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Samedi 17 Juin 2006
Bendahmane, Driouche, Daoud remplaçant et Habri n'est
même pas convoquer pour le match face a L'USM Annaba,
c’est une surprise pour ceux  qui ont les anciens
réflexes mais pour ceux qui ont compris le vrai sens
de ma mondialisation, le vrai sens de la concurrence
te diront que c’est normal, personne n’est
indispensable  dans ce monde moderne, tout s’arrache
et rien ne se donne, rien n’est gagner d’avance dans
nos jours, c’est fini la culture des «  Zaims » et des
« Mouhs », je suis très content que chay favorise la
compétence et incite a la concurrence.
Laissez moi vous dire mon point de vie sur nos anciens
réflexes, ou ce que j’appelle la « culture de la dalle
»:
Les anglais te diront "above us only sky"(y'a que le
ciel en déçu de nous)
Les Algériens de diront "i'm above you"(je suis en
déçu
de toi", voila la différence principale entre la
culture qui forme les héros et celle qui forme les
Zaims et les caids.
si quelqu'un de nous prend une responsabilité
Supérieure à ses frères, il fera tout pour les laisser
en leur situation "d'éternel inférieur" par rapport a
lui, bien sur...
Tout ça, on peut le remarquer dans l'agissement de
plusieurs entraîneurs de nos différent clubs, des
qu'ils sentent quelques choses envers un joueur ils
feront tout pour le saboter, plusieurs joueurs
accusent ouvertement leur entraîneurs ou même le
président de leur club de vouloir les briser....
c'est une realité et cette mechanceté est ancré dans
nos genes, pourquoi on est si méchant?
dans l'autre coté y'a d'autres joueurs qui se disent
les "dieux" de l'equipe, c'est eux qui decident a la
place de l'entraineur,ils sont toujours titulaires
malgré leurs formes physiques ....
Ce type des gens sont prêt a déployer tout les moyens
nécessaire pour réussir leur objectif, écrasé tout le
monde pour rester seul au top..
C'est ce que j'appelle "la culture de la dalle"
C'est le moment de trouver un substitut  a cette
macabre culture qui favorise le Zaimisme et détruit
les compétences.....
C'est le moment de penser a changer cette minable
culture par une autre qui favorise les competance et
libere les energies de chacun de nous…
je sent vraiment que Chay va briser la glace autour
des jeunes joueurs de la JSK et liberera leur energie
que le meilleur gagne! nul n'est indispensable!


 
publié par Hafit Zaouche dans: aokas
Samedi 17 Juin 2006
Il faut tout un village pour élever  un Enfant

 


 

On n’arrive pas à oublier les  durs moments qu’on a  passé à l’Ecole, surtout celle du  primaire ou la plupart des enseignants étaient sans aucune qualification, ce complexe d’incompétence  a engendré en eux un complexe d’infériorité. Ces enseignants incompétents et complexés exprimaient leurs désarrois et leurs misères intérieures par une méchanceté qui frôle la folie envers nos enfants. On ne peut pas oublier ces enseignants qui battaient avec une rage terrible nos gosses pour un rien.

 

Impossible qu’on oubli cet enseignant qui  a mis l’un de nous  dans une armoire. Les parents d’élève doivent être plus actif en dénonçant ces actes barbares envers leur propre Progénitures. Au moins occupez vous de vos propres enfants messieurs !  Maintenant on nous parle de drogue, de suicide, de prostitution…pour nous on ne voix pas quoi attendre de quelqu’un qui a passé la moitie de son enfance Enfermer dans une armoire ?  « Qui sème le vent, récolte la tempête »  dit l’adage populaire

 

Aokas, connaît dernièrement un phénomène incroyable ou le suicide prend des proportions alarmante. Y ‘a pas une semaine où on entend pas tel ou tel personne s’est donner la mort.

 

Pourquoi ce phénomène étrange a notre société ? On accuse ces enseignants criminels, les parents des élèves  et toute la société. Il faut arrêter ces actes barbares envers nos enfants. On se souvient aussi quand un enseignant veut punir un élève qui fait des gaffes, il le fait asseoir avec une fille, et c’est le même cas pour les filles qui font des conneries ils les font asseoir avec des garçons. Si jamais vous rentrez dans une classe et vous  apercevez  un couple assis dans une même table, c’est très facile de deviner, l’un d’eux est un mauvais élève

 

L’amour est pour les mauvais élèves, en d’autres termes pour les « derniers de la classe » ou « ânes de la classe » comme on aimait  les appeler…

 

On a  appris de l’école algérienne qu’il ne faut pas aimer pour réussir dans la vie, l’amour est un obstacle. On a  passé la période du primaire, secondaire et lycée entre le marteau et l’enclume, notre  cœur battait  pour des filles qu’on a  aimées sérieusement mais on ne pouvait pas nous engager de peur d’être taxé de voyous, mauvais élèves. Si jamais on vous aperçoit entrain de demander les cours à une copine de classe, c’est l’alerte générale au Village, vos proches ou comme on aime bien dire

 

Chez nous « les Sages » vous  répéteront qu’il ne faut jamais parler avec les filles, votre  père est un homme digne et vous voulez   souiller l’image de la famille. « On vous a envoyé  pour étudier par pour faire les conneries » vous répéteront sans cesse  les sages …. Dans son dernier livre« il faut tout un village pour élever  un Enfant », Hillary Clinton, la femme de l’ex-président Américain Clinton a bien parlé  du rôle de l’école, de la société, de la famille dans l’éducation des enfants. Maintenant on ne se considère des  handicapés affectifs  et on  ne sait pas quoi faire pour rattraper le passé. On  écrit ça  pour dire a nous jeunes : vivez votre jeunesse et n’hésitez pas s'aimer parce que celui qui n’aime pas est mort.

 


 

Hafit Zaouche

 


 

 

publié par Hafit Zaouche dans: aokas
Samedi 17 Juin 2006
Il faut tout un village pour élever  un Enfant

 


 

On n’arrive pas à oublier les  durs moments qu’on a  passé à l’Ecole, surtout celle du  primaire ou la plupart des enseignants étaient sans aucune qualification, ce complexe d’incompétence  a engendré en eux un complexe d’infériorité. Ces enseignants incompétents et complexés exprimaient leurs désarrois et leurs misères intérieures par une méchanceté qui frôle la folie envers nos enfants. On ne peut pas oublier ces enseignants qui battaient avec une rage terrible nos gosses pour un rien.

 

Impossible qu’on oubli cet enseignant qui  a mis l’un de nous  dans une armoire. Les parents d’élève doivent être plus actif en dénonçant ces actes barbares envers leur propre Progénitures. Au moins occupez vous de vos propres enfants messieurs !  Maintenant on nous parle de drogue, de suicide, de prostitution…pour nous on ne voix pas quoi attendre de quelqu’un qui a passé la moitie de son enfance Enfermer dans une armoire ?  « Qui sème le vent, récolte la tempête »  dit l’adage populaire

 

Aokas, connaît dernièrement un phénomène incroyable ou le suicide prend des proportions alarmante. Y ‘a pas une semaine où on entend pas tel ou tel personne s’est donner la mort.

 

Pourquoi ce phénomène étrange a notre société ? On accuse ces enseignants criminels, les parents des élèves  et toute la société. Il faut arrêter ces actes barbares envers nos enfants. On se souvient aussi quand un enseignant veut punir un élève qui fait des gaffes, il le fait asseoir avec une fille, et c’est le même cas pour les filles qui font des conneries ils les font asseoir avec des garçons. Si jamais vous rentrez dans une classe et vous  apercevez  un couple assis dans une même table, c’est très facile de deviner, l’un d’eux est un mauvais élève

 

L’amour est pour les mauvais élèves, en d’autres termes pour les « derniers de la classe » ou « ânes de la classe » comme on aimait  les appeler…

 

On a  appris de l’école algérienne qu’il ne faut pas aimer pour réussir dans la vie, l’amour est un obstacle. On a  passé la période du primaire, secondaire et lycée entre le marteau et l’enclume, notre  cœur battait  pour des filles qu’on a  aimées sérieusement mais on ne pouvait pas nous engager de peur d’être taxé de voyous, mauvais élèves. Si jamais on vous aperçoit entrain de demander les cours à une copine de classe, c’est l’alerte générale au Village, vos proches ou comme on aime bien dire

 

Chez nous « les Sages » vous  répéteront qu’il ne faut jamais parler avec les filles, votre  père est un homme digne et vous voulez   souiller l’image de la famille. « On vous a envoyé  pour étudier par pour faire les conneries » vous répéteront sans cesse  les sages …. Dans son dernier livre« il faut tout un village pour élever  un Enfant », Hillary Clinton, la femme de l’ex-président Américain Clinton a bien parlé  du rôle de l’école, de la société, de la famille dans l’éducation des enfants. Maintenant on ne se considère des  handicapés affectifs  et on  ne sait pas quoi faire pour rattraper le passé. On  écrit ça  pour dire a nous jeunes : vivez votre jeunesse et n’hésitez pas s'aimer parce que celui qui n’aime pas est mort.

 


 

Hafit Zaouche

 


 

 

publié par Hafit Zaouche dans: aokas
Samedi 17 Juin 2006
J’ai bien suivi les événements sportifs et politiques
de la dernière décennie et j’ai été content
d’appartenir a une région réputé pour son combat pour
la démocratie et les libertés.
Apparemment c’est de la poudre aux yeux !!!!on est des
dictateurs et des Zaims .
Le Président du RCD est toujours le même, les
présidents du FFS,MDS….sont toujours les mêmes...
Le président de la JSK est toujours le même depuis
1993 et il s’entête a ne pas laisser sa place a
quelqu’un d’autre.
Malheureusement  le RCD est devenu la propriété  de
Said Sadi, le FFS la propriété de Hocine Ait Ahmad et
la JSK est en voie de devenir la propriété de
Hannachi……
Drôle de démocratie !!! Ailleurs quand quelqu’un
échoue dans sa mission, il laisse volontairement sa
place aux autres.
Mr Hannachi a échoue sur tous les plans :élimination
en premier tour de la coupe d’Algérie,élimination en
coupe d’Afrique devant une modeste équipe du Fellon
Star et aussi perte de championnat……..mais Mr Hannachi
trouve toujours des excuses !!!!
Des que quelqu’un parle de son envie de prendre les
destinées  de la JSK  ,  Mr Hannachi monte au créneau
et les accuses de tous les maux :anti- JSK,faux
Kabyles,avec eux la JSK se rétrogradera en D2……et tant
d’autres expressions mesquine….
La JSK appartient a tous les Kabyles et mêmes a tous
les Algériens
Mr Hannachi sous votre coupe la JSK a perdu son
prestige et devenu un club médiocre après avoir été
une super équipe sous le feu Benkaci……
Je suis convaincu que y’a des milliers de Benkaci en
Kabylie qui peuvent redorer le blason de la JSK terni
par votre « Zaimisme » Mr Hannachi

                 




publié par Hafit Zaouche dans: aokas
Samedi 17 Juin 2006
Kabylie : Les classes se vident

Le phénomène est nouveau, mais inquiétant. Très inquiétant pour une région réputée, jadis, pour sa très forte densité démographique. Les écoles primaires en Kabylie, dans les zones rurales notamment, cherchent désespérément des enfants à mettre en classe. Elles n’en trouvent pas forcément. Loin s’en faut.
jeudi 23 septembre 2004.
Un chiffre d’abord : la wilaya de Tizi Ouzou accuse une régression de plus de 10 000 élèves en première année primaire depuis la dernière décade. Ce constat évidemment effarant l’est encore davantage quand on sait que l’effectif de cette catégorie scolaire pour la rentrée 2004-2005 est arrêté à 16 574 élèves. En moyenne, une baisse d’au moins 500 écoliers est enregistrée chaque année, comme le soulignent si bien les statistiques de la direction de l’éducation de cette wilaya. Et cette “déscolarisation” commence à faire l’effet boule de neige puisque même dans les collèges et les lycées, on note une baisse drastique des effectifs. À titre d’exemple, le nombre des élèves scolarisés dans les trois paliers à Tizi Ouzou enregistre une diminution de plus de 2 000 par rapport à la rentrée de l’année dernière.

Finis, en effet, les temps où les parents d’élèves recouraient aux “connaissances” et autres coups de pouce pour inscrire leurs rejetons dans des écoles souvent bondées. Ici, les temps ont changé, la démographie aussi.

L’école Berkani-Mohamed, dans la commune de Tadmaït, illustre à elle seule le déclin de l’enseignement primaire. Situé sur une colline infestée de terroristes, l’établissement datant de l’époque coloniale a du mal à justifier sa vocation. C’est plutôt un casernement puisque les éléments de la garde communale et ceux de l’ANP y ont élu domicile depuis des années pour sécuriser les citoyens du village Aït Ouarzeguine. Pour cette année par exemple, il n’y a point de classes de première année. Pourquoi ? “Il n’ y a plus d’enfants à scolariser”, dit simplement M. Mansour, enseignant de français depuis 1977. La situation de cette école est paradoxale, mais symptomatique de ce phénomène qui prend de l’ampleur. Il n’y a pas de classes de 1re année, de 3e année et de 5e année. Seuls les élèves de 2e année, de la 4e année et ceux de la 6e année donnent un peu de couleur à une école où il n’y a vraiment pas photo. Et encore ! Les trois classes réunies ne totalisent que 38 élèves pour quatre enseignants qui s’ennuient à voir mourir à petit feu un établissement où ils ont grandi. Dans cette école, on ne redouble pas non pas que tous les élèves sont excellents, mais simplement parce que qu’il n’y a rien derrière.

Tademaït : bienvenue à l’école de guerre
Si d’aventure un élève vient à être recalé, ses parents devront aller chercher ailleurs pour l’inscrire afin qu’il suive normalement sa scolarité. La classe de 1re année est fermée pour la deuxième année consécutive. Résultat : à Aït Ouarzeguine tout comme dans le village voisin de Hidoussa, il n’y a pas eu de rentrée scolaire. Et si cette tendance qui a tout l’air d’être épidémique persiste, l’école Berkani sera irrémédiablement fermée dans trois ans, nous dit-on. Ici, la peur est à vue d’œil. La présence des militaires et de la garde communale rassure, mais inquiète aussi. Les petits enfants se sont familiarisés avec les kalachnikovs et les treillis verts et bleus. “Ces enfants sont traumatisés à vie”, lâche M. Mansour qui se rappelle encore du jour, en 1996, où les terroristes barbus avaient fait irruption dans son établissement sous le regard apeuré et hagard des écoliers. Pour l’anecdote, les enfants ne mangent plus à la cantine puisque les groupes armés ont volé tout le matériel de cuisine. À présent, le lieu est occupé par les troupes de l’ANP. Cette incursion a entraîné un exode massif des villageois vers le chef-lieu de Tadmaït et partout ailleurs, laissant l’école Berkani uniquement aux malheureux enfants qui n’ont pas où aller. C’est la principale raison qui a fait se dégarnir toute une école où les enseignants, visiblement affectés par la vacuité des lieux, font contre mauvaise fortune bon cœur, sans trop de conviction au demeurant.

Mais la menace terroriste n’explique pas tout. Là encore, les citoyens du village n’ont qu’une phrase sur les lèvres : la cherté de la vie. “Pensez comment un jeune de 25 ans, qui n’a aucune qualification et sans le sou, puisse se marier alors que lui-même est un fardeau pour sa famille ?" Cette explication sociologique du phénomène de dépeuplement des écoles revient comme un leitmotiv dans les propos de tous ceux que nous avons interrogés dans les différentes contrées de Tizi Ouzou. L’argument est imparable, inattaquable. Le topo à l’école de Tadmaït ne fait pas exception, il confirme une règle, un diagnostic global d’une société qui, vue d’en haut, projette une image clinquante, et vue d’en bas, offre la face cachée d’une gangrène qui affecte dangereusement ses entrailles. Ses espoirs.

8 élèves pour une classe !
A l’école fondamentale Belkbir-Ahcène du village de Tigrine, dans la commune de Mekla, la situation n’est guère reluisante. Ici, la classe de première année est peuplée par seulement huit élèves, dont quatre filles et autant de garçons. Mieux encore, quatre d’entre eux ont été scolarisés par dérogation d’âge puisque ce sont des enfants d’enseignants.

Une petite classe, de petits élèves et un petit enseignant pour un aussi grand village. Une maîtresse se rappelle qu’il y a quelques années, il y avait trois divisions pédagogiques - comprendre trois classes - pour la seule première année dans cette “dechra” de plus de 1 000 habitants. Notre interlocutrice met le doigt sur la plaie : “ici les jeunes, ne se marient pas et quand ils y consentent, ils ne font pas d’enfants, du moins pas beaucoup et cela s’est répercuté négativement sur les effectifs, notamment depuis ces dernières années où l’on a remarqué des classes qui ne dépassent pas les 14 élèves.” L’explication, a priori simpliste, voire naïve de Fatima est pourtant très pertinente. L’âge du mariage en Kabylie a beaucoup reculé. La moyenne, d’après les statistiques fournies par le dernier recensement de la population effectué en 1998, est de 31 ans alors qu’elle était de 25 ans, il n’y a pas longtemps.

Autre phénomène : l’immigration. Ici, dans la région de Mekla, des milliers de jeunes en âge de se marier ont tenté, assure-t- on, leur chance à l’étranger, particulièrement en France. Le chômage et la crise de Kabylie aidant, beaucoup ont fui leur village pour aller quêter un bonheur ailleurs.

Sur l’autre versant, à Aïn El-Hammam, l’impressionnant village de Taourirt Naït Menguellat n’a enfanté que 28 élèves pour la première année à l’école de Ouaghzene. De loin, elle ressemble à une petite ville par ses pâtés de maisons entrelacées et ses ruelles grouillantes de monde. Mais les familles qui la peuplent se sont imposé, apparemment, une limitation des naissances. Depuis l’année 2000, il ne reste qu’une seule classe de 1re année sur les trois qui existaient depuis l’ouverture de l’école, affirme une enseignante.

Ici également, on sort invariablement l’argument du recul de l’âge du mariage et son corollaire la dénatalité. “Les jeunes ne se marient pas parce qu’ils ne travaillent pas aussi”, lance d’emblée cette jeune maîtresse, le sourire en coin. Ses collègues acquiescent d’un hochement de la tête comme si elles se désolent d’une situation dont elles n’ont pas la maîtrise. Des cortèges de jeunes hommes sont allés chercher du “boulot” dans les wilayas de l’Ouest réputées être La Mecque des Kabyles de la montagne. D’autres préfèrent aller de l’autre côté de la mer dans l’espoir de trouver un pays... d’attache. La dernière catégorie est constituée de ceux qui ne peuvent ni se marier ni immigrer faute de moyens. Ils se morfondent à attendre désespérément une sortie du tunnel pendant que les années s’accumulent et la vieillesse prend ses quartiers.

À Aït Saâda, dans la commune de Yatafen, les chemins montent vers la misère. Dans cet autre gros village dont l’école vient juste de fêter ses 106 années, les enfants en âge d’être scolarisés se font rares. Sur les deux classes de 1re année primaire, il ne reste que 24 élèves qui vont fréquenter l’école du village durant cette année. Un employé de l’établissement a eu cette géniale boutade qui sonne comme un vrai diagnostic : “Il n’y a plus de production mon frère !” Cet homme fait évidemment allusion à la raréfaction de nouveaux mariages.

Mabrouk, enseignant dans cette école, évoque le dépeuplement du village, dont les habitants se sont déplacés soit vers la commune de Yatafen ou carrément ailleurs vers les différentes régions du pays. Ici, la terre rude ne pouvant plus nourrir ses enfants les laisse partir sans un brin de nostalgie.

“Y a plus de production...”
Au village du défunt Mouloud Mammeri, la relève n’est pas assurée. L’école Bouchek-Rabah, située au cœur de Taourirt Mimoun, se vide chaque année un peu plus. Mme Aberkane, une directrice rescapée de l’ancienne école des Sœurs blanches, tire la sonnette d’alarme : “C’est inquiétant, les effectifs oscillent entre 15 et 30 élèves dans les différentes classes. Avant, nous avions toujours trois divisions pédagogiques, à présent, on peine à remplir une classe même avec les enfants qui nous viennent des villages voisins.”
Pis encore, des écoles voisines ont été fermées faute d’enfants à l’image de celle d’Agouni Ahmed dont les quelques bambins ont été transférés à Taourirt. Ce dépeuplement des classes se vérifie davantage au niveau de toute la commune des Béni Yenni où la direction de l’éducation a donné instruction d’ouvrir des classes même si le nombre d’élèves est en dessous de la norme requise. Ce “militantisme” scolaire va-t-il cependant empêcher à terme la fermeture inéluctable de plusieurs écoles ?

Direction de l’éducation “Nous sommes inquiets”
Le responsable de la scolarité au niveau de l’académie de Tizi Ouzou, M. Mekacher, partage entièrement le constat fait sur le terrain. “Ça devient véritablement un phénomène dans tous les établissements, y compris dans les centres urbains”, lance-t-il un peu alarmé. Il indique que cette tendance à la baisse des effectifs des enfants scolarisés dure depuis 1995. Pour ce responsable, le mal est identifié : “C’est la dénatalité.” Ainsi, le nombre d’enfants en 1re année était en 2003 de 18 029 contre 17 628, soit une baisse d’au moins 500 places. Son institution a été contrainte d’accepter des classes de moins de 10 élèves, alors que la norme en la matière est de 14. “C’est le seul moyen pour éviter que de nombreuses écoles ne ferment”, explique notre interlocuteur qui se plaint par ailleurs “du niveau médiocre de l’enseignement” dans ces écoles où les classes sont pratiquement vides. Le dépeuplement des écoles est d’autant plus inquiétant qu’il concerne toutes les communes de Tizi Ouzou, précise encore M. Mekacher en faisant remarquer cependant qu’à Boghni, Maâtkas et Ouadhias les effectifs sont normaux puisqu’ils oscillent entre 15 et 40 élèves pour les classes du primaire.

14 écoles déjà fermées
Sur les 685 écoles fondamentales que compte la wilaya de Tizi Ouzou, 14 ne sont plus fonctionnelles faute d’enfants. “Chaque année il y a au moins une ou deux écoles qui ferment, notamment dans les zones de montagne. Il est connu qu’en Kabylie, l’État a beaucoup investi dans l’infrastructure scolaire, y compris dans les villages reculés. Mais la dénatalité a poussé la direction de l’éducation à fermer un bon nombre d’établissements comme c’est le cas à Agouni Ahmed, Ighil n’Tazert, Agouni Oudjilbane, Aârous, Lâariche et Sidi Naâmane, pour ne citer que ceux-là. Aussi l’académie a-t-elle maintenu juste pour la forme certaines écoles avec une poignée de gamins comme c’est le cas au village de Tigrine ou encore à Aït Ouarzeguine. Cette situation a induit un surnombre dans l’effectif du corps enseignant qui avoisine les 991 maîtres en “chômage professionnel”. Et, à défaut d’écoles où les affecter, l’académie les a mis à la disposition de l’administration des établissements, histoire de les rendre utiles.

Par Hassan Moali, Liberté
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publié par Hassan Moali, dans: aokas
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