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Lundi 06 Mars 2006
N’ai pas peur de la mer qui bat de ses vagues, ai peur de l’homo qui soudain devient brave. proverbe
kabyle.

La servilité vainc le destin.

Celui qui creuse un trou à son frère, en tombe lui-même.

Celui qui bat la pioche de plein force, fini par toucher son dos.

L’amoureux des yeux, un homo mieux vaut.

Le mal en ton milieu, le bien en tous lieux.

Ne sois ni trop miel qu’on te boit, ni trop amer qu’on te vomit.

L’ennemi surgit de ton sang, le probable ami est l’inconnu.

Le malheur survient des siens, le bonheur vient de chez le lointain.

Si point d’eau claire à la source, trouble là et guette son éclaircie.

A deux choix, l’un est à exclure, à trois choix pareil à qui n’en a pas.

Qui est mordu par un serpent obtient la phobie des ficelles.

Qui mouille au matin son lit, ne cherche pas le pastèque la nuit…hahahaha
publié par Taupe_Plume dans: aokas
Lundi 06 Mars 2006
bonjour chers compatriotes!

je vois qu'y a autant d'avis autour de l'immigration et chacun est bien sûr libre de donner son avis..maiss achez bien que cette Algerie que vous defendez n'est autre qu'un vaste cimetière ! on a beau à dire que c'est vaste..qu'elle est riche! mais ça ne profite que pour une minorité! la generation post-independance qui se partage tout!
aucune chance d'évolution ,que de la poudre aux yeux! on annonce par-ci qu'y a des benefices..que ça change..!! mais personne n'en profite! toujours autant de chomeurs !
franchement ,je ne comprends pas comment des gens osent defendre et se disent fiers d'appartenir à ce pays! je le sais c'est comme dit le proverbe kabyle "anerrez wala neknu" mais jusqu'à quand?

des jeunes haut diplomés ,motivés ,ne demandent qu'un boulot ..et rien de tout celà!ils se voient souvent contraints à s'engager dans l'armée puisque malheureusement y a pas d'autres alternatives!..que dire aussi des gens qui qui ont 45 ans et plus et qui n'ont jamais travaillé ? .. que peuvent-ils espèrer?
pour etudier et se retrouver dos au mur tout le temps ne sert à rien!

cher amis..c'est un leurre de croire encore.."c'est mon avis et je l'assume" ..à part pour ceux qui n'ont aucune chance de faire autrement..sinon ça a toujours été comme ça.et ça y restera ..peut être qu'y aura un miracle un jour que les choses vont s'arranger..ce que je souhaite pour tout le monde.
sachez bien que ceux qui plient bagages sont ceux qui ont compris et qui sont aller voir ailleurs..là où les êtres humains sont vus comme tel..ont le minimum pour se fondre dans la socièté et avec de réélles chances de s'ensortir.

voilà..bonne lecture ! et salutations à tout le monde! Very Happy
à la prochaine!
_________________
azul fellawen!
aqlanegh daha!
publié par Dodo dans: aokas
Lundi 06 Mars 2006
 
PHOTO kassof

Hadj Slimane Rahmani (1893 — 1964)

"Il faut toujours se méfier des hommages post-mortem", écrit Tahar Djaout
en abordant un témoignage à la mémoire de Kateb Yacine.

Effectivement, il est souvent malséant d'écrire sur un homme qui a déjà rejoint le ciel, de réduire à quelques mots l'œuvre de toute une vie. Mais pour quelqu'un qu'on a occulté et qui reste à nos jours méconnu dans sa ville natale, à l'instar de Rahmani Hadj Slimane, cela relève du devoir de mémoire.

Écrivain algérien, Rahmani Hadj Slimane naquit en février 1893 à Aokas dans la wilaya de Béjaïa. Il fut instituteur de 1910 à 1917 au village d'Aït Amrous, puis professeur d'arabe et de berbère à l'École normale de Bouzarréah et dans différents lycées de l'Algérois jusqu'en 1964, année de son décès.

Docteures-lettres agrégé de l'université d'Aix (Marseille) en 1954, il obtint auparavant (entre 1936 et 1940) un diplôme en langue berbère et une certification d'études supérieures en langue et littérature arabes.

Membre actif au sein de la société historique algérienne depuis 1934, il fut également président d'un cercle littéraire international et participa aux différents congrès organisés par la fédération des sociétés de l'Afrique du Nord, dont notamment ceux tenus à Venise (Italie) en 1949 et à Vienne (Autriche) en 1952.

Par ailleurs, ses travaux ethnologiques et sociologiques sur les populations du bassin Oued Mersa (Béjaïa) lui valurent, en 1942, le prix littéraire d'Algérie. Ses publications et les synthèses de ses recherches constituent un riche répertoire d'études sérieuses. Citons :

- Recueil de notes et mémoires de la société archéologique, historique et géologique du département de Constantine (1933) ;

- Coutumes et labours chez les Aït Amrous (1933) ;

- Le mois de mai chez les Kabyles (1935) ;

- Rites relatifs à la vache et au lait (1935) ;

- La grossesse et la naissance chez la population de Cap Aokas (1937) ;

- L'enfant chez les Kabyles jusqu'à la circoncision (1938) ;

- Le mariage chez les Kabyles de Cap Aokas (1939) ;

- Le divorce chez les Kabyles (1940) ;

- Le tir à la cible et le "nif" en Kabylie (1949).


Oubliées, les œuvres écrites de Rahmani Hadj Slimane restent, à nos jours, peu connues et il n'y a que de timides écrits le concernant. N'y a-t-il pas suffisamment de volonté pour prendre l'initiative de rééditer sa contribution, si riche et si variée, pour orner nos bibliothèques d'un aussi pacifique patrimoine littéraire ?

Une association locale portant son nom est à pied d'œuvre depuis quelques années et lutte contre vents et marrées pour que la plume de Rahmani Hadj Slimane parle éternellement de tous ceux que l'on maintient sous la loi du silence. Est-ce suffisant pour conjurer l'omerta ?

Sources:

Le Matin N° 2784 (Amghar Kamal)
ABC Amazigh N° 35 (Mohand Ouramdane Larab)
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