le N2 de la revue «échos de l'est de Bejaia» est disponible dans toutes les librairies d'Aokas
«Échos de l'Est » - la revue de la réalité de la mer…et de l'amère réalité
« Chaque mois, faites un geste, lisez Échos de l'Est ».
| MÉDIAS Echos de l'Est est né |
|
|
Après la production d'un ouvrage sur le passé historique de la daïra d'Aokas, relatant notamment les faits d'armes qui se sont déroulés dans ce territoire de la wilaya de Béjaïa pendant la Révolution algérienne, l'association « Aokas Mémoires » vient de publier, coup sur coup, les 1er et 2ème numéros d'un mensuel régional intitulé « Échos de l'Est » (entendre : l'Est de Béjaïa). Entre les reportages sur les communes environnantes et l'humour qui occupe une place privilégiée tout au long des pages, le contenu du périodique propose des sujets se rapportant notamment à l'histoire, à la culture, à l'éducation, à l'environnement et au sport. En abordant également des thèmes impérissables ayant trait au terroir, susceptibles d'intéresser une large partie du lectorat de la région, ses promoteurs ambitionnent de faire de cette publication un ouvrage documentaire d'une part, et de collection d'autre part, pour sa mise en page agréable, ses pages de couverture toutes en couleur et ses unes assez attrayantes. Dans cet ordre d'idées, la collaboration des lecteurs est vivement souhaitée pour assurer la pérennité de ce tabloïd résolument apolitique comme souligné dans l'édito. «Échos de l'Est » - la revue de la réalité de la mer… et de l'amère réalité - cédée pour la modique somme de 50 DA, cherche des sponsors locaux pour l'aider à durer dans le temps… et dans le ton. Déjà, il lance son premier message publicitaire : « Chaque mois, faites un geste, lisez Échos de l'Est ».
|
|
| Hafit Zaouche |
|
Echos de l’Est sur les étals
« On ne doit pas juger du mérite d’un homme par ses grandes qualités, mais par l’usage qu’il en sait faire »
(La Rochefoucauld)
|
L
|
e professeur Hadj Rahmani Slimane (comme l’appelaient ses contemporains) est né en 1893 à Aokas. Il s’est éteint le samedi quatorze novembre 1964 à l’âge de soixante et onze ans. C’était un mandarin d’une stature intellectuelle qui n’est pas sans rappeler celles des deux humanistes immortels, Mouloud Feraoun et Mouloud Mammeri.
Ses écrits et travaux ethnologiques et sociologiques chez les populations de Oued Marsa[1] lui valurent une distinction en 1942 : Le grand prix littéraire de l’Algérie.
El Hadj Tairi Akli, « la mémoire vivante d’Aokas » et contemporain de Rahmani Slimane, raconte que lorsqu’une haute personnalité française proposa un jour à l’homme de lettres son appui pour lui faire obtenir la naturalisation française, celui-ci eut cette réponse fabuleuse :
« Merci pour cette offre généreuse. Mais si d’aventure je l’acceptais, croyez-vous que je pourrai alors garder sur ma tête le tarbouche[2], symbole de mon appartenance à mes origines ? »
[1] Circonscription territoriale regroupant quinze douars dont le centre administratif se trouvait à Aokas
[2] Coiffure tronconique ornée d’une mèche de soie.
Rahmani Slimane fut instituteur, puis professeur d’arabe et de berbère à l’école normale de Bouzaréah et dans différents lycées de la capitale jusqu’ en 1964, date de son décès.
Sa riche bibliographie est un véritable voyage culturel au cœur de notre société.
article extrait du premier livre sur l'histoire de la region d'Aokas "« Aokas, Histoire et Faits d'Armes '
pour lire l'article dans sa version originale, achetez le livre
RUBRIQUE I / ORGANISATION ADMINISTRATIVE
A / LE PROBLEME
1°- Origine et composition ethnique.
Peuplé par la tribu des Béni Bou-Aïssi, se disent originaires des Ouled Abd-Ennour, de race berbère.
La légende rapporte que sous le gouvernement turc, un nommé Slimane Oumbarek Bou Aïssi, ayant reçu deux cavaliers du Makhzen, s’avisa de donner à son fils les pattes d’un poulet qu’il préparait pour leur repas.
Les Turcs, pour punir cet acte désinvolte, appelèrent l’enfant et lui coupèrent les deux jambes. Le père, furieux, profita du sommeil de ses hôtes pour les décapiter, puis il prit la fuite avec sa famille, abandonnant biens et troupeaux, et se retrouva finalement dans les montagnes D’IFALÈNE. Ils s’installèrent en cet endroit, se mêlant aux premiers occupants du sol.
Jusqu’à leur soumission, en 1847, à l’autorité française, ils vécurent en paix, défrichant le petit territo ire qu’ils occupaient alors couvert de broussailles et de forêts.
2°- Situation économique et financière.
exclusivement agricole : culture indigène de l’olivier, figuiers, caroubiers, tabac et fèves. Élevage de la chèvre, industrie du charbon. Les indigènes du Douar IFALÈNE s’approvisionnent au marché du dimanche du village d’AOKAS.
Superficie totale : 2.431 ha.
Propriétés privées indigènes : 1.262 ha.
Domaines de l’État : Publics à 41 ha, Privés à 79 ha.
Domaine communal : 326 ha, de valeur culturale nulle.
3°- Degré d’évolution.
Cantonnée dans ces montagnes, cette population est très fruste et vit encore à l’état primitif.
Aucune voie de pénétration n’a permis à l’influence extérieure de modifier un état d’esprit extrêmement particulariste.
Pas d’école.
Lettré en Français : 1
Lettrés en Arabe : 2
Anciens militaires : 93.
Retraités : 12
Répartition des professions :
400 fellahs, 15 ouvriers agricoles, 12 artisans, 1 commerçant, 7 forgerons.
4°- Européens résidant dans le douar.
Aucun Européen n’y réside.
5°- Desiderata des habitants du douar.
Ils n’insistent pas pour avoir une école, mais par contre, ils demandent des routes et de l’eau potable.
B / LES SOLUTIONS
Le degré d’évolution de ces populations ne permet pas d’envisager une modification territoriale avant 1955.
2°- Plan annuel de réalisations du 1er janvier 1947 au 31 décembre 1951.
Scolarisation intensive, routes, éducation civique.
3°- Modifications territoriales postérieures au 31 décembre 1951.
En 1955, création de deux centres municipaux, l’un comprenant le village d’IFALENE et les agglomérations voisines, l’autre le village de SIDI SLIMANE et des groupes qui l’entourent.
A cette date, l’intégralité du douar aura une nouvelle organisation administrative.
4°- SUGGESTIONS DIVERSES.
Séjours fréquents d’une durée de 1 mois au minimum d’un administrateur Adjoint au centre du douar.
Éducation extrêmement poussée d’ordre général et politique
article extrait du premier livre sur l'histoire de la region d'Aokas "« Aokas, Histoire et Faits d'Armes '
cet article est publié aussi à Aokas forum http://aokas.forumactif.com/histoire-d-aokas-f68/douar-ifalene-ait-bou-aissi-t5748.htm#57019 pour lire l'article dans sa version originale, achetez le livre






