à l'abri de l'administration turque puis française -, et sans même recourir à l'usage de la force et de la privation de liberté. Nous nous retrouvons aujourd'hui piégés par cet espèce de totalitarisme qui nous impose souvent hélas des gens n'ayant même pas recueilli nos suffrages électoraux.






