Témoignage d'un appelé.
D’après le témoignage de Jean-Claude Fauché,
recueilli par Bernard Zimmermann.
Les photographies présentées ici sont extraites d'un album de photos prises par Jean-Claude Fauché, soldat du contingent, en 1961-62. Il s'agit d'un ensemble exceptionnel de documents
témoignant de la vie quotidienne d'un appelé durant les 14 mois de la guerre d'Algérie précédant le cessez-le-feu du 19 mars.
J-C. Fauché, incorporé au camp de Souges, près de Bordeaux, a été versé au 57ème R.I. et affecté durant presque toute la durée de son service dans la Compagnie de Commandement d'Appui et de Services, au poste de Cap Aokas, près de Bougie.
Le "poste" était tenu par une section comprenant deux appelés français, un sergent la commandant et lui-même, et une harka de 21 hommes, des Algériens dont un n'était pas un harki mais un appelé. Les harkis étaient sous l'autorité directe d'un sergent harki ; ce dernier était un ancien maquisard rallié.
Les missions de la section consistaient en la garde du poste qui couvrait notamment le camp de prisonniers de Cap Aokas, où opéraient les hommes des Services de renseignement (il s'y pratiquait la torture) ; la section ouvrait quotidiennement la piste entre Cap Aokas et Tizi n'Berber, elle participait à des opérations de bouclage, de ratissage, elle pouvait être affectée à la protection des populations civiles européennes, par exemple le dimanche sur la plage de Tichi…
J-C. Fauché décrit ainsi les relations entre les appelés français et les harkis. "Je préférais les harkis aux appelés (algériens, Ndlr), parce que les appelés étaient là obligés ; les harkis étaient plus francs. Pourquoi étaient-ils là ? Je ne leur ai jamais posé la question de leurs motivations. Les plus engagés sont restés jusqu'au bout, quelques uns sont partis un peu avant la fin, peut-être parce qu'il y avait des pressions sur leurs familles. Nous avions une certaine méfiance vis à vis d'eux ; au poste, on ne mettait jamaisdeux harkis à monter la garde ensemble. A la station de pompage de Cap Aokas, tenue par des appelés français, avec un harki parmi eux, une nuit, la porte a été ouverte et tous les hommes ont été enlevés ; on ne les a jamais retrouvés. Les soupçons ont porté sur le harki ; on avait toujours cette crainte… Lorsque je suis arrivé au poste, les harkis ont commencé par me mener la vie dure. Mon ami, le sergent D. qui commandait le poste voisin, m'avait dit : "Ne te laisse pas faire, si tu as un problème avec eux, adresse-toi au sergent harki, il s'en occupera." Après, ça a été, parce qu'ils voyaient que je crapahutais avec eux…
Les harkis de la section étaient des hommes des villages kabyles des alentours. Un jour, le sergent a eu l'idée d'aller dormir dans la famille du sergent harki. Il avait une perm tous les mois, nous
sommes allés deux ou trois fois avec lui dans sa mechta ; c'était une cour avec une sorte de
murette et leur petit logement ; deux familles vivaient là. Le sergent avait sa mère et un frère ; ils nous ont bien accueillis ; la mère nous installait un matelas avec un oreiller. Jamais je n'aurais cru
que je dormirais dans une mechta comme en France. Nous ne faisions pas que dormir, on montait la garde aussi ! On mangeait avec eux, parlait un peu de tout, ils parlaient français mais entre eux en kabyle.
Je n'avais pas peur, au contraire, je trouvais ça super de sortir du poste, d'aller dormir dans une
mechta; j'étais inconscient. Comme le sergent avait sa perm qui tombait à intervalles réguliers, et que nous prenionstoujours le même chemin pour aller chez lui, les autres ont fini par nous tendre une embuscade. On s'en est bien sortis cette fois-là ; en face, il ont eu deux tués. Après cette affaire, le capitaine nous a interdit de retourner dormir à la mechta. Les harkis, eux, risquaient gros, car ils devaient laisser leurs armes au poste lorsqu'ils rentraient chez eux. C'étaient des guerriers, ils n'avaient pas peur d'aller au baroud. Aux maquisards, ils ne faisaient pas de cadeaux. Une fois, on a arrêté un jeune de 15-16 ans ; ils l'ont passé à tabac…
Le sergent harki a été tué dans une embuscade. Les autres, je ne sais pas ce qu'ils sont devenus."

La harka de Cap Aokas en opération (à Bouhala, en zone rebelle)

Fête de la harka
(intérieur du poste de Cap Aokas)

Fête au mois de Ramadan 1961
(Poste de Cap Aokas)

Drapeau pris aux maquisards à l'issue d'un accrochage ( au premier rang, accroupi, le sergent de la harka de Cap Aokas.)

Prisonniers F.L.N. chargeant du sable
sous la garde de la harka de Cap Aokas

Visite des familles
aux prisonniers du camp de Cap Aokas
(photo prise de la meurtrière de la tour du poste).
bab.el.oueb.free.fr/assosoleilenessonne/memoire_histoire/conflits-memoires/lesharkisetnous.htm - 158k
D’après le témoignage de Jean-Claude Fauché,
recueilli par Bernard Zimmermann.
Les photographies présentées ici sont extraites d'un album de photos prises par Jean-Claude Fauché, soldat du contingent, en 1961-62. Il s'agit d'un ensemble exceptionnel de documents
témoignant de la vie quotidienne d'un appelé durant les 14 mois de la guerre d'Algérie précédant le cessez-le-feu du 19 mars.
J-C. Fauché, incorporé au camp de Souges, près de Bordeaux, a été versé au 57ème R.I. et affecté durant presque toute la durée de son service dans la Compagnie de Commandement d'Appui et de Services, au poste de Cap Aokas, près de Bougie.
Le "poste" était tenu par une section comprenant deux appelés français, un sergent la commandant et lui-même, et une harka de 21 hommes, des Algériens dont un n'était pas un harki mais un appelé. Les harkis étaient sous l'autorité directe d'un sergent harki ; ce dernier était un ancien maquisard rallié.
Les missions de la section consistaient en la garde du poste qui couvrait notamment le camp de prisonniers de Cap Aokas, où opéraient les hommes des Services de renseignement (il s'y pratiquait la torture) ; la section ouvrait quotidiennement la piste entre Cap Aokas et Tizi n'Berber, elle participait à des opérations de bouclage, de ratissage, elle pouvait être affectée à la protection des populations civiles européennes, par exemple le dimanche sur la plage de Tichi…
J-C. Fauché décrit ainsi les relations entre les appelés français et les harkis. "Je préférais les harkis aux appelés (algériens, Ndlr), parce que les appelés étaient là obligés ; les harkis étaient plus francs. Pourquoi étaient-ils là ? Je ne leur ai jamais posé la question de leurs motivations. Les plus engagés sont restés jusqu'au bout, quelques uns sont partis un peu avant la fin, peut-être parce qu'il y avait des pressions sur leurs familles. Nous avions une certaine méfiance vis à vis d'eux ; au poste, on ne mettait jamaisdeux harkis à monter la garde ensemble. A la station de pompage de Cap Aokas, tenue par des appelés français, avec un harki parmi eux, une nuit, la porte a été ouverte et tous les hommes ont été enlevés ; on ne les a jamais retrouvés. Les soupçons ont porté sur le harki ; on avait toujours cette crainte… Lorsque je suis arrivé au poste, les harkis ont commencé par me mener la vie dure. Mon ami, le sergent D. qui commandait le poste voisin, m'avait dit : "Ne te laisse pas faire, si tu as un problème avec eux, adresse-toi au sergent harki, il s'en occupera." Après, ça a été, parce qu'ils voyaient que je crapahutais avec eux…
Les harkis de la section étaient des hommes des villages kabyles des alentours. Un jour, le sergent a eu l'idée d'aller dormir dans la famille du sergent harki. Il avait une perm tous les mois, nous
sommes allés deux ou trois fois avec lui dans sa mechta ; c'était une cour avec une sorte de
murette et leur petit logement ; deux familles vivaient là. Le sergent avait sa mère et un frère ; ils nous ont bien accueillis ; la mère nous installait un matelas avec un oreiller. Jamais je n'aurais cru
que je dormirais dans une mechta comme en France. Nous ne faisions pas que dormir, on montait la garde aussi ! On mangeait avec eux, parlait un peu de tout, ils parlaient français mais entre eux en kabyle.
Je n'avais pas peur, au contraire, je trouvais ça super de sortir du poste, d'aller dormir dans une
mechta; j'étais inconscient. Comme le sergent avait sa perm qui tombait à intervalles réguliers, et que nous prenionstoujours le même chemin pour aller chez lui, les autres ont fini par nous tendre une embuscade. On s'en est bien sortis cette fois-là ; en face, il ont eu deux tués. Après cette affaire, le capitaine nous a interdit de retourner dormir à la mechta. Les harkis, eux, risquaient gros, car ils devaient laisser leurs armes au poste lorsqu'ils rentraient chez eux. C'étaient des guerriers, ils n'avaient pas peur d'aller au baroud. Aux maquisards, ils ne faisaient pas de cadeaux. Une fois, on a arrêté un jeune de 15-16 ans ; ils l'ont passé à tabac…
Le sergent harki a été tué dans une embuscade. Les autres, je ne sais pas ce qu'ils sont devenus."

La harka de Cap Aokas en opération (à Bouhala, en zone rebelle)

Fête de la harka
(intérieur du poste de Cap Aokas)

Fête au mois de Ramadan 1961
(Poste de Cap Aokas)

Drapeau pris aux maquisards à l'issue d'un accrochage ( au premier rang, accroupi, le sergent de la harka de Cap Aokas.)

Prisonniers F.L.N. chargeant du sable
sous la garde de la harka de Cap Aokas

Visite des familles
aux prisonniers du camp de Cap Aokas
(photo prise de la meurtrière de la tour du poste).
bab.el.oueb.free.fr/assosoleilenessonne/memoire_histoire/conflits-memoires/lesharkisetnous.htm - 158k
publié par Azou dans: aokas
Darguina, une commune où beaucoup reste à faire
Voyage a l'intérieur des communes
La commune de Darguina ou Iderguinene en kabyle, fondée en 1957 après la dissolution des communes mixtes de Oued Marsa et Takitount, est distante de 45 km du chef lieu de la wilaya de Bgayet. Elle est limitée du nord par les communes de Souk El Tenine et Melbou, à l'ouest par la commune de Taskriout, à l'est par les communes de Tamridjet et la commune Babors (wilaya de Setif) et au sud par la commune de Kherrata. La commune de Darguina a une population de 14000 habitants pour une superficie de 85.53km2 Selon une source locale, l'appellation Iderguinene vient du nom de famille du premier habitant d'un hameau qui est «Derguini» Le relief de la commune Iderguinen est très accidenté du fait de sa proximité de la chaîne montagneuse «les Babors», une petite montagne qui tire son nom de la chaîne montagneuse qui s'appelle «Tababort». Les grands villages qui composent la commune Iderguinene sont : Ait Felkai, Ighzer ouftis, Ait Atik, Tadergount, Ait Boudjit, Ait Anane, Akabaou et Saadane. Le mont le plus culminant de la commune est «Adrar Amelal» et les principaux oueds (issafen) sont : Ighzer ouftis et Assif Agrioun.
Le chômage, le problème majeur des jeunes
En sillonnant les différents villages et quartiers de la commune de Darguina, on a constaté que la plus part des jeunes sont sans emploi. Tous les jeunes qu'on a rencontrés à Ait Anane, Ait Felkai et à Darguina-centre, nous parlent d'une seule voix «on veut travailler» ou encore «Est-il un crime dans notre pays de vouloir travailler ?». Sur ce volet, le P/APC de Darguina, Mr Bektache Madjid, nous dira : «le chômage dans notre commune est estimé à 25%. Nous pensons créer une zone d'activité au niveau de la commune de Darguina, des démarches sont déjà entreprises pour la distraction d'un terrain forestier. Cette zone d'activité est la seule option pour créer l'activité économique au niveau de notre commune. On souhaite aussi relancer l'exploitation de la mine «Ighil Oudrar» qui pourrait générer la création de beaucoup d'emploi et aussi des revenus considérables pour la commune»
L'oisiveté est la mère de tous les vices...
Les ressources familiales sont de plus en plus dégressives et il ne reste plus que quelques entrées de salaires de petits boulots. Dans un contexte de crise durable où le nombre de chômeurs augmente, l'argent va manquer pour continuer à payer le prix du silence. D'autant que, les nouvelles catégories touchées, les cadres confirmés et les jeunes diplômés, devraient être mieux armées pour faire entendre leur colère. Pour B. Djamel, la trentaine, ingénieur, rencontré dans un café à Ait Boudjit : «le chômage est un phénomène très grave. Ici il y a des personnes dépassant, parfois, la quarantaine, qui n'ont jamais travaillé de leur vie, même pas un jour, des jeunes qui ne peuvent même pas de quoi se payer un café.» Pour N. Hamid, enseignant, rencontré à Ait Anane : «Le chômage ? C'est tout simplement indigne pour l'humain !!!!! »
Les décharges sauvages pullulent
A l'instar des communes qu'on a visitées, la commune de Darguina ne fait pas exception. Les décharges sauvages sont partout. Nous nous sommes rapprochés du premier magistrat de la commune pour savoir ce que projette la municipalité à l'effet de parer à ce problème qui est un danger permanent pour la santé publique et pour l'environnement. Pour le P/APC, «la décharge publique est un véritable casse-tête à Darguina ». «Nous sommes confrontés à un problème de site qui pourrait abriter une décharge. Il y a aussi l'opposition des citoyens à chaque fois qu'on propose un site pour cela. On est entre le marteau et l'enclume», a-t-il indiqué.
Ait Felkai, un village isolé et oublié
Ait Felkai, un village d'environ 500 âmes situé à 12 km du chef lieu de la commune, est le plus reculé et le plus isolé de la commune. Ce qui complique d'avantage la situation de ses habitants est l'état lamentable et très déplorable de la route le reliant au chef-lieu communal. Nous avons appris auprès du Président d'APC que deux opérations de réfection et de revêtement du chemin communal reliant Ait Felkai au chef-lieu de la commune sont inscrites. «On espère que ces opérations, dira M. Bektache Madjid, encourageront le privé à investir dans le transport, ce qui aidera à désenclaver ce village».
Cité Saadane, illicite pour les pouvoirs publics
Pour les pouvoirs publics, la Cité Saadane est illicite. Que pense le président de l'Association de ladite Cité, Mr Saiche Ahmed ? «Notre cité a été construite après le séisme de 1974 qui a fortement secoué notre région. La cité Saadane était une cité de recasement. Notre plus grand problème est que les pouvoirs publics considèrent notre cité comme étant illicite, on demande avec insistance la régularisation de notre situation qui dure encore depuis des décennies», explique notre interlocuteur. De son côté, le premier responsable de la commune dira : «il n'y a qu'une seule solution pour régler le problème de la cité Saadane, à savoir la distraction du terrain d'assiette de cette cité du terrain forestier et l'intégrer dans les réserves foncières communales pour pouvoir établir des actes individuels».
Sports et loisirs : beaucoup reste à faire
L'Association des activités des jeunes (AAJ), la seule association la plus active de la commune est à l'arrêt actuellement. A en croire son président, Mr. Bektache Lounis, cette association attend l'ouverture du Complexe sportif de proximité (CSP), car, dit-il, «l'ancienne maison de jeunes est transformée en auberge». Le club de volley-Ball qui faisait, jadis, la fierté du sport à Darguina, n'existe plus actuellement. Pour Boumezouad Lyazid, président du comité directeur du CRB Darguina : «le club a été dissous suite à de graves problèmes financiers. De division 2 (D2) à la disparition ! ». Pour ce qui est du football à Darguina, notre interlocuteur dira : «le CRB Darguina est crée dans les années 80 toutes les catégories engageaient, le club de football a réussi à accéder jusqu'à en division régionale. Faute de moyens financiers, le club est dissous la saison 2003-2004. A partir de cette date, le CRBD était complètement à l'arrêt jusqu'à la saison 2006-2007 où on a décidé de revivre le club. Nous avons engagé 3 catégories (minimes, cadets et juniors)».
Le centre culturel, Matoub Lounes, à l'abandon
Un centre culturel portant le nom de Matoub Lounes avait été inscrit en 1993, par l'APC de l'époque dont les travaux ont démarré en 1994 sous l'égide de la DEC (délégation élective communale). L'enveloppe qui lui a été allouée était de l'ordre de 150 millions de centimes. Le projet a été abandonné sans être achevé. En 1998, une enveloppe de 1 milliard de centimes dans le cadre du PCD lui a été allouée dans le but d'achever ledit projet. L'actuel P/APC de Darguina nous informe qu'«avant même l'achèvement des travaux, on a entamé les démarches pour baptiser cet édifice cultuel, sur délibération de le l'Assemblée de l'époque, on a choisi de le baptiser au nom de Matoub Lounes». Notre interlocuteur ajoute : «le centre culturel Matoub Lounes est inauguré le 20/08/2002, mais les services de wilaya n'ont pas encore approuvé cette appellation à cause d'une pétition signée par un groupe de moudjahidine et de fils de chahids contestant cette appellation. Le bras de fer persiste encore entre l'APC et les services de wilaya». Depuis quelques temps, ce centre est affecté par l'APC de Darguina à la direction de la culture de la wilaya de Bgayet. Malheureusement, il est abandonné faute de personnels. Pour la vie culturelle, en générale, il y a lieu de souligner que la commune de Darguina est surtout connue pour son école de musique, dont le groupe «Iwaziwen» est un pur produit de cette école.
Le chômage, le problème majeur des jeunes
En sillonnant les différents villages et quartiers de la commune de Darguina, on a constaté que la plus part des jeunes sont sans emploi. Tous les jeunes qu'on a rencontrés à Ait Anane, Ait Felkai et à Darguina-centre, nous parlent d'une seule voix «on veut travailler» ou encore «Est-il un crime dans notre pays de vouloir travailler ?». Sur ce volet, le P/APC de Darguina, Mr Bektache Madjid, nous dira : «le chômage dans notre commune est estimé à 25%. Nous pensons créer une zone d'activité au niveau de la commune de Darguina, des démarches sont déjà entreprises pour la distraction d'un terrain forestier. Cette zone d'activité est la seule option pour créer l'activité économique au niveau de notre commune. On souhaite aussi relancer l'exploitation de la mine «Ighil Oudrar» qui pourrait générer la création de beaucoup d'emploi et aussi des revenus considérables pour la commune»
L'oisiveté est la mère de tous les vices...
Les ressources familiales sont de plus en plus dégressives et il ne reste plus que quelques entrées de salaires de petits boulots. Dans un contexte de crise durable où le nombre de chômeurs augmente, l'argent va manquer pour continuer à payer le prix du silence. D'autant que, les nouvelles catégories touchées, les cadres confirmés et les jeunes diplômés, devraient être mieux armées pour faire entendre leur colère. Pour B. Djamel, la trentaine, ingénieur, rencontré dans un café à Ait Boudjit : «le chômage est un phénomène très grave. Ici il y a des personnes dépassant, parfois, la quarantaine, qui n'ont jamais travaillé de leur vie, même pas un jour, des jeunes qui ne peuvent même pas de quoi se payer un café.» Pour N. Hamid, enseignant, rencontré à Ait Anane : «Le chômage ? C'est tout simplement indigne pour l'humain !!!!! »
Les décharges sauvages pullulent
A l'instar des communes qu'on a visitées, la commune de Darguina ne fait pas exception. Les décharges sauvages sont partout. Nous nous sommes rapprochés du premier magistrat de la commune pour savoir ce que projette la municipalité à l'effet de parer à ce problème qui est un danger permanent pour la santé publique et pour l'environnement. Pour le P/APC, «la décharge publique est un véritable casse-tête à Darguina ». «Nous sommes confrontés à un problème de site qui pourrait abriter une décharge. Il y a aussi l'opposition des citoyens à chaque fois qu'on propose un site pour cela. On est entre le marteau et l'enclume», a-t-il indiqué.
Ait Felkai, un village isolé et oublié
Ait Felkai, un village d'environ 500 âmes situé à 12 km du chef lieu de la commune, est le plus reculé et le plus isolé de la commune. Ce qui complique d'avantage la situation de ses habitants est l'état lamentable et très déplorable de la route le reliant au chef-lieu communal. Nous avons appris auprès du Président d'APC que deux opérations de réfection et de revêtement du chemin communal reliant Ait Felkai au chef-lieu de la commune sont inscrites. «On espère que ces opérations, dira M. Bektache Madjid, encourageront le privé à investir dans le transport, ce qui aidera à désenclaver ce village».
Cité Saadane, illicite pour les pouvoirs publics
Pour les pouvoirs publics, la Cité Saadane est illicite. Que pense le président de l'Association de ladite Cité, Mr Saiche Ahmed ? «Notre cité a été construite après le séisme de 1974 qui a fortement secoué notre région. La cité Saadane était une cité de recasement. Notre plus grand problème est que les pouvoirs publics considèrent notre cité comme étant illicite, on demande avec insistance la régularisation de notre situation qui dure encore depuis des décennies», explique notre interlocuteur. De son côté, le premier responsable de la commune dira : «il n'y a qu'une seule solution pour régler le problème de la cité Saadane, à savoir la distraction du terrain d'assiette de cette cité du terrain forestier et l'intégrer dans les réserves foncières communales pour pouvoir établir des actes individuels».
Sports et loisirs : beaucoup reste à faire
L'Association des activités des jeunes (AAJ), la seule association la plus active de la commune est à l'arrêt actuellement. A en croire son président, Mr. Bektache Lounis, cette association attend l'ouverture du Complexe sportif de proximité (CSP), car, dit-il, «l'ancienne maison de jeunes est transformée en auberge». Le club de volley-Ball qui faisait, jadis, la fierté du sport à Darguina, n'existe plus actuellement. Pour Boumezouad Lyazid, président du comité directeur du CRB Darguina : «le club a été dissous suite à de graves problèmes financiers. De division 2 (D2) à la disparition ! ». Pour ce qui est du football à Darguina, notre interlocuteur dira : «le CRB Darguina est crée dans les années 80 toutes les catégories engageaient, le club de football a réussi à accéder jusqu'à en division régionale. Faute de moyens financiers, le club est dissous la saison 2003-2004. A partir de cette date, le CRBD était complètement à l'arrêt jusqu'à la saison 2006-2007 où on a décidé de revivre le club. Nous avons engagé 3 catégories (minimes, cadets et juniors)».
Le centre culturel, Matoub Lounes, à l'abandon
Un centre culturel portant le nom de Matoub Lounes avait été inscrit en 1993, par l'APC de l'époque dont les travaux ont démarré en 1994 sous l'égide de la DEC (délégation élective communale). L'enveloppe qui lui a été allouée était de l'ordre de 150 millions de centimes. Le projet a été abandonné sans être achevé. En 1998, une enveloppe de 1 milliard de centimes dans le cadre du PCD lui a été allouée dans le but d'achever ledit projet. L'actuel P/APC de Darguina nous informe qu'«avant même l'achèvement des travaux, on a entamé les démarches pour baptiser cet édifice cultuel, sur délibération de le l'Assemblée de l'époque, on a choisi de le baptiser au nom de Matoub Lounes». Notre interlocuteur ajoute : «le centre culturel Matoub Lounes est inauguré le 20/08/2002, mais les services de wilaya n'ont pas encore approuvé cette appellation à cause d'une pétition signée par un groupe de moudjahidine et de fils de chahids contestant cette appellation. Le bras de fer persiste encore entre l'APC et les services de wilaya». Depuis quelques temps, ce centre est affecté par l'APC de Darguina à la direction de la culture de la wilaya de Bgayet. Malheureusement, il est abandonné faute de personnels. Pour la vie culturelle, en générale, il y a lieu de souligner que la commune de Darguina est surtout connue pour son école de musique, dont le groupe «Iwaziwen» est un pur produit de cette école.
Lundi 12 Février 2007
Reportage réalisé par Hafit Zaouche
publié par Hafit Zaouche dans: aokas
Entretien avec M. Bekdache Madjid, président de l'Assemblée populaire communale de Darguina (Bgayet) : « Le plus grand problème de notre commune est le foncier »
Bektache Madjid est né le 15/05/1959 à Darguina, il est père de 4 enfants. Militant de la cause berbère, il était militant du RCD depuis sa création en 1989 jusqu'à sa démission en 1997. Il a occupé le poste de président de l'APC de Darguina de 1990 à 1993, élu sur la liste du RCD. Il est réélu sur une liste indépendante président de l'APC de Darguina de 1997, puis en 2002 et 2005 à ce jour. L'Assemblée est constituée de 9 membres (5 indépendants, 3 FLN, 1 RND). Cet ingénieur en électromécanique a travaillé à Sonatrach de 1979 à 1981 à Hassi Messaoud. - 1981-1983 : service national - 1985 -1990 : cadre supérieur à Sonelgaz à Darguina - 1993-1997 : repris ses fonctions de cadre supérieur à Sonelgaz à Darguina.
Racines- Izuran : Pouvez-vous nous parler des perspectives de développement économique au niveau de votre commune à l'avenir ?
Mr Bektache Madjid : Le secteur économique à Darguina compte principalement une centrale hydro-électrique de Sonelgaz, elle est la plus importante dans son genre en Algérie, elle emploie prés de 100 personnes. Pour le reste, notre commune a quelques petites entreprises (menuiseries, entreprises de fabrications de parpaings …) sans impact économique réel. L'idée de créer une zone d'activité et omniprésente au niveau de l'APC de Darguina, des démarches sont entreprises pour la distraction d'un terrain forestier, cette zone d'activité est la seule option pour créer l'activité économique au niveau de notre commune. On souhaite aussi relancer l'exploitation de la mine «Ighil Oudrar» qui pourrait absorber un nombre important de chômeurs et générer aussi des revenus considérables pour la commune Notre commune dispose d'une source d'eau minérale naturelle qui a fait l'objet d'une demande d'exploitation par un investisseur privé, sa demande est toujours en instance d'étude au niveau des services d'hydraulique. La réalisation de cette usine d'eau minérale créera beaucoup de postes d'emplois et générera des revenus considérables à la commune
Pourtant, votre commune possède beaucoup de potentialités pour le développement du tourisme de montagne, par exemple ?
Oui, notre localité recèle de véritables potentialités touristiques, la géographie de notre commune et ses deux principaux oueds (Assif Ighzer Ouftis et Oued Agrioun) et Adrar Amlal qui est le plus haut mont de Darguina. Vous pouvez comprendre par là, qu'on peut vraiment développer le tourisme de montagne avec des attractions comme l'alpinisme, canoë, randonnées pédestres, camping en haute montagne, parapente, etc.
Justement, quelles sont les perspectives de développement de ce secteur touristique à l'avenir ?
On est tributaire de la conjoncture sécuritaire, cela est possible dès le retour de la confiance et de la quiétude auprès de la population. La commune a déjà entrepris l'aménagement d'une auberge de jeunes d'une capacité d'accueil de 50 lits, nous construisons aussi un CSP (centre sportif de proximité).
Qu'avez-vous entrepris pour l'amélioration de l'état des routes au niveau de votre localité ?
Darguina compte plus de 150 km de chemins communaux dont, malheureusement,la moitié est en état de pistes. Malgré les grands efforts déployés, c'est toujours insuffisant vu le relief très accidenté et rocheux qui caractérise notre commune. Ce qui nécessite des sommes importantes d'argents pour l'aménagement des pistes. Ce secteur demeure la priorité numéro une de notre APC, on lui a consacré tout le budget PCD complémentaire 2006. Les pistes suivantes : Darguina- Ait Atik, Darguina- Ait felkai, Darguina – Tadergount, Darguina- Ait boudjit, RN9- Ait Anane sont aménagées et revêtus. Il reste l'aménagement et le revêtement des pistes suivantes : Ighil oudrar, Taourirt, Imessarene, Illoul, Iberkatene, El Mith, El bordj ouroumi, Isselane, Ait Brahem, Aguemoune, Baltsa, Tighremt, Imougal, Akabaou
Parlons maintenant du secteur de l'éducation…
Nous avons 13 écoles primaires, 2 CEM et 1 lycée. Les deux écoles primaires de Baltsa et Ait Boudjit sont fermées à cause du manque d'élèves, d'autres risquent de subir le même sort. Le lycée accuse un déficit dans les locaux pédagogiques, ce qui fait qu'il est surchargé. Cette surcharge d'effectif est dû essentiellement au rattachement du CEM d'Ait Idris (commune Taskriout) à notre lycée et aussi le fait que ce lycée a été à l'origine une école primaire bonifiée et devait simplement accueillir 500 élèves de la commune. Aujourd'hui, son effectif dépasse les 800 élèves et les responsables de l'éducation doivent penser à la construction d'un lycée type qui répondra aux normes. Toutes nos infrastructures éducatives sont dotées de cantines scolaires. Le ramassage scolaire sera assuré d'une manière effective à partir de janvier 2007, puisque la commune vient d'acquérir 3 minicars et un fourgon et on passera des conventions avec le secteur privé pour combler le reste
Certains villages souffrent toujours du problème d'alimentation en eau potable. Qu'avez-vous entrepris pour remédier à cette situation ?
Effectivement les villages El Mith et Tadergount souffrent du problème d'alimentation en eau potable. Avec le projet sectoriel de Tadergount qui est en voie d'achèvement, tous les villages de notre commune disposeront de leurs réseaux d'eau potable. Qu'en est il de l'électrification et l'alimentation en gaz de ville ? La commune est totalement électrifiée. On demande avec insistance le gaz de ville et nous espérons dans le cadre du plan de relance économique, les pouvoirs publics répondront favorablement malgré le relief difficile de Darguina. Pour instant il n'y a aucun signe de gaz de ville à Darguina.
Le secteur du logement est celui qui pose le plus de problèmes au niveau national. Quels sont les projets réalisés dans ce domaine à Darguina ?
On a déjà livré 50 logements sociaux, 60 autres sont en construction et seront réceptionnés prochainement. Sinon, l'essentiel est orienté vers l'habitat rural où plus de 400 personnes ont bénéficié. Quand aux autres types tel que LSP et le promotionnel, la commune ne dispose pas de terrain.
Pouvez-vous nous parler du secteur de la jeunesse et des sports à Darguina ?
Notre commune possède un stade communal, un CSP, 4 aires de jeux, 1 maison de jeunes et 1 centre culturel. Ce qui est insuffisant pour toute la commune. On a recensé nos besoins et des demandes sont transmises aux pouvoirs publics pour la réalisation d'un nouveau stade communal, une salle omnisports, stades de proximités, maisons de temps libres pour les jeunes dans tous les villages. Notre club de football CRBD fait face à d'énormes difficultés financières malgré la bonne volonté de ses dirigeants et de l'APC. On a aussi un club sportif amateur pour les arts martiaux. Le manque d'infrastructures sportives et les moyens financiers découragent d'autres disciplines de voir le jour.
Qu'en est-il du projet des 100 locaux dont a bénéficié votre commune ?
On a retenu 2 sites, les travaux sont en cours, 94 locaux seront construits sous forme de centres commerciaux et d'activités professionnelles.
Qu'en est-il du réseau d'assainissement ?
Vu le relief très accidenté de Darguina, il est très difficile d'envisager dans l'immédiat, la réalisation d'un réseau d'assainissement à travers toute la commune. Tout de même, des aides en matériaux sont octroyées aux citoyens pour la réalisation de fosses qui améliorer leur cadre de vie.
On vous laisse le soin de conclure Mr le maire
L'une des grandes difficultés au quelle est confrontée Darguina est la rareté du foncier. Il est certain aussi que la situation de notre commune s'est nettement améliorée depuis une décennie, le minimum de condition de vie est assuré. Notre ambition est de créer une nouvelle ville dont les premiers jalons sont déjà lancés à «Agni Ali». Je souhaite longue vie au journal «Racines-Izuran» et «Yennayer Ameggaz» à tous les berbères.
Mr Bektache Madjid : Le secteur économique à Darguina compte principalement une centrale hydro-électrique de Sonelgaz, elle est la plus importante dans son genre en Algérie, elle emploie prés de 100 personnes. Pour le reste, notre commune a quelques petites entreprises (menuiseries, entreprises de fabrications de parpaings …) sans impact économique réel. L'idée de créer une zone d'activité et omniprésente au niveau de l'APC de Darguina, des démarches sont entreprises pour la distraction d'un terrain forestier, cette zone d'activité est la seule option pour créer l'activité économique au niveau de notre commune. On souhaite aussi relancer l'exploitation de la mine «Ighil Oudrar» qui pourrait absorber un nombre important de chômeurs et générer aussi des revenus considérables pour la commune Notre commune dispose d'une source d'eau minérale naturelle qui a fait l'objet d'une demande d'exploitation par un investisseur privé, sa demande est toujours en instance d'étude au niveau des services d'hydraulique. La réalisation de cette usine d'eau minérale créera beaucoup de postes d'emplois et générera des revenus considérables à la commune
Pourtant, votre commune possède beaucoup de potentialités pour le développement du tourisme de montagne, par exemple ?
Oui, notre localité recèle de véritables potentialités touristiques, la géographie de notre commune et ses deux principaux oueds (Assif Ighzer Ouftis et Oued Agrioun) et Adrar Amlal qui est le plus haut mont de Darguina. Vous pouvez comprendre par là, qu'on peut vraiment développer le tourisme de montagne avec des attractions comme l'alpinisme, canoë, randonnées pédestres, camping en haute montagne, parapente, etc.
Justement, quelles sont les perspectives de développement de ce secteur touristique à l'avenir ?
On est tributaire de la conjoncture sécuritaire, cela est possible dès le retour de la confiance et de la quiétude auprès de la population. La commune a déjà entrepris l'aménagement d'une auberge de jeunes d'une capacité d'accueil de 50 lits, nous construisons aussi un CSP (centre sportif de proximité).
Qu'avez-vous entrepris pour l'amélioration de l'état des routes au niveau de votre localité ?
Darguina compte plus de 150 km de chemins communaux dont, malheureusement,la moitié est en état de pistes. Malgré les grands efforts déployés, c'est toujours insuffisant vu le relief très accidenté et rocheux qui caractérise notre commune. Ce qui nécessite des sommes importantes d'argents pour l'aménagement des pistes. Ce secteur demeure la priorité numéro une de notre APC, on lui a consacré tout le budget PCD complémentaire 2006. Les pistes suivantes : Darguina- Ait Atik, Darguina- Ait felkai, Darguina – Tadergount, Darguina- Ait boudjit, RN9- Ait Anane sont aménagées et revêtus. Il reste l'aménagement et le revêtement des pistes suivantes : Ighil oudrar, Taourirt, Imessarene, Illoul, Iberkatene, El Mith, El bordj ouroumi, Isselane, Ait Brahem, Aguemoune, Baltsa, Tighremt, Imougal, Akabaou
Parlons maintenant du secteur de l'éducation…
Nous avons 13 écoles primaires, 2 CEM et 1 lycée. Les deux écoles primaires de Baltsa et Ait Boudjit sont fermées à cause du manque d'élèves, d'autres risquent de subir le même sort. Le lycée accuse un déficit dans les locaux pédagogiques, ce qui fait qu'il est surchargé. Cette surcharge d'effectif est dû essentiellement au rattachement du CEM d'Ait Idris (commune Taskriout) à notre lycée et aussi le fait que ce lycée a été à l'origine une école primaire bonifiée et devait simplement accueillir 500 élèves de la commune. Aujourd'hui, son effectif dépasse les 800 élèves et les responsables de l'éducation doivent penser à la construction d'un lycée type qui répondra aux normes. Toutes nos infrastructures éducatives sont dotées de cantines scolaires. Le ramassage scolaire sera assuré d'une manière effective à partir de janvier 2007, puisque la commune vient d'acquérir 3 minicars et un fourgon et on passera des conventions avec le secteur privé pour combler le reste
Certains villages souffrent toujours du problème d'alimentation en eau potable. Qu'avez-vous entrepris pour remédier à cette situation ?
Effectivement les villages El Mith et Tadergount souffrent du problème d'alimentation en eau potable. Avec le projet sectoriel de Tadergount qui est en voie d'achèvement, tous les villages de notre commune disposeront de leurs réseaux d'eau potable. Qu'en est il de l'électrification et l'alimentation en gaz de ville ? La commune est totalement électrifiée. On demande avec insistance le gaz de ville et nous espérons dans le cadre du plan de relance économique, les pouvoirs publics répondront favorablement malgré le relief difficile de Darguina. Pour instant il n'y a aucun signe de gaz de ville à Darguina.
Le secteur du logement est celui qui pose le plus de problèmes au niveau national. Quels sont les projets réalisés dans ce domaine à Darguina ?
On a déjà livré 50 logements sociaux, 60 autres sont en construction et seront réceptionnés prochainement. Sinon, l'essentiel est orienté vers l'habitat rural où plus de 400 personnes ont bénéficié. Quand aux autres types tel que LSP et le promotionnel, la commune ne dispose pas de terrain.
Pouvez-vous nous parler du secteur de la jeunesse et des sports à Darguina ?
Notre commune possède un stade communal, un CSP, 4 aires de jeux, 1 maison de jeunes et 1 centre culturel. Ce qui est insuffisant pour toute la commune. On a recensé nos besoins et des demandes sont transmises aux pouvoirs publics pour la réalisation d'un nouveau stade communal, une salle omnisports, stades de proximités, maisons de temps libres pour les jeunes dans tous les villages. Notre club de football CRBD fait face à d'énormes difficultés financières malgré la bonne volonté de ses dirigeants et de l'APC. On a aussi un club sportif amateur pour les arts martiaux. Le manque d'infrastructures sportives et les moyens financiers découragent d'autres disciplines de voir le jour.
Qu'en est-il du projet des 100 locaux dont a bénéficié votre commune ?
On a retenu 2 sites, les travaux sont en cours, 94 locaux seront construits sous forme de centres commerciaux et d'activités professionnelles.
Qu'en est-il du réseau d'assainissement ?
Vu le relief très accidenté de Darguina, il est très difficile d'envisager dans l'immédiat, la réalisation d'un réseau d'assainissement à travers toute la commune. Tout de même, des aides en matériaux sont octroyées aux citoyens pour la réalisation de fosses qui améliorer leur cadre de vie.
On vous laisse le soin de conclure Mr le maire
L'une des grandes difficultés au quelle est confrontée Darguina est la rareté du foncier. Il est certain aussi que la situation de notre commune s'est nettement améliorée depuis une décennie, le minimum de condition de vie est assuré. Notre ambition est de créer une nouvelle ville dont les premiers jalons sont déjà lancés à «Agni Ali». Je souhaite longue vie au journal «Racines-Izuran» et «Yennayer Ameggaz» à tous les berbères.
Lundi 12 Février 2007
Propos recueillis par Hafit Zaouche
publié par Hafit Zaouche dans: aokas
Entretien avec M. Allouti Mokhtar, président de l'O Melbou : « Une école de formation sera lancée incessamment »
Allouti Mokhtar, élu président de l'O. Melbou cette année a joué comme avant-centre à CRB Souk El Tenine jusqu'en 1976, année où il a décidé de mettre fin à sa carrière de footballeur. Il a ensuite travaillé comme trésorier au CR Melbou de 1988 à 1989, avant de présider aux destinées de l'ASCM (association sportive communale de Melbou). Actuellement à la tête de l'OM, il nous parle de ce club créé en 2003.
Racines-Izuran : Voulez-vous nous parler du football à Melbou ?
Allouti Mokhtar : Une année après la naissance de la commune de Melbou, le premier club de la commune CRB Melbou a vu le jour en 1986. En 1988, deux ans après sa création, il a réussi à décrocher sa première accession au pré-honneur. Le CRBM est toujours resté accroché à la même division (pré-honneur) jusqu'à sa dissolution en 1992 pour des raisons financières. L'APC de Melbou ne pouvait pas prendre en charge le club. Le 6 août 1994, tous les biens du CRB Melbou (local, matériel, archives) ont été incendiés par un groupe terroriste. En 2003, un nouveau club est né sous l'appellation de OM (Olympique Melbou). Boukhazar Messaoud dit Aami «Saaau» à été élu comme président du club.
Peut-on connaître le parcours de l'OM ?
Deux ans après sa naissance, sous la houlette de «Aami Saaau», le club a réussi à réaliser deux accessions successives. «Aami Saaau» a le mérite de permettre à l'OM d'accéder en régional 2. Le Comité directeur a décidé de jeter l'éponge pour des raisons financières, suite à quoi un nouveau comité directeur que je préside a été élu en 2006.
Comment comptez-vous régler les problèmes financiers du club ?
On a été encouragé et aidé par les bonnes volontés de la région et les amoureux du club. On a reçu aussi des promesses très sincères de sponsoring. Le P/APC de notre commune n'a pas lésiné sur les moyens financiers et humains pour nous aider, et nous sommes en contacts très avancés avec de grands sponsors.
Dans quel état avez-vous trouvé le club ?
On a trouvé le club dans une situation financière difficile. Ce qui a rendu la situation du club plus dramatique est la suspension de notre stade suite à un incident survenu lors de notre rencontre avec la JS Tichy. Notre club a été sévèrement sanctionné (suspension de terrain, suspension de deux joueurs titulaires et une forte amende financière). On a perdu le match, plus une défalcation de trois points, et depuis le club joue à El Kseur à huis clos.
Quels sont vos principaux objectifs pour cette saison ?
L'équipe dirigeante actuelle a fixé comme principal objectif, le maintien en régional 2. Pour les petites catégories, notre objectif est la formation. Une école de formation sera lancée incessamment.
Depuis que votre élection, qu'avez-vous apporté de plus à l'OM ?
On a réussi à installer une discipline au sein du groupe. La confiance et la quiétude sont revenues de nouveau. Les résultats sportifs commencent à apparaître.
Pensez-vous renforcer votre équipe au Mercato ?
Oui, on a besoin d'un gardien de but en urgence. On est également en contact avec deux attaquants de valeur pour renforcer notre ligne offensive.
Pourquoi, selon vous, n'y-t-il aucun club de football d'envergure dans toute la région Est de Bejaia ?
Cela est dû au manque de moyens financiers et d'infrastructures sportives. Il y a aussi un manque de soutien des hommes d'affaires de la région et la démission des anciens footballeurs.
Est ce que vous pouvez nous citer quelques noms de joueurs qui ont laissé leurs empreintes à jamais à l'OM ?
Je peux citer : Kaddour Farouk, Boubekeur Karim, Driss Nacer, Khentous Boudjemaa, Slima Abdelrahmane, Mazghen farid, dit Victor.
On vous laisse le soin de conclure M. le président ?
Je profite de cette occasion pour lancer un appel à l'ensemble des joueurs en leur demandant de rester soudés pour ne pas décevoir notre merveilleux public. Je tiens aussi à féliciter tous les dirigeants, staff technique et joueurs qui ont contribué à la construction de l'OM d'aujourd'hui. Je ne peux pas oublier bien sur de remercier du fond du cœur notre P/APC qui a toujours été derrière le club. L'OM appartient à tous les citoyens de Melbou. Avec le soutien de tout le monde, l'OM aura la place qu'il mérite
Lundi 29 Janvier 2007
Propos recueillis par Hafit Zaouche
http://www.racines-izuran.com/index.php?action=article&numero=523
_________________
"Quand tous les périls seraient dans la liberté, toute la quiétude dans la servitude, je préférerais encore la liberté ; car, la liberté, c’est la vie et la servitude c’est la mort". Théodore Monod
Allouti Mokhtar, élu président de l'O. Melbou cette année a joué comme avant-centre à CRB Souk El Tenine jusqu'en 1976, année où il a décidé de mettre fin à sa carrière de footballeur. Il a ensuite travaillé comme trésorier au CR Melbou de 1988 à 1989, avant de présider aux destinées de l'ASCM (association sportive communale de Melbou). Actuellement à la tête de l'OM, il nous parle de ce club créé en 2003.
Racines-Izuran : Voulez-vous nous parler du football à Melbou ?
Allouti Mokhtar : Une année après la naissance de la commune de Melbou, le premier club de la commune CRB Melbou a vu le jour en 1986. En 1988, deux ans après sa création, il a réussi à décrocher sa première accession au pré-honneur. Le CRBM est toujours resté accroché à la même division (pré-honneur) jusqu'à sa dissolution en 1992 pour des raisons financières. L'APC de Melbou ne pouvait pas prendre en charge le club. Le 6 août 1994, tous les biens du CRB Melbou (local, matériel, archives) ont été incendiés par un groupe terroriste. En 2003, un nouveau club est né sous l'appellation de OM (Olympique Melbou). Boukhazar Messaoud dit Aami «Saaau» à été élu comme président du club.
Peut-on connaître le parcours de l'OM ?
Deux ans après sa naissance, sous la houlette de «Aami Saaau», le club a réussi à réaliser deux accessions successives. «Aami Saaau» a le mérite de permettre à l'OM d'accéder en régional 2. Le Comité directeur a décidé de jeter l'éponge pour des raisons financières, suite à quoi un nouveau comité directeur que je préside a été élu en 2006.
Comment comptez-vous régler les problèmes financiers du club ?
On a été encouragé et aidé par les bonnes volontés de la région et les amoureux du club. On a reçu aussi des promesses très sincères de sponsoring. Le P/APC de notre commune n'a pas lésiné sur les moyens financiers et humains pour nous aider, et nous sommes en contacts très avancés avec de grands sponsors.
Dans quel état avez-vous trouvé le club ?
On a trouvé le club dans une situation financière difficile. Ce qui a rendu la situation du club plus dramatique est la suspension de notre stade suite à un incident survenu lors de notre rencontre avec la JS Tichy. Notre club a été sévèrement sanctionné (suspension de terrain, suspension de deux joueurs titulaires et une forte amende financière). On a perdu le match, plus une défalcation de trois points, et depuis le club joue à El Kseur à huis clos.
Quels sont vos principaux objectifs pour cette saison ?
L'équipe dirigeante actuelle a fixé comme principal objectif, le maintien en régional 2. Pour les petites catégories, notre objectif est la formation. Une école de formation sera lancée incessamment.
Depuis que votre élection, qu'avez-vous apporté de plus à l'OM ?
On a réussi à installer une discipline au sein du groupe. La confiance et la quiétude sont revenues de nouveau. Les résultats sportifs commencent à apparaître.
Pensez-vous renforcer votre équipe au Mercato ?
Oui, on a besoin d'un gardien de but en urgence. On est également en contact avec deux attaquants de valeur pour renforcer notre ligne offensive.
Pourquoi, selon vous, n'y-t-il aucun club de football d'envergure dans toute la région Est de Bejaia ?
Cela est dû au manque de moyens financiers et d'infrastructures sportives. Il y a aussi un manque de soutien des hommes d'affaires de la région et la démission des anciens footballeurs.
Est ce que vous pouvez nous citer quelques noms de joueurs qui ont laissé leurs empreintes à jamais à l'OM ?
Je peux citer : Kaddour Farouk, Boubekeur Karim, Driss Nacer, Khentous Boudjemaa, Slima Abdelrahmane, Mazghen farid, dit Victor.
On vous laisse le soin de conclure M. le président ?
Je profite de cette occasion pour lancer un appel à l'ensemble des joueurs en leur demandant de rester soudés pour ne pas décevoir notre merveilleux public. Je tiens aussi à féliciter tous les dirigeants, staff technique et joueurs qui ont contribué à la construction de l'OM d'aujourd'hui. Je ne peux pas oublier bien sur de remercier du fond du cœur notre P/APC qui a toujours été derrière le club. L'OM appartient à tous les citoyens de Melbou. Avec le soutien de tout le monde, l'OM aura la place qu'il mérite
Lundi 29 Janvier 2007
Propos recueillis par Hafit Zaouche
http://www.racines-izuran.com/index.php?action=article&numero=523
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"Quand tous les périls seraient dans la liberté, toute la quiétude dans la servitude, je préférerais encore la liberté ; car, la liberté, c’est la vie et la servitude c’est la mort". Théodore Monod
publié par Hafit Zaouche dans: aokas
Entretien avec M. Zerouklane Abdallah, président de l'Assemblée populaire communale de Boukhlifa : «Boukhlifa est l'une des communes les plus pauvres de Bgayet»
Zerouklane Abdallah, 51 ans, militant du MEN (Mouvement de l'entente nationale). Il a été élu majoritairement P/APC de Boukhlifa en 2002 mais les résultas ont été annulé pour des raisons non encore élucidés et il a été aussi membre de l'APW de Bgayet de 1979 à 1989. Titulaire d'un CPGE (certificat de perfection et de gestion des entreprises), il a travaillé comme cadre supérieur à Enaditex (industrie textile) de Bgayet de 1978 à 2002.
Racines-Izuran : Pouvez-vous nous parler de la situation socioéconomique de la commune de Boukhlifa ?
Mr Zerouklane Abdallah : Boukhlifa vit les mêmes problèmes que la plupart des communes rurales, à cause de l'insuffisance de terrain pour abriter les projets de grandes envergures. Les rentrées fiscales de la commune sont assurées essentiellement par la location des parkings durant la saison estivale, droits de place pour les estivants et camps de toiles. En général, notre localité vit avec les subventions de l'Etat.
Peut-on savoir ce que vous avez fait depuis votre installation à la tête de l'APC pour l'amélioration de l'état des routes au niveau de votre localité ?
En 2006, on a élaboré un PCD (plan communal de développement) comportant des opérations telles que l'aménagement et revêtement de diverses pistes (Ifoughalene, Tighremt, Aincer, Tazrouyt, Ighil Igrane, Ihemachene, Dar Mhand, Tizi Ouglmime, Boukhlifa (village). L'enveloppe allouée pour le complément sur les PCD est de 2,3 milliards de centimes, ce complément comporte les opérations suivantes : revêtement CVO3 (2km) et revêtement du village de Boukhlifa.
Qu'en est-il de l'assainissement et de l'aménagement dans le territoire de la commune ?
Le complément sur les PCD comporte aussi: l'aménagement du village agricole PK7 (Dehas) et l'assainissement du village El Djabia. Notre commune a bénéficie d'une enveloppe financière de 500 millions de centimes sur le budget de wilaya. Avec cette somme, on a réalisé des dalots aux villages suivants Bounkache, Tala Melouk, Tissoukhay et Tibhirt N'Tbouda.
Les citoyens nous ont signalé que beaucoup de villages souffrent toujours du problème d'alimentation en eau potable ; est ce vrai ?
Oui, il s'agit des villages suivants : Ifoughalene, Tagma, Barkat, Tala Melouk, Tala El Hadj, Boukhlifa-village, Taourirt, Ibenichene. Je tiens à préciser qu'il faut faire une différence entre Boukhlifa-village et Boukhlifa chef-lieu communal. Le chef-lieu communal de Boukhlifa est Tagmount. Le littoral est desservi par la conduite qui alimente la ville de Bgayet. Pour Boukhlifa arrière pays, la crise sévie dans plusieurs villages malgré le nombre important de sources que compte notre commune. Hélas elles ne sont pas toutes exploitées ou capturées. Un programme sectoriel est inscrit au profit de l'ensemble des villages qui n'ont pas encore de réseau AEP. Le montant de ce programme est de 6,5 milliards de centimes.
Pouvez-vous nous citer, les principales fontaines de la commune de Boukhlifa ?
Tala Tasemmant, Tala N taliwin, Tala L'âinser, Tala Mluk, Tala N Tjewwa, Tala Ticci, Tala N'Lhaj, Tala N'Tegna, Tala N Wezruklan
Qu'en est-il de l'électrification et du gaz de ville ?
La commune est électrifiée à 95%. Les villages qui ne sont pas électrifiés sont principalement les villages désertés par leurs populations. Le littoral est concerné par le projet d'alimentation en gaz de ville. Un programme est établi pour l'arrière-pays ou la zone montagneuse dont la réalisation est prévue dans la tranche 2007-2009.
Pour les infrastructures éducatives, est ce que votre commune est suffisamment dotée ?
Notre commune possède 12 écoles primaires dont 5 sont fermées par manque d'élèves à scolariser. On a aussi 1 CEM au niveau du village Tlatha. Nos lycéens sont scolarisés à Tichy. La construction d'un autre CEM au niveau du littoral est impérative. Le nombre d'élèves de notre commune inscrit au niveau du CEM de Tichy est de 450 élèves. Un lycée est à prévoir pour les prochaines années. Je tiens à signaler que toutes nos écoles sont dotées de cantines scolaires.
Tamazight est-elle enseignée dans vos écoles ?
Tamazight est enseignée dans un CEM et trois écoles primaire, il existe un seul enseignant pour les trois écoles.
Le ramassage scolaire est-t-il assuré pour tous les élèves ?
Tous les enfants scolarisés de la commune sont pris en charge par la municipalité. La commune de Boukhlifa possède 4 bus et un mini bus. On a fait appel aux transporteurs privés pour combler le déficit existant dans ce domaine.
Pouvez-vous nous parler des perspectives de développement du secteur sportif à Boukhlifa ?
Notre commune est pauvre en infrastructures sportives. On projette de construire 4 stades de proximité dans les grands villages Tagmount, Mouzaia, Meghra et Ifoughalene.
Vous envisagez aussi d'ériger une stèle pour honorer Zidane à Aguemoun ; est ce vrai ?
Effectivement, une stèle de Zidane sera érigée à Aguemoune, pour dire au monde que notre région est pétrie de talents. On peut avoir plusieurs Zidane dans tous les domaines mais à condition de leurs offrir les conditions nécessaires pour leur épanouissement.
Le secteur du logement est celui qui pose le plus de problèmes au niveau national. Quels sont les projets réalisés dans ce domaine à Boukhlifa?
La commune de Boukhlifa a bénéficié d'un programme de 45 logements à caractère évolutif. 35 sont en cours de réalisation et 10 en étude. Aussi, un projet de 158 habitations rurales a été inscrit au profit des différents villages de notre commune. Seulement 60 citoyens ont bénéficié de logements ruraux. Les lenteurs administratives font que le reste des demandes n'ont pas été satisfaites.
Qu'en est-il du projet des 100 locaux commerciaux dont a bénéficié votre commune ?
Pour l'instant, notre commune a lancé 20 locaux commerciaux, ils sont en cours de réalisation. 10 locaux sont en étude. Le manque de terrain nous empêche de lancer le programme dans sa totalité.
On a remarqué que les décharges sauvages pullulent à Boukhlifa. Est ce que vous avez pensé à une décharge publique ?
La décharge publique est un sujet qui fâche à Boukhlifa. Un lieu sera désigné prochainement avec la collaboration de l'ensemble du mouvement associatif local.
Quelles sont les contraintes majeures qui entravent le bon développement de votre localité ?
Notre plus grand obstacle est le manque flagrant de terrain pour recevoir les projets de grande importance tels que : maison de jeunes, centre culturel, banques, stade communal, etc.
On vous laisse le soin de conclure Mr le maire
Boukhlifa est l'une des communes les plus pauvres de l'est de Bgayet, on peut dire que c'est une commune oubliée. Le problème de l'indisponibilité du terrain doit être résolu le plus vite possible pour permettre à notre commune de rattraper le grand retard qu'elle a cumulé durant des décennies.
Mardi 09 Janvier 2007
Propos recuellis par Hafit Zaouche
publié par Hafit Zaouche dans: aokas






