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Lundi 25 Décembre 2006
Voyage a l'intérieur des communes : La commune de Melbou (Bejaia)





Melbou est l'une des communes de la daira de Souk El Tenine, wilaya de Bejaia, issue du découpage administratif de 1985. Distante de 40 km du chef lieu de wilaya. elle est limitée du nord par la mer méditerranée, à l'ouest par la commune de Souk El Tenine, à l'est par la commune de Ziama Mensouria (wilaya de Jijel), et au sud par la commune de Tamridjt. La commune de Melbou à une population de 12000 habitants pour une superficie de 47.47 Km2. Selon une légende locale, «Melbou» est le nom d'une sainte que les vielles de cette région appellent «Mma Melbou». L'homme qui a habité la région est connu sous le nom de l'homme de Mechta Afalou, c'est un homo sapiens qui s'apparente au stock racial cromanoide du paléolithique supérieur. Il a habité dans l'abris sous roche d'Aflou Bu R'mel étymologiquement l'Abri du sable, qui est un abri naturel creusé à même la falaise, et il surplombe à environ 35m, la route nationale N 43 reliant Bejaia à Jijel. Il est situé à environ 800 mètres à l'est du chef lieu de la commune de Melbou. Le talus d'avant grotte est recouvert de sable et de végétations. La signalisation de cet abri sous roche de la région est due à EHRMANN lors des explorations géologiques, effectuées au début des années 20. En 1927, une visite a été effectuée pour un premier sondage, et a mené à la découverte d'une industrie archéologique et plusieurs ossements humanoïdes. Dans les années 80, une équipe du CRAPE dirigée par le professeur Slimane Hachi avait effectué des recherches qui ont abouti à la découverte de plusieurs ossements dont le squelette d'un homme âgé de 16 mille ans avant J.C, ainsi que les outils en pierre taillée sous forme de lamelles et de galets. Melbou n'a pas été épargné par l'invasion romaine. En effet, des traces au niveau de la commune de Melbou dans un lieu dit «Taghzout», des restes de bouts de quelques remparts et des débris de murs et de pierres, possible qu'elles soient les restes de mausolées ou de sarcophages, ces vestiges sont connus de nos jours par le nom de «Ablat N'Roman» (pierre romaine). Ces vestiges sont encore là pour témoigner du passage des Romains. Melbou présente un relief montagneux qui domine une superbe côte de 12km. Ces montagnes abritent plusieurs hectares de forêts de chêne liège qui constitue une source d'économie considérable pour la commune. Il existe deux Oueds importants traversant la commune de Melbou : Oued Agrioun et Oued Boulezazene. Pour ce qui est de la situation socioéconomique de la commune, nous nous sommes rapprochés du président de l'APC qui a bien voulu répondre à nos questions.




Samedi 23 Décembre 2006

Hafit Zaouche

http://www.racines-izuran.com/index.php?action=article&numero=451
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publié par Hafit Zaouche dans: aokas
Lundi 25 Décembre 2006
Voyage a l'intérieur des communes : La commune de Melbou (Bejaia)





Melbou est l'une des communes de la daira de Souk El Tenine, wilaya de Bejaia, issue du découpage administratif de 1985. Distante de 40 km du chef lieu de wilaya. elle est limitée du nord par la mer méditerranée, à l'ouest par la commune de Souk El Tenine, à l'est par la commune de Ziama Mensouria (wilaya de Jijel), et au sud par la commune de Tamridjt. La commune de Melbou à une population de 12000 habitants pour une superficie de 47.47 Km2. Selon une légende locale, «Melbou» est le nom d'une sainte que les vielles de cette région appellent «Mma Melbou». L'homme qui a habité la région est connu sous le nom de l'homme de Mechta Afalou, c'est un homo sapiens qui s'apparente au stock racial cromanoide du paléolithique supérieur. Il a habité dans l'abris sous roche d'Aflou Bu R'mel étymologiquement l'Abri du sable, qui est un abri naturel creusé à même la falaise, et il surplombe à environ 35m, la route nationale N 43 reliant Bejaia à Jijel. Il est situé à environ 800 mètres à l'est du chef lieu de la commune de Melbou. Le talus d'avant grotte est recouvert de sable et de végétations. La signalisation de cet abri sous roche de la région est due à EHRMANN lors des explorations géologiques, effectuées au début des années 20. En 1927, une visite a été effectuée pour un premier sondage, et a mené à la découverte d'une industrie archéologique et plusieurs ossements humanoïdes. Dans les années 80, une équipe du CRAPE dirigée par le professeur Slimane Hachi avait effectué des recherches qui ont abouti à la découverte de plusieurs ossements dont le squelette d'un homme âgé de 16 mille ans avant J.C, ainsi que les outils en pierre taillée sous forme de lamelles et de galets. Melbou n'a pas été épargné par l'invasion romaine. En effet, des traces au niveau de la commune de Melbou dans un lieu dit «Taghzout», des restes de bouts de quelques remparts et des débris de murs et de pierres, possible qu'elles soient les restes de mausolées ou de sarcophages, ces vestiges sont connus de nos jours par le nom de «Ablat N'Roman» (pierre romaine). Ces vestiges sont encore là pour témoigner du passage des Romains. Melbou présente un relief montagneux qui domine une superbe côte de 12km. Ces montagnes abritent plusieurs hectares de forêts de chêne liège qui constitue une source d'économie considérable pour la commune. Il existe deux Oueds importants traversant la commune de Melbou : Oued Agrioun et Oued Boulezazene. Pour ce qui est de la situation socioéconomique de la commune, nous nous sommes rapprochés du président de l'APC qui a bien voulu répondre à nos questions.




Samedi 23 Décembre 2006

Hafit Zaouche

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publié par Hafit Zaouche dans: aokas
Mercredi 25 Octobre 2006
Aokas, une région au potentiel touristique mal exploité

Aokas, est une riche contrée du point de vue géographique et historique, avec une diversité de sites naturels, entre mer et montagne. Mais au stade actuel, le dynamisme touristique est laissé à son sort. Une infime poignée d'hôtels d'une capacité d'hébergement largement en deçà de la demande et quelques camps de toile, sans réelle rentabilité vu l'espace occupé et leur cycle de rotation, animent timidement l'activité touristique essentiellement estivale.


 

La commune d'Aokas est située sur le littoral de la wilaya de Béjaïa, à l'Ouest du Cap Aokas entre Oued Tabelout et Oued Ourouazten. Sa superficie totale est de 61 hectares. Aokas, est une riche contrée du point de vue géographique et historique, avec une diversité de sites naturels, entre mer et montagne. Une population jeune et relativement instruite y vit. Aokas compte bien d'innombrables avantages qui militeraient pour son embellie économique et culturelle. Pourtant, sur l'arène du concret, les avantages sus cités ne s'avèrent propices qu'aux revers de leur primordiale destinée. En effet, si l'on se penche sur la situation économique de la région on comprend très vite la léthargie qui caractérise l'essentiel des secteurs. La première richesse est la population, elle constitue la cheville ouvrière de tout développement. Ironie du sort, cette jeunesse est devenue un fardeau. Par manque de travail, la tendance est à la débrouille, au travail saisonnier et au commerce... On y trouve essentiellement des employés de la fonction publique et des commerçants. A défaut, se sont des salariés qui travaillent en dehors de la daïra voire de la wilaya. En effet, pour les cadres et pour ceux qui n'ont pas choisi de s'éparpiller en diaspora, faute de postes de travail à la mesure de leur qualification, ont préféré quitter la région pour des conditions avantageuses et un lendemain plus ou moins garanti. A ne pas perdre de vue les conséquentes entrées de devise à travers la diaspora établie essentiellement en France. Les pensions de retraites et les allocations pour les veuves qui font vivre bon nombre de familles, comme l'a mentionné, à juste titre, un citoyen d'Aokas "Ces morts qui font vivre les vivants". Cependant, l'utilisation de cette ressource en devises laisse à désirer. Elle ne profite qu'au snobisme, au construction de villas et à l'achat de voitures de luxes. Aucune initiative de fructification de cette manne conséquente n'est à répertorier hormis quelques activités trop fragiles et sujettes aux aléas conjoncturels tel le transport, généralement informel, ou de rudimentaires activités mercantiles qui ne sont nullement génératrices de richesse. L'entreprenariat ne semble captiver personne. Mais si le tissu industriel n'est pas assez développé, voire inexistant, ceci doit être vu comme un avantage car, sans encadrement et sans mesures de protection de l'environnement, ceci mettrait en péril l'environnement qui est la source de l'autre manne qui est touristique celle-ci. Sans doute la splendeur et la diversité des sites naturels n'est pas des moindres qui, avec un aménagement approprié, fournirait une richesse sans pareille, du travail valable pour toute la population et des débouchés supplémentaires conséquents pour l'actuel tissu commercial. Au stade actuel, le dynamisme touristique est laissé à son sort. Une infime poignée d'hôtels d'une capacité d'hébergement largement en deçà de la demande et quelques camps de toile, sans réelle rentabilité vu l'espace occupé et leur cycle de rotation, animent timidement l'activité touristique essentiellement estivale. Pour profiter amplement de ces caprices, qu'Aokas doit exclusivement à la providence, des mesures urgentes sont à engager et ce en répondant aux exigences du présent et surtout celles de l'avenir. Sans quoi le parcours ne restera qu'un cumul de retard.
 

Aokas à travers l'histoire

Cette Histoire tirée du livre de RAHMANI Slimane intitulé : "Notes ethnographiques et sociologiques sur les Beni M'hamed du Cap Aokas et du Beni Amrous”. Le douar d'Aokas a été créé par décret du 2 octobre 1869. Il a une superficie de 2.202 hectares et une population indigène de 2.245 habitants (Recensement de 1931). Son altitude moyenne est de 300 mètres. Sept fractions forment ce douar : Tabellout, Tixerrubine, Taremant, Aliwen, Mesbah, Aqqar, Ait Aissa. Les Beni M'hamed sont d'origine berbère remontant à une époque très reculée. Les premiers occupants de cette tribu seraient les Ait Makhlouf, établis dans les bassins de l'Oued Mesbah, de l'Oued n Tbellout et sur une partie du territoire situé sur la rive droite de ce cours d'eau et comprises dans la tribu des Ait Ouaret ou Ali aujourd'hui rattachée à celle d'Aokas. Vers la fin du XVe siècle de l'ère chrétienne, au moment où les Maures vaincus par les Espagnols repassèrent la mer et se répandirent dans le Nord de l'Afrique (1492) deux familles vinrent s'établir dans le pays sous la conduite de deux riches chefs marabouts vénérés, M'hamed ou Said Ouled M'hamed ou Mâmmer, originaires de Sekiet el Hamra, au sud du Maroc. Les Beni M'hamed ont vécu constamment en guerre avec leurs voisins ; ils n'ont jamais payé d'impôts aux Turcs et ils ont toujours joui de l'indépendance qu'ils avaient su conquérir jusqu'à leur soumission, d'une façon définitive au général Randon, après un combat acharné de deux jours, livré au col de Tizi ou Sekka en mai 1853.
 

La grotte féerique

On ne peut pas parler d'Aokas sans évoquer la grotte féerique qui représente le symbole de tout un village. La grotte féerique pour Aokas c'est comme la tour Eifel pour Paris, la statue de la liberté pour New York, le sanctuaire des martyrs pour Alger… Historique de cette merveille naturelle En 1963, une équipe d'ouvriers se félicitent d'avoir percé pratiquement la moitié d'un cap qui plonge sa tête dans les eaux tièdes du sud de la Méditerranée. On est bien en Algérie, à 250 km à l'est d'Alger plus précisément à Aokas dans la wilaya de Bejaia. Bejaia le berceau des civilisations. Bougie au temps du métaphysicien Andalou "Ibn Arabi", le mathématicien italien "Leonardo Fibonacci", le philosophe catalan "Raymond Lulle", l'historien "Ibn Khaldoun", Bejaia remonte aussi a l'époque Romaine ; C'est en 27 - 26 avant J.C que le romain Octave y fonda la Colonia Julia Augusta Saldensium Septimana Immunis, pour les vétérans de la Légion VII Augusta. On est au Cap Aokas, à l'intérieur de ce cap dont la ville tire la moitié de l'appellation. Aokas, signifie en Berbère requin blanc. Encore un effort et les ouvriers de la société franco-italienne découvrent une poche d'air de la taille d'une chambre, merveilleusement décorée par des dépôts de calcaire plusieurs fois millénaires. Avant que ces spéléologues improvisés ne se rendent compte qu'ils seront obligés de faire passer cette route nationale sur leur découverte, un coin sombre de la chambre attire leur curiosité. On y dirige la lumière d'une torche, et celle-ci est aspirée dans un long prolongement. Un prolongement qui s'avère être une galerie de 65m qui donne en plein cœur de la montagne. Une galerie ornée du bout à l'autre par de mystérieuses formes qui brillent de mille feux parce que, cristalline est la matière dont elles sont constituées. La grotte féerique serait formée comme les autres grottes karstiques du littoral méditerranéen, autrefois hors de l'eau, se sont formées par creusement du calcaire à l'air libre durant les périodes glaciaires de notre histoire. La grotte féerique est un musée minéral de sculptures, d'un travail millénaire de l'eau. L'entrée de la grotte féerique se trouve au milieu d'un tunnel qui abrite une route nationale, ce qui fait que la circulation y est intense et les gaz échappés mélangés à des quantités énormes de poussière sont aspirés par la bouche de la grotte par un système d'aération naturel du à la différence de pression. Ce qui fait que des couches noires se forment sur les roches. Cette pollution dévalorise, esthétiquement le décor divin de la grotte et interrompe la minéralisation, donc l'évolution naturelle des roches calcaires. On dirait que cette grotte aspire ses gaz mortels pour mourir et ne plus offrir sa beauté aux Hommes qui la surexploitent et ne se soucient point de son devenir.
 

Le château de la comtesse

Aokas est connue pour sa montagne de Yemma Tadrart, d'une Élévation de 437 m, sur ses grottes féeriques et on oublie souvent d'évoquer le château de la comtesse. Ce manoir (résidence) est construit sur un rempart, à l'entrée ouest de la commune d'Aokas. Il est situé à bord de la RN N° 9 reliant Bejaia à Setif (1,5 km de la ville d'Aokas). Ce chef-d'œuvre architectural est construit avec de la pierre taillée, sa toiture est faite avec de l'ardoise. D'une surface de 5 983 m2 est composé d'un édifice principal (une maison a deux étages), le rez-de-chaussée de 195 m2 : divisé en trois chambres, un hall de réception et un showroom. Selon ceux qui ont connu cette région, ce château a été occupé par un certain Boucheron, pour la production et la commercialisation du vin. "Le château est construit, par un général de l'armée française surnommé Poison et il n'avait pas d'héritiers exactement les travaux de construction de cette résidence débutèrent en 1870, et se terminèrent en 1890". Au début, le colon ne trouvait pas d'intérêt à nommer son édifice, mais on raconte que ce général s'est marié avec une femme algérienne de la région de Bejaia. Une fois le château construit il voulait lui donner le nom de famille de sa femme. Elle refusa, Elle lui dit "tu t'es marié avec moi pas avec ma famille", et il décida de l'appeler le "château de la Comtesse". Aujourd'hui, le château se déprécie de plus en plus, et est devenue des ruines. Ce magnifique manoir est devenu un endroit où personne ne s'aventure pour le visiter, car devenu le paradis des rats et d'autres animaux égarés. Ce prestigieux château est en constante déperdition.
 

Samedi 30 Septembre 2006
Hafit Zaouche
publié par Hafit Zaouche dans: aokas
Mercredi 25 Octobre 2006
Les Bavarés, la nouvelle révélation du Rock kabyle

 

Les membres du groupe
Aokas était représenté à Adekar par un groupe de jeunes amateurs, spécialisés dans la musique moderne. Ce groupe a pour nom "Les Bavares". Pour mieux les connaître, on s'est rapproché du bassiste du groupe, Mr Sadoudi Mohand: "Les tout premiers moments c'était à la cité universitaire Pépinière de Bejaia, vu que les trois guitaristes partageaient la même chambre et participaient à plusieurs galas organisés au sein de la cité. Le festival musical Tizghin (Tizi n berber) leur a donné l'occasion de rencontrer une grande voix féminine qui est Cirta Waret. Puis Aweqqas et Lhadi ont rejoint le groupe" nous déclara-t-il. Mr Sadoudi ajoute : "Le groupe est composé de Nadir Mahouast (Guitariste accompagnateur du groupe, diplômé en biologie) ses hobbies : Musique, lecture, botanique, voyage, domino… Aweqqas (Organiste du groupe, lycéen, ancien élément de la chorale Taos Amrouche), ses hobbies: Musique, sport, dessin, élevage, voyage... Lhadi Touati (Batteur du groupe, musicien de fonction) ses hobbies : Musique, voyage, pêche, jeux d'échec… Sadoudi Mohand (Bassiste, universitaire, ancien élément du groupe Freemen), ses hobbies : Musique, tennis de table, sculpture sur bois… Idir Arrouche (Guitariste soliste, universitaire, Fan de Mark Knopfler), ses hobbies : Musique, natation, chasse, danse… Cirta Waret (Vocaliste, lycéenne, ancien élément de la Chorale Taos Amrouche, duo avec Warsine, Kassa Kamel…), ses hobbies: Musique, jardinage, informatique, sport…

On a demandé à Mr Sadoudi, pourquoi ont-ils choisi "Les Bavares" comme appellation pour leur groupe ? "C'était l'idée de notre manager Ouaret Hocine, qui nous a donné une véritable leçon d'histoire sur la Kabylie” qui est constituée, selon lui, de trois grandes régions identifiées par rapport aux deux fameuses chaînes de montagnes : Le Djurdjura, Les Babors et la vallée de la Soummam. Chaque région avec ses richesses et spécificités naturelles, culturelles et historiques…etc. Beaucoup de choses rassemblent les habitants de ces différentes régions, comme on peut constater certaines particularités dans les coutumes, les traditions et bien sûr le parler. Pour les habitants des Babors: Bavarès (appellation Romaine), appelés aussi Ibabrasen (Ababras), Iwaburen (Awabur) et enfin Isahliyen (Asahli), attribué par rapport au Sahel (littoral), on appelle le dialecte parlé dans la région des Babors "Tasahlit". En suivant les traces de Tasahlit de l'Est par Ziama, Laalam et d'autres villages de Jijel (Taksana et Djimla) et même de Skikda (Tassa, Kenwaa et Tamanart qui parlent Tasahlit à ce jour), jusqu'à Tichy à l'Ouest en passant par Melbou, Souk-el-tenine, Aokas. En montant par Tala Hemza, Amizour pour arriver à Berbacha. Plus haut encore on trouve Kendira, Tizi et Bouandas au Sud. Faisant le tour par Bougaa, Tizi n Brahem, Drawat, Ajjiwen, Draa El Kaid pour se reposer à Kherrata. En prenant la descente, la route nous emmène vers Bordj Mira, Darguina puis Souk-El-Tenine. Au milieu sont encerclés Ait Smail, Tizi n Berber, Boukhlifa, et Ait Tizi. Tout ce territoire est réuni autour de la capitale des Isahliyen qui est Aokas. Cette commune historique est appelé aussi Oued Mersa à l'époque coloniale. Cette belle région n'est malheureusement connue que pour ses plages, ses grottes féeriques et la cascade de Kefrida. Elle est représentée d'une manière timide dans les différents domaines que ce soit en production culturelles, artistiques, littéraires ou en formation d'élite politiques et autres …". Mr Ouaret, ajoute sur les propos de Mr Sadoudi: "Pour être plus explicite et court, Les Bavares est un nom attribué par les Romains pour les habitants des Babors (une chaîne de montagnes de l'est de Béjaia, Jijel, Skikda et Sétif, dont nous faisons partie". On a demandé à Mr Sadoudi de nous parler du palmarès du groupe : "On a à notre actif la 3ème place au Festival musical, organisé par l'Etoile d'Akbou. et le 3ème Prix au grand concours musical organisé par le DJS de Bejaia à Ouzellaguen". Pour leur projets d'avenir, "une tournée musicale dans un avenir proche. L'enregistrement d'un album à long terme" nous dit Mr Sadoudi. Avant de clore la rencontre au bassiste des Bavarés d'ajouter : "Merci pour cet entretien et pour votre considération à notre encontre et au nom du groupe je tiens à souhaiter une longue vie à "Racines-Izuran" et bon courage et longue vie aussi aux "Bavarés".
 
 

Samedi 02 Septembre 2006
Hafit Zaouche
publié par Hafit Zaouche dans: aokas
Samedi 14 Octobre 2006

                                                                      La démocratie ne se décrète pas.

La démocratie ne se décrète pas. Elle n'est pas non plus l'apanage des seuls pays riches ou avancés. Sans aller loin dans cette démonstration, contentons-nous de rappeler que la Kabylie a vécu des siècles durant dans une démocratie qui a, par ailleurs, surpris les plus éminents historiens qui, comme Honoteaux, s'étaient penchés, à la fin du 19e siècle, sur l'étude de nos us et coutumes.

Il est vrai en effet que, depuis des temps immémoriaux et jusqu'à l'indépendance, la sagesse, prise au sens strict du mot, avait prévalu dans la gestion des affaires essentielles du village. C'étaient bien les meilleurs de nos ancêtres qu'on habilitait unanimement à décider pour le compte de la communauté. Et un tel qualificatif n'avait strictement rien à voir avec l'embourgeoisement ou la faconde de ces heureux élus. Seuls étaient pris en considération les facteurs principaux de l'intelligence, de la conduite morale et de la capacité avérée à conduire les hommes. En particulier, l'instruction même poussée, dont pouvait se targuer un villageois, ne le désignait pas pour autant parmi les membres de l'élite dirigeante. Il pouvait tout juste servir de conseil en faisant état de ses connaissances avancées sur un sujet, sans avoir à interférer sur la décision finale du comité de sages. Il n'est pas inutile d'ajouter ici que l'autorité attribuée alors au membres de ce conseil était telle que le silence s'établissait prestement dès que l'un d'eux s'avisait de prendre la parole en assemblée.

Malheureusement, et c'est là le côté sans doute négatif du bouleversement véhiculé par la guerre de libération, ce type d'organisation sociale bien enviable s'est éteint dès les premiers jours de cette lutte. Les moussebilines, ayant d'autorité décidé de prendre eux-mêmes le relais, ont commencé à installer leur ordre. Or cet ordre était trop souvent improvisé par des jeunes gens aussi incultes qu'inintelligents et ne connaissant rien aux affaires humaines par nature extrêmement complexes. Féraoun, qui a décrit d'ailleurs les bévues comme les excès invraisemblables et souvent impardonnables de ces effrontés, en était arrivé à douter de l'issue de cette guerre, dont il faudra bien un jour ouvrir un débat serein sur les réalités parfois méprisables.

L'indépendance venue, au lieu de revenir à l'organisation ancestrale qui avait fait la fierté de notre contrée, d'autres jeunes, servant sous l'étiquette de délégués spéciaux et plus tard d'élus d'APC, ont pris place et entendent y rester. Le résultat est là, avec sa foultitude d'errements de toutes espèces, assortis très souvent d'actes de népotisme, de détournements, de dilapidations, etc.

Nous avons donc rompu avec notre système démocratique exemplaire, où les hommes géraient leurs affaires dans une parfaite fraternité sinon convivialité - à l'abri de l'administration turque puis française -, et sans même recourir à l'usage de la force et de la privation de liberté. Nous nous retrouvons aujourd'hui piégés par cet espèce de totalitarisme qui nous impose souvent hélas des gens n'ayant même pas recueilli nos suffrages électoraux.

publié par akhroub dans: aokas
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